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149 commentaires


  1. ramon82

    A trop vouloir rester au chaud, les cadres du PCF risquent de subir la banquise. Les positions contradictoires entre P. Laurent (soutien à J.L Mélenchon a condition « d’accepter d’élargir le cadre des propositions programmatiques de FI) », ou à A. Montebourg si la primaire du PS sourit à ce dernier (limpide comme annonce !) d’une part et d’autre part, les cadres du PCF qui lui préfèrent un candidat unique issu de leurs rangs, annoncent bien des journées orageuses en interne si ce n’est une crise majeure. Je m’en réjouirais car elle serait le signe d’une émancipation lucide de ceux qui, par soutien tacite ou par habitude, ou par fidélité « historique » se contentaient jusqu’ici d’approuver des mots d’ordre qui leur venaient « d’en-haut ». Les temps ont changé plus rapidement que n’ont changé les hommes. Ils en font un problème d’homme voire d’homme providentiel, alors qu’il ne s’agit plus de cela. Le temps est venu de faire place au programme et de s’interroger sur les qualités requises pour en être le meilleur et le plus ardent défenseur. L’analyse objective, donc dépassionnée ou instrumentalisée, conduit inévitablement à un seul choix. Le vote prochain des adhérents du PCF sera significatif et démonstratif de leur volonté de devenir majeurs dans leur prise de décision ou de rester prisonniers de choix dictés qui ne manqueront pas de les conduire rapidement et de façon dommageable pour notre pays, à leur disparition de notre…

  2. Lio

    J’éprouve aujourd’hui un (petit) malaise. Je suis un fervent défenseur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et j’ai aussi des amis communistes qui me disent ceci « En 2014, le PCF a largement (et presque totalement) financé la campagne de Jean-Luc Mélenchon, les autres composantes du Front de gauche ayant des moyens financiers très limités, et aujourd’hui il profite seul de cette vague de sympathie, il part seul, etc. » Bien sûr je sais que Jean-Luc Mélenchon n’est pas parti seul, mais ce que veulent dire les autres composantes du FdG, et particulièrement le PCF, c’est qu’il est parti sans eux, sans rien leur demander, alors que sa dernière campagne a été financée par eux. Je comprends qu’ils puissent être amers. Et je ne comprends pas que Jean-Luc Mélenchon ne parle pas avec eux. Alors qu’en leur parlant, il pourrait peut-être résoudre ce petit (ou gros ?) problème de fric. Et après on partirait tous ensemble, non pas derrière, mais avec Jean-Luc Mélenchon, dont la candidature reste et restera la seule et vraie alternative à gauche.

    1. Jacquesdu87

      Ma mémoire me trahit peut être, mais il me semble me souvenir que la campagne de 2012 a été financée par un emprunt qui a ensuite été couvert par le remboursement des frais de campagne par l’état, et pas par le PCF, si quelqu’un peut confirmer… Quand au fait de n’avoir rien demandé, revoir la chronologie des faits.

    2. dume2b2

      Ce n’est pas qu’un problème de fric, même s’il existe. Le souci pour moi est dans une démarche qui écarte un rassemblement pourtant nécessaire des forces qui refusent la politique libérale, au profit d’un « rangez vous tous derrière moi ». On demande même au PCF de disparaître en tant que tel et de se fondre dans la FI. Pas étonnant que cela suscite un rejet chez les communistes.
      Ce n’est pas de ralliés dont Jean-Luc Mélenchon à besoin, mais de partenaires. Chacun se devant de respecter l’identité des autres. La dynamique et peut être la victoire ne peut être qu’a ce prix. Sinon on risque de jouer encore longtemps à savoir qui fait pipi le plus loin. Et pendant ce temps le peuple français subira les années de plomb que vont nous imposer les libéraux.

  3. guitou 33

    Le verdict confirme les propos de certains cadres du parti. Nombreux nous souhaitions la fin de la passe d’arme pour partir au combat dans une cohésion la plus large possible. Quel gâchis ! Je ne voudrais pas tomber dans la médiocrité, je préfère garder un espoir de réel changement à gauche. Ridicules sont les gens qui parlent de « vraie gauche » et ne se donnent aucun moyen de changement, si ce n’est que de suivre les « socialistes » » qui ont quitté le navire pour continuer la même politique suiviste européenne.

