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141 commentaires


  1. cogilles

    Juste un souhait, que Jean-Luc Mélenchon soit au deuxième tour de la présidentielle 2017, élu avec la majorité au parlement, tout cela avec mobilisation consciente de la majorité désirant de vrais changements. Pour démontrer (et faire) qu’une autre politique que celle au service du capital n’est pas utopique à l’ensemble des laissés pour compte. Oui, on peut faire autrement.

    1. Gastebled

      Bonjour Jean-Luc, je pense qu’il serait bon que vous envoyiez une lettres RAR à Fillon l’invitant à un débat télévisuel, que vous y fassiez référence à chacun de vos meetings et interventions à la télé et qu’elle soit diffusée dans vos rassemblements populaires ! Bien fraternellement

  2. An

    Monsieur Mélenchon. Je vous soutiens pour 2017 et vous lis régulièrement. Mais j’avoue qu’en écoutant France Inter hier matin, j’ai été pris d’un gros doute concernant votre position sur la Syrie et envers Poutine. Si vos soutiens se posent des questions, j’imagine que les auditeurs moins avertis doivent se faire une très mauvaise opinion de vous. Vos prises de positions engagent tous ceux qui vous soutiennent. Je pense qu’il est important que vous manifestiez votre volonté que tout soit mis en œuvre pour protéger les civils et arrêter ce massacre. N’oubliez pas que la seule motivation des rebelles à l’origine est de chasser un dictateur. Cela doit se régler par des élections. Exprimez-vous dans ce sens. Vous oubliez également le déséquilibre entre l’opposition syrienne équipée de lance-roquettes et lance-missiles vétustes et quelques armes anti-char fournis, au compte-goutte, par les États-Unis et la France et l’armée de Assad. Vous déclarez que les insurgés syriens sont des alliés de Daech mais j’ai lu que Daech a été chassé d’Alep au début de 2014 par ceux qui sont en train de se faire massacrer aujourd’hui par Assad. Je pense qu’il est indispensable que vous, ou un de vos portes paroles, alliez sur France Inter pour clarifier les choses. Votre position ambiguë sur la Syrie peut nous faire perdre les élections si vous laissez les journalistes parler à notre place.

    1. Ascalon

      Donc vous avez « lu que… » on ne sait ou, et vous avez immédiatement compris la situation syrienne, que tout le monde s’accord pourtant à définir comme très complexe, et cela vous autorise à dicter les réponses de Jean-Luc Mélenchon aux médias !? Selon vous, donc, les « gentils » rebelles, qui se servent de la population d’Alep comme bouclier humain, qui les empêchent de quitter la ville, sont ce que les journaleux appellent (sans rire) des islamistes modérés ? De leur propre aveu (qui diffère de votre explication), il combattent Bachar al Assad non pas parce que c’est un « tyran », mais parce que c’est un Alaouite et eux des Sunites ! C’est moins glamour, non ?
      De plus, l’ingérence dans les affaires d’un pays en crise n’a jamais été notre fort. On désigne un « tyran ». On aide des « gentils » rebelles à le trucider, et on se retrouve avec le chaos, et les « gentils » rebelles devenus des « méchants » terroristes sur le dos.
      Alors laissez Jean-Luc Mélenchon gérer sa communication sur le sujet, et profitez-en pour chercher des sources d’information alternatives, au lieu de geindre avec les « déçus » du méchant-Mélenchon-copain-de-Poutine.

    2. anne

      Il me semble que vous ne suivez pas vraiment les interventions de Jean-Luc Mélenchon. Il dit et répète qu’il n’approuve ni Poutine, ni Assad ni Daech et affilliés.
      Regardez aussi sa dernière revue de la semaine où il re-explique encore une fois sa position qui est celle de la recherche de la paix, de la diplomatie. Regardez à nouveau l’ensemble des ses interventions (TV et radio). Ne pleurez pas également sur les armes vétustes, certains se sont chargés d’en vendre, et quand il y a fallu soutenir les premiers réfractaires à Assad, les puissances occidentales ont fermé les yeux. Maintenant l’ensemble des choses s’est largement corsé. Comprenez aussi le but de l’utilisation que font les chiens de garde des positions (même expliquées par Jean-Luc Mélenchon). N’y tombez pas par manque d’informations.

    3. le révolté

      Pour vous faire une autre idée que celle distillée à longueur de journée par les chiens de garde du systéme, lisez cet article. Vous y verrez que la situation est bien plus complexe que vous ne pouvez l’imaginez et que ces attaques contre Jean-Luc Mélenchon par l’intermédiaire des grands médias sont dirigées par l’oligarchie, qui n’a qu’une peur bleue, celle de son arrivé au pouvoir.

    4. an

      Comme la plupart des gens je n’ai pas forcément le temps d’engager une recherche très approfondie sur le sujet et je dois essayer de me faire une idée sur cette situation très complexe avec des informations souvent très confuses. Ce que j’ai voulu mettre en évidence c’est qu’il faut être présent dans les médias, pour expliquer la position de Jean-Luc Mélenchon, car même quand on le soutient, comme c’est mon cas, on peut être pris de doutes comme je l’ai été en écoutant France Inter quand on parle de massacres de civils. Ce que tout le monde retient c’est qu’initialement il y a une population victime d’un dictateur.

    5. Roland011

      Une autre analyse pour changer des fadaises médiatiques bien-pensant par Bassam Tahhan, le 10 décembre 2016.

    6. Le Dule 39

      Très instructifs ces deux articles cité en rouge. Merