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196 commentaires


  1. brosse henri

    Je conseille modestement aux lecteurs de ce blog d’écouter l’intervention remarquable de Poutine au club Valdaï à Sotchi quelques jours avant l’élection de Trump (malgré une traduction laborieuse). Il faut écouter attentivement ce que dit Poutine. Sans effet de manche, Poutine énonce quelques évidences simplement humaines sur la nécessité de rechercher le bien-être de tous, mais qui tombent à pic sur la question des relations internationales dans le respect mutuel de la souveraineté des Etats. Poutine redit avec force et humour que la Russie ne menace personne. L’hystérie anti-poutine est vraiment une lamentable intoxication occidentale en train de s’écrouler. Que le peuple américain ait élu un président qui a annoncé clairement qu’il voulait un partenariat sans animosité avec la Russie, devrait faire réfléchir les leaders d’EELV à la Yannick Jadot et tous ceux qui résonnent comme des caisses de propagande des élites occidentales.
    Bravo à Jean Luc Mélenchon pour son billet sur « Trump comme symptôme de la cécité de la caste ». Cela dit l’autonomie présidentielle aux USA me paraît fort limitée. Trump tiendra le crachoir opportuniste pour illusionner le populo et le pouvoir reste à l’oligarchie du complexe militaro-industriel, des grandes banques et des grandes sociétés transnationales.

    1. morvan

      L’autonomie [de l’action ] présidentielle aux USA est fort limitée, certes, lorsque la majorité au Congrès n’est pas de son bord – aujourd’hui pour Trump ce n’est pas le cas.

    2. Jacques A.

      Je lisais un billet sur un blog qui parle de l’influence de George Soros sur les manifestations anti-Trump. Ils appellent ça la « révolution pourpre » et bizarrement le couple Clinton le lendemain de la défaite d’ Hillary serait apparu vêtu en violet (je n’ai pas vu l’image) en soutien au forcing financier de Soros pour déstabiliser la légitimité de l’élection de Trump. Avec son pognon, serait-il capable de faire capoter l’accession de Trump en retournant le camp républicain ?

    3. gvdm

      «Poutine énonce quelques évidences simplement humaines sur la nécessité de rechercher le bien-être de tous […] redit avec force et humour que la Russie ne menace personne»

      Non, c’est vrai, vous y croyez ? Vous continueriez d’y croire si vous étiez ukrainien et que sa soldatesque vous avait fait déguerpir à coup de crosse ?

  2. LEON

    « Une chose que n’a pas fait Rivasi, c’est de tourner comme une girouette politicienne ni de m’insulter pour se définir ».
    Peut-être… Mais alors elle a changé. Le 27 octobre sur BFM, interrogée sur la position de Jean-Luc Mélenchon, elle a dit qu’elle était contre la « planification écologique », en insistant lourdement sur le mot « planification », avec les sous entendus qu’on devine. Puis, pour conclure, elle a ajouté que Mélenchon a « une vision « poutinienne de l’écologie » ! Y. Jadot, présent lui aussi sur le plateau, a pour sa part expliqué qu’il ne peut suivre Mélenchon dans son « national étatisme », les deux mots ainsi rapprochés sonnaient de façon subliminale pour rappeler bien autre chose. Tout se passe comme si la cohérence vraiment politique du programme « l’avenir en commun » en matière d’écologie agaçait ceux qui font depuis longtemps de l’écologie leur alibi électoraliste.

    1. Francis

      Croyez-vous qu’étant concurrents pour la même élection ils allaient encenser JL Mélenchon ? Je vous rappelle que N. Mamère disait en gros la même chose, à la nuance près qu’il n’est pas candidat et qu’il s’est montré ouvert au dialogue. Dans un sens c’est assez rassurant que JL Mélenchon soit dans le viseur. S’il ne représentait pas une force, il, serait simplement ignoré. Je pense qu’il y a quelque chose qui se passe dans la mouvance écologiste comme ailleurs à gauche. Soyons patients et ouverts, continuons à faire connaître notre programme, les choses vont se mettre en place tranquillement. Pour l’instant tout va bien.

  3. Pierre Pifpoche

    Merci beaucoup pour le décryptage du Monde et du militaire assassin des démocrates d’Amérique latine qui y sevit apparemment. Cette analyse de certaines méthodes journalistiques puantes à l’égard de syndicalistes et de responsables politiques estimables, experts ou non, me ravit… Surtout quand elle se termine par un inattendu et désopilant retour légitime à l’envoyeur.
    Je trouve le décodage de ces méthodes de manipulation faussement journalistique et mentale toujours aussi merveilleusement formateur. Même si le correcteur orthographique et grammatical automatique me semble toujours bêtement sous-utilisé, quand le logiciel du petit Robert automatique, certes, demande un investissement d’une centaine d’euros, mais parfaitement justifié et cent fois amorti pour un député européen candidat à la présidencede la république qui chérit tant, comme moi, la langue de Molière et Voltaire. Encore merci. Fraternellement et amicalement.

  4. HYBRIS

    « C’est donc à droite aussi que le social a vaincu le religieux ».
    La schéma d’interprétation des présidentielles américaines posé par Jean-Luc Mélenchon est le bon. (Voir aussi la vidéo). Il est parfaitement transposable chez nous. Trump n’a pas simplement gagné l’élection en agitant quelques injures racistes et sexistes sur le thème opposons-nous les uns les autres sur tout sauf l’essentiel. Il a saisi que pour le camp réactionnaire, les hochets idéologiques et religieux traditionnels, pour nécessaires qu’ils soient, ne seraient plus suffisants pour mobiliser son électorat populaire, lui aussi en grande souffrance sociale. Pour le convaincre de se déplacer en sa faveur, Trump lui a adressé un clin d’œil social. Il a notamment été amené à violer un grand tabou néolibéral. Il a fustigé le libre échange. On peut douter d’un passage à l’acte significatif ? Oui mais ses déclarations portent en elles-mêmes un effet performatif qui pourrait fissurer le système. D’ailleurs Hillary Clinton s’est bien gardée de lui emboîter le pas. La camarilla qui conduit le Parti Démocrate au service de l’oligarchie financière, s’est arrangée pour effacer Bernie Sanders du jeu. Des millions d’électeurs du camp progressiste sont ainsi restés chez eux le 8 novembre. Avis au amateurs de la « gôche ».

  5. ray

    Bonjour, c’est un point de détail mais attention, Barack Obama n’est pas à exactement « afro-américain », c’est-à-dire qu’il n’est pas toujours reconnu comme tel par la communauté qui se réclame de ce nom. Il est certes noir de peau, mais son père est africain (Kenyan), et sa mère américaine (et blanche), et en cela certaines personnes de la « communauté noire américaine » ne le rattachent pas à l’identité afro-américaine classiquement définie, c’est-à-dire des descendants d’esclaves arrivés aux États-Unis lors de la traite. C’est un point de détail, mais qui n’est pas dénué d’importance.

  6. adinaclo

    Bien qu’entièrement d’accord avec toi sur le Melenchon bashing du Monde, il me semble qu’il vaudrait mieux traiter tout ça par le mépris et garder le règlement de compte pour plus tard (c’est à dire quand tu seras élu) car il n’apporte rien au combat politique formidable que tu mènes et fait trop de pub à ceux qui n’en valent pas la peine. Ceci étant dit, bravo pour tout le reste et tes excellentes analyses dans le billet de la semaine qui m’ont bien aidé à rallier des gens qui ne s’y retrouvaient plus.

  7. JLB

    Merci Jean-Luc pour cet éclairage toujours riche et instructif.
    Dans la prolongation de la stratégie électorale désastreuse du partie démocrate américain, qui fait tant d’écho à la situation française, il se trouve que grâce à Julien Assange et WikiLeaks, nous avons maintenant la preuve écrite, à supposer que les WikiLeaks soient véridiques et exhaustifs, de cette stratégie électorale du parti démocrate américain, qui apparemment s’appelait (en anglais), la « Pied Piper Strategy » (le joueur de flûte). L’exact parallèle du vote utile à la française.
    Le document l’écrit noir sur blanc. « We need to be elevating the Pied Piper candidates so that they are leaders of the pack. » Pour le parti démocrate US, il s’agit d’ « élever » le plus possible le concurrent le plus extrême possible, pour faire repoussoir et ramener les électeurs apeurés au parti démocrate. Trump est même nommé. C’est exactement la stratégie du « vote utile » du PS vis-à-vis du FN, qui promeut le diable FN pour ramener les électeurs apeurés au vote PS. Et bien ça ne marche apparemment plus. Ou plutôt si : ça a amené au pouvoir le candidat en effet le plus extrême possible. Car les électeurs n’ont plus rien à perdre.
    Voilà comment, dans l’ère du peuple dans laquelle nous sommes, « les Clintons créent les Trump ».