  4. sandeau

    Alors que le PCF nous avait annoncé la décision finale pour le 5 novembre, celui ci fait encore durer le plaisir puisque ce sont les militants qui décideront lors d’un scrutin prévu du 24 au 26 novembre. Rien n’est perdu donc mais que de temps perdu. On se demande a quoi servait le comité central d’hier. Ne pourraient ils pas laisser tomber les egos, les rancoeurs au placard et rejoindre les insoumis sans plus attendre ? J’ai redonné ma carte du PC il y a 2 ans pour redevenir un simple citoyen engagé et je ne regrette rien face à autant d’irresponsabilité politique !

  5. D.Mino

    La question du financement est un faux problème. Les ressources du PCF proviennent majoritairement du financement public, lequel dépend des voix recueillies aux législatives. Or ce ne sont pas seulement les voix des adhérents (ça ferait peu) mais de tous les électeurs qui se sont reconnus dans le FdG. Le problème en 2012, c’est que 80% des candidats étaient PCF, qu’il n’y a pas eu de campagne nationale, que le score a été divisé par 2 par rapport à la présidentielle et que le PCF a confisqué 80% du financement public qu’il n’a jamais mis au service du FdG (avez-vous vu une seule affiche du FdG en 5 ans ?)
    Pour 2017, la FI propose une charte que les candidats s’engagent à respecter. Elle prévoir une répartition du financement pour les forces politiques qui s’y engagent. Ce financement, qui pourrait être à la hauteur du score esperé pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, serait bien supérieur à 2012. Le PCF ne serait pas perdant. Ce que ses dirigeants refusent, c’est de ne plus pouvoir magouiller selon leurs intérets locaux ou personnel, mais de s’inscrire dans un projet collectif et une loyauté par rapport à ce projet. Une nouvelle fois, comme en 2007, l’appareil du PCF tourne le dos à une dynamique collective, à son propre détriment. Une nouvelle fois, ses adhérents le suivront-ils ? Ca dépend aussi de notre capacité à les convaincre qu’ils ont comme nous tout à gagner de participer à la dynamique de la FI.

  6. Bertrand COURTE

    Tous ces commentaires éclairent sur la façon de penser et surtout la façon de se diviser. Si au lieu de se demander qu’est ce qui a été fait, la question était qu’est ce qu’il faut faire ? On ne conduit pas avec le regard dans le rétroviseur en permanence. Ensuite il y a des liste de propositions faites par les insoumis, s’il y avait un bulletin de vote avec ces propositions et l’acceptation ou non de ces choix le résultat serait cohérent avec l’adhésion ou non à une vision d’un changement possible de l’organisation sociale jusqu’à preuve du contraire. C’est vous qui voyez.

  7. Dominique

    J’ai écouté avec attention Pierre Laurent sur FI ce matin. Je commence à comprendre la position de la direction du PCF. Le bateau va sombrer, restons à bord et finissons dignement. Rejoindre la France insoumise serait perdre la face. Frondeurs du PS, Montebourg, Hamon, EELV ne sont que des bouées de sauvetage illusoires. « Nous irons jusqu’au bout » (Chassaigne), autrement dit la vieille garde meurt mais ne se rend pas. C’est pathétique. A moins que les militants en décident autrement et décident de prendre les choses en main. Il n’est pas trop tard.

  8. guitou 33

    Parions que les journaleux vont se faire un malin plaisir d’inviter certains communistes. Ces mêmes journalistes vont se régaler d’entendre les propos de ces « cadres » expliquer pourquoi ils ne suivent pas J.L Mélenchon. Ceux qui comme moi depuis 2012 ont travaillé aux collages ont vu les agissements de certains et la non adhésion au Front de gauche. Maintenant ceux là mêmes se déclarent Front de gauche et timidement « Communistes ». Depuis les élections municipales aucune visibilité sérieuse à vu le jour. Si ce n’est que d’être désagréable vis-à-vis de celui qui porte un réel changement sociétal a gauche.

  9. cogilles

    Intéressant cette histoire de financement et surtout d’adhésion a un projet, le PCF veut garder la main, pour avoir la main mise sur le rassemblement, comme pour feu le Front de gauche, avoir des alliances a géométrie variable. Ou comme pour les votes individuels des membres du groupe des députés a l’AN par exemple, pourquoi pas mais bonjour la clarté et pourquoi dans ce cas reprocher à Jean-Luc Mélenchon sa candidature, serait ce une exception cette règle, j’espère que les 500 signatures, mème s’il y a un candidat PCF, seront a l’arrivée sinon deux poids deux mesures. Le financement sur la base du resultat aux législatives : 1% des voix et présentations de candidats dans 50 circonscriptions minimum et prise en compte du nombre de députés élus alors oui campagne présidentielle et législative mème combat.