  8. Nicolas Venault

    Une militante EELV sur Facebook me suggère, pour rattraper les attaques reçues de la part de Mr Jadot, de vous proposer de le rencontrer, sur le même mode que la rencontre avec Noël Mamère. Qu’en pensez-vous?

    1. André

      Noel Mamère et Mélenchon ont fait la démonstration qu’ils sont des citoyens capables de faire de la politique digne de ce nom dans un un dialogue clair et exclusif d’invectives même s’il était préalablement établi qu’ils n’étaient pas d’accord sur tout. Jusqu’à plus ample informé, rien n’indique que Mr. Jadot en serait à ce stade, et on voit donc mal la faisabilité de la suggestion avancée.

  9. Berthias

    Vous avez omis de remarquer (pour les français) que « le Congress » a été pour beaucoup dans l’immobilisme d’Obama. J’ai vécu longtemps aux USA et votre analyse ne tient pas compte de toute la réalité, même si elle est beaucoup plus pertinente que tout ce que j’ai entendu jusqu’ici.
    Le problème majeur est que nous nous laissons vendre de la démocratie qui n’a de démocrate que le nom et que nous laissons notre avenir dans les mains de personnes qui n’en ont que faire. Il faut redonner au peuple la dignité qu’il mérite et lui demander ce qu’il veut, ou allez-vous faire comme les autres lui asséner que nous devons voter pour vous parce que vos idées sont les meilleures sans l’avoir consulté. C’est ce vieux mode de fonctionnement qui est rejeté par les peuples. Nous devons avancer et faire de nos différences une richesse. C’est le seul avenir qui vaille la peine d’être défendu. Je suis à votre disposition si ces idées vous intéressent. J’aimerais faire quelque chose pour mon pays. Et pour moi cela doit impérativement passer par une nouvelle Constitution.

    1. JeanLouis

      Il me semble que la façon dont a été construite la première mouture du programme de la France Insoumise, l’avenir en commun, ainsi que la convention de Lille sont déjà un pas significatif dans ce que vous souhaitez comme implication du peuple non ?

    2. semons la concorde

      Je suis entièrement d’accord. Et je crains que nous ne loupions le coche pour ne pas l’avoir vu que c’était le moment de passer de la démocratie uniquement représentative à la démocratie participative (sans pour autant supprimer le système électif). La conjonction est bonne, les outils sont là, pourquoi risquer de tout gâcher ? Si les citoyens ne s’approprient pas le débat démocratique – et cette aspiration est profonde – nous ne pourrons pas nous arracher de l’ornière où nous sommes embourbés. Le barrage médiatique est tel que la reprise en main de la politique doit se faire par la base.

  10. Claustaire

    Merci pour ces témoignages, analyses et réflexions. Mais avec la dynamique dans laquelle s’inscrit Jean Luc, je ne comprends pas que vu l’actuelle fragilisation du PS, il ne saisisse pas l’occasion sinon l’aubaine de se présenter aux « primaires de la gauche PS » et d’y finir premier. Afin de pouvoir se présenter ensuite comme le champion d’une gauche unie face à une droite dure ou extrême, l’une et l’autre peu populaires.

    1. JP77

      On ne peut se présenter à une élection si on en n’accepte pas le résultat. Jean-Luc Mélenchon a l’honnêteté de le dire. Et de le faire.

    2. André

      Et compte tenu du fonctionnement de l’appareil mainteneur à tous prix du système en cours rien ne dit qu’il n’arriverait pas à faire battre le préféré des électeurs à toutes les primaires.

  11. Degorde

    Quel dommage que vous n’ayez pas fait profiter vos lecteurs de votre pressentiment que Trump allait l’emporter. Mais ces SMS à des journalistes sont un progrès par rapport à votre abstention totale sur le Brexit en juin dernier où chez Bourdin, le 6 juin, vous avez refusé de prendre parti. Ce qu’on ne peut que regretter car nous en sommes d’accord l’Union Européenne est illégitime en France. Elle l’était autant en Grande Bretagne. On aurait aimé que vous en tiriez les conséquences politiques qui s’imposaient. C’est-à-dire, prendre position en faveur du Brexit. Ne l’ayant pas fait vous ouvrez un boulevard aux démagogues sur cette affaire.
    Un dernier mot sur Bernie Sanders. Vous avez raison. Mais on est forcés de constater que Sanders a fait campagne jusqu’à la dernière minute en faveur de Clinton tout en sachant que les primaires ont été truquées en sa défaveur. Par conséquent Sanders a lui aussi bel et bien été battu par Trump.

  12. Thoreau

    Les classes modestes américaines ont voté pour un milliardaire ! C’est lumineux ! Trump est peut-être le candidat anti-système, mais c’est un ultra riche, qui n’a aucun intérêt à aider les pauvres. Qui osera dire ici la bêtise sans fond de ces pauvres électeurs ? Il ne s’agit pas seulement de vouloir rassembler tous ces citoyens paumés qui ne votent plus, il faut oser se moquer d’eux quand leur lecture politique est si pitoyable et erronée. Il est vrai que les médias dominants, aux USA comme en France, ne laissent aucun espace aux véritables candidats anti-système, formatant et manipulant les esprits et l’opinion à tel point que cela en devient un scandale permanent.

  13. Laurent

    Si ces mises au point talentueusement corrosives sont défoulatoires, elles font reculer les chances d’union de la « gauche écologiste » : fragmentée en d’innombrables morceaux cette gauche sera probablement absente du 2nd tour. La qualité de la rencontre Mélenchon-Mamère fait rêver d’un pays où on s’écoute, où on construit ensemble sur une pensée adulte et instruite dans l’absence de posture. Un moment d’exception.
    Mais la sagesse du temps long ne peut oublier que l’élection approche. Jadot, Mélenchon, parlez-vous vite et faites le savoir. Vous devez unir vos candidatures ! Ou quelque chose dans le genre… Sinon ça laisse penser que vous ne croyez pas vraiment à l’urgence que vous dites. Nos chamailleries picrocholines ne pèsent rien devant l’urgence des enjeux. « Pour gagner, il faut d’abord réunir son camp » (Mitterrand ?) Bon, ok, là, je vais prendre une balle mais j’aurais essayé.

  14. Maxemilien

    Bravo pour cette réplique. Chose époustouflante, Le Monde juge intolérable et inacceptable la très juste mise au point de Jean-Luc Mélenchon. Ce journal est écœurant, certains de ses journalistes se croient tout permis en insultant effectivement les gens, en utilisant des informations en fonction de la personne à salir (ici Jean-Luc Mélenchon) et pas dans d’autres réunions. A vomir !

  15. Volodia

    Macron semble sur le point d’annoncer sa candidature, sans passer bien entendu par aucune case « primaire ».
    Excellente nouvelle, car Hollande et/ou Valls feront sans doute de même; les probabilités augmentent donc de jour en jour que notre candidat Jean-Luc Mélenchon soit au second tour en avril prochain.

  16. STEMMELEN

    Dans le projet de Marine Le Pen, « Pour la France et les Français », chacun peut lire, page 4 : « La retraite pleine à 40 annuités sera restaurée et l’âge légal de départ en retraite sera ramené à 60 ans. »
    Non seulement elle conserve la notion d’âge légal, mais de plus elle le ramène à 60 ans, comme au bon vieux temps de l’union de la gauche. Et qui plus est, à taux plein avec seulement 40 annuités, contre 43 aujourd’hui.
    Si l’on prétend, à juste raison, combattre Le Pen, il vaudrait mieux ne pas raconter n’importe quoi.

    1. invisible

      La retraite à 60 ans ? Marine Le Pen a eu cette idée géniale un matin en se levant. Je m’en souviens avec une grande précision. C’était en 2012, le lendemain d’un meeting de Jean-Luc à Besançon, où il avait souligné que ce qui nous différenciait du FN, à l’époque, était la retraite à 60 ans. Qu’à cela ne tienne ! En bonne commerçante, Marine Le Pen a aussitôt achalandé sa vitrine du même produit que la concurrence. Invitée par France Inter le lendemain matin, c’est là qu’elle en profité pour lancer sa contrefaçon. Toute façon, cela ne lui coûte rien et n’engage que ceux qui veulent bien la croire.