  10. BOUCHET

    Après l’horreur, le mal au ventre, l’absence totale de respect du peuple qui souffre et va souffrir d’avantage, de l’Histoire, la lecture de ces commentaires soulage un peu.
    Remerciement à @jacquesdu87 et son lien « chronologie » qui rétablit la vérité. Janvier 2016 PCF pour participer à la primaire (importation des USA par Montebourg), puis un mois plus tard déclaration de Jean-Luc Mélenchon. L’implosion du PS va être prise de vitesse par l’autodestruction du PCF auquel j’ai été votant adhérent et donateur. Aucun mot ni injures assez forts pour ces cadres briseurs de rêve.

  11. Glières

    D’accord avec toi mais cette France insoumise sonne d’abord comme un appel à la résistance, comme un cri de ralliement, comme une marque de reconnaissance, forte comme une promesse, belle comme l’espoir. Et même si je veux croire que c’est une appellation d’origine bien contrôlée, son programme n’a rien à voir avec un quelconque label à l’instar du poulet fermier, du camembert ou du Champagne. Laissons cela au monde de la marchandisation, La France insoumise vaut bien mieux que cela. L’utilisation de ce concept est une erreur même si je pense qu’il s’agit d’une maladresse. Non je ne suis pas un produit de négoce. La France insoumise est un mouvement, un cœur qui bat. La vie n’est pas labellisable.

  12. oberon

    Depuis 2012, Mélenchon n’a pas cessé de pointer les incohérences du PCF à l’égard du PS. Le PS a trahi le peuple de gauche. Montebourg n’a rien dit sur la non renégociation du traité budgétaire européen, il a soutenu le CICE, le pacte de responsabilité, il critique le gouvernement mais est toujours au PS ! Quelle est donc sa crédibilité ? Montebourg : candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire made in Solferino soutenu par le PCF ? La confusion et compromissions avec le PS ne sont plus permises.
    Mélenchon en a eu assez, il a fondé la France Insoumise pour mettre fin aux bisbilles et aux stratégies dites à géométrie variable avec le PS. L’argument du « il est parti en solo sans nous prévenir » est l’arbre qui cache la forêt. Mélenchon a tiré les leçons. Que les militants communistes fassent un choix fin novembre, avec nous ou avec le PS. Beaucoup d’entres eux l’ont déjà fait.

    1. ramon82

      Je souscrit à 100% à ces observations. Il vaut mieux être seul que mal accompagné. Seul ? Qui peut le croire encore. Mal accompagné ? Que ceux qui s’en plaignent prennent leur responsabilité et en supportent les conséquences. L’analyse qui apparait dans « le grand soir » est à ce sujet intéressante. Et, pour apprécier les changement de ton des certains médias sur la personne de JL Mélenchon, l’écoute de l’émission « l’esprit public » sur F.Culture, ce matin, est assez significative, même si Ph. Meyer n’a pu se retenir de verser son fiel suranné en rappelant quelques souvenirs de jeunesse montrant combien il en coûte encore à certains de changer de perspectives, ce qu’a su faire, et avec quel succès, la « victime » de tant d’opprobre.

  13. Jeannot

    Le PCF ne fêtera pas son centenaire le 25 décembre 2020. Il aura tout fait pour se détruire. Petit rappel d’une vie vécue. Présidentielles de 1965 candidat François Mitterrand, 1969 candidat Jacques Duclos 22%, 1974 candidat François Mitterrand, 1981 Georges Marchais 15%, dégringolade continue jusqu’au 1,9% de 2007.
    Sous le label du FdG la direction du PC illusionne avec le score obtenu par Jean-Luc Mélenchon en 2012 et s’octroie le tout et n’importe quoi avec un Parti Socialiste que personne ne distingue plus de la droite. Heureusement à l’intérieur du PC des femmes et des hommes se lèvent que je qualifie de prendre « le chemin de l’honneur » comme furent qualifiés les députés qu s’opposèrent à la nomination de Pétain comme chef de gouvernement en France après l’invasion allemande en 1940.
    La bataille à venir est celle des idées et non des hommes c’est là que réside la force de Jean-Luc Mélenchon.