  17. ambulant

    Je trouve quand même que vous résumez le vote Trump comme un vote « contre les élites ». Il y a certes de cela, mais il y a beaucoup un vote « petit blanc raciste », difficilement récupérable pour toute gauche. Les USA, d’histoire récente, sont encore marqués des conditions de création de leur pays : blancs contre natives, qu’il a fallu mater, blancs contre noirs, libérés (jusqu’à quel point ?) de leur esclavage, blancs contre latinos, dont les pays d’origine faisaient (et font encore souvent) partie de l’arrière-cour des USA. Et voilà que tous ces métèques envahissent « leur » pays de blancs !
    Ce qu’il faut surtout souligner (et vous l’avez fait, mais presque en explication résiduelle, alors qu’elle est à mes yeux essentielle), c’est la désaffection des électeurs normalement acquis aux démocrates. Car si Trump a commis l’exploit de maintenir le vote républicain presque à son niveau (il n’a perdu qu’un million de voix par rapport à Romney en 2012), Clinton en a perdu 6 millions ! Ce qui fait beaucoup penser aux déçus de Hollande en France. Et c’est là qu’il faut chercher les voix pour 2017, et certainement pas dans l’électorat populaire du FN. La partie de celui-ci n’est pas près de revenir à gauche, car les explications du FN sont tellement pratiques, ne nécessitent pas d’entorse du cerveau (je précise que j’ai longtemps vécu en cité HLM, et que j’y retourne avec plaisir, ce n’est donc pas du mépris du prolétariat de ma part).

  18. hagel olivier

    L’analyse du programme de Macron, que je trouve juste, fait l’impasse malheureuse sur une mesure liée aux chômeurs, et qui aurait dû depuis longtemps avoir été présentée par le PG. Elle me semble vraiment radicale de gauche : les chômeurs démissionnaires de leur emploi toucheront des allocations chômage. Le système actuel, créé en Angleterre en 1910, opère une distinction fondamentale entre le chômeur « involontaire » que l’on doit aider par l’allocation, et le chômeur « volontaire », donc responsable de sa situation quelles que soient les raisons (sauf quelques exceptions). Donc sans allocation. Même si la démission fait suite à 20 ans de travail. Même s’il s’agit d’une rupture de période d’essai, au-delà de 7 jours de travail. Cette distinction, inscrite dans le code du travail, est un des fondements de la soumission des salariés/chômeurs au système. Elle a permis de faire baisser les salaires réels grâce à l’augmentation du chômage. Annuler cette caractéristique volontaire/involontaire permettrait de bousculer le rapport de force actuel. Je suis très déçu de voir que le PG parle d’économie, en parlant du chômage, mais jamais de la vie des chômeurs. C’est Macron qui le fait. Le monde à l’envers. Animateur d’une permanence CGT « chômeurs », je vois impuissant que de nombreux chômeurs votent FN, car c’est le seul parti qui s’adresse à eux. Comme Trump. Qu’attend-on pour s’y mettre ?

  19. Gracchus

    Bonsoir à tous, et surtout à Jean-Luc !
    Ca faisait bien 45 ans que je n’avais pas assisté à une réunion politique. Chambéry, chou blanc ! 150 Kms pour rien (j’ai pris deux autocollants pour prouver à mon épouse que j’y étais…) Plus de place. Des tas de gens de la queue qui s’en vont, d’autres qui s’entassent dans le hall, sono presque inaudible. Et le direct dit que « l’extérieur a été sonorisé » (moi je suis reparti vers 19h50). Il doit faire 5° dehors et la liberté de se réunir s’arrête peut-être au tapage nocturne ? Bref, en roulant, je me suis dit qu’il faudrait peut-être louer des salles plus grandes.
    J’ai vu un véhicule de covoiturage depuis Bourg en Bresse. J’espère qu’ils ont eu de la place.

    1. Pauvre2

      Je comprends votre grande déception. J’espère que vous n’en voulez pas trop directement aux organisateurs ou à Jean-Luc. Une salle plus grande, sans doute. Jean-Luc a parlé des sommes considérables nécessaires à l’organisation de ses réunions publiques. Ce n’est pas une consolation, mais vous pouvez retrouver la vidéo ici ou sur le site jlm2017.fr.

  20. Toussaint Yannick

    Le dialogue avec une personnalité comme Noël Mamère a deux effets très enthousiasmants. Il permet de dissiper bon nombre de malentendus et de s’apercevoir que les points de vue ne sont pas si éloignés, d’autre part il prouve que Jean-Luc n’est pas quelqu’un avec lequel on ne peut discuter. Il me semble qu’il serait très intéressant d’avoir un dialogue de ce type avec Thomas Piketty, car les réserves qu’il émettait sur nos positions quant à la question européenne pourraient donner lieux à un échange très instructif.

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