  14. chaval

    Vous avez vu la photo de Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde ? Quelle bassesse de cette pseudo journaliste Besse Desmoulière !

  15. Celadin Georges

    Je voudrais répondre à @JeanLouis qui ne veut pas couper les cheveux en 4, que dans 6 mois les préstilentielles arrivent. Il n’y a que 52% des français qui votent dont les 2/3 votent à droite. La gauche est minoritaire, mais nous avons une chance de nous retrouver face à la Pen au second tour, si nous passons la barre du premier. Cela nécessite un candidat unique. En dehors de Mélenchon, je n’en vois pas d’autre. Le PC ne pense qu’à sauver ses sièges en arrivant en tête des triangulaires, d’où leurs alliances avec le PS aux municipales et aux prochaines législatives. Il veut le beurre, l’argent du beurre et les fesses de la fermière.
    Encore un mot @Obéron qui voit Montebourg à 14%. En 69 Defferre avait fait 5,01%, les 0,1% permettaient le remboursement des frais de campagne. Ces élections vont être la Bérézina pour la gauche désunie. Bon courage à tous !
    Un ancien postier de 79 ans.

  16. Patzina

    J’adore cette vision des choses. Merci. « La-bel » ou « label » en tout cas « la belle France Insoumise ».
    PS : j’étais tirée au sort pour aller à Lille et ça donne un coup de jeune à la politique, vraiment !

  17. sabine c

    J’étais cartée communiste et je l’ai quitté. C’est toujours la même chose ! Les cadres veulent sauver le parti quand au peuple, il passe après. Le nerf de la guerre oblige (fric). En tous les cas, on pourra épiloguer sur tel parti ou un autre, je crois que nous sommes à un tournant où il faut se battre pour et avec le peuple. Tout se casse la gueule et ce n’est pas fini. L’urgence est là. Moi, je vois les choses comme cela : il ne s’agit plus de questions de parti, il s’agit de regagner notre bien être dans tous les domaines. C’est du bon sens. En conclusion, l’avenir en commun va dans ce sens.
    Si les communistes (cadres) croient sauver leur parti en agissant ainsi, c’est l’inverse qui va se passer. Ils vont couler corps et biens, et en plus c’est menacer l’avenir de notre peuple. J’appelle un chat, un chat et je me fous que Mélenchon soit parti le premier. On s’en fout des égos de chacun. Il est grand temps d’agir, de rassembler le plus grand nombre. J’espère que les militants du parti seront plus pertinents que leurs gauchos de cadres. Il faut que les insoumis obtiennent au plus vite ses signatures. Le bon sens est le mot clef !

  18. arthur 2

    L’individu « insoumis » dans le mouvement de la « France insoumise » est celui qui a pris conscience de l’urgence à corriger les dérives de l’ensemble des secteurs auxquels il est « soumis » (santé, agriculture, cadre de travail…). Les réorientations à mettre en oeuvre seront bien sur empreintes de radicalité. L’insoumis est exigeant envers lui même (s’informe, questionne). Il doit avoir la même exigence sur le regard qu’il porte aux autres. Alors, de grâce, cessez ces accusations, admettons très humblement que d’aucuns n’aient pas encore fait le cheminement vers « la France insoumise ».

  19. pichenette

    Prendre à bras le corps la destruction de notre écosystème est une mobilisation suffisante pour ne pas perdre d’énergie à s’enliser dans d’autres questions partisanes, cela oblige à mettre à plat des sujets qui nous touchent tous (santé, déplacements, habitats, emplois du temps..), faire un « nous » contre un « eux » que sont les groupes constitutifs du capitalisme financiarisé et les politiques obéïssant à leurs injonctions. Le travail à effectuer est de faire sentir à ceux qui sont exclus ou qui se sentent exclus de la société qui rejette si facilement les vulnérables, que nous sommes dans le même bateau et que par coopération, par compréhension, le  » nous » doit résister en défendant la justice sociale, la vie digne pour chacun, l’égalité-la fraternité-la liberté pour l’intérêt général. Les « eux » sont sans scrupules, dans le mensonge et la corruption. Redonner l’espoir en tenant compte des affects sans condescendance. L’insoumission est d’abord dans les choix journaliers de la vie quotidienne, la simplicité réfléchie.

  20. j-l fortier

    Le 6 novembre 2008 Jean-luc Mélenchon quittait le Parti socialiste. A tous, insoumis au parti socialiste, bon anniversaire !
    Et si les constructions inoccupées l’étaient ?

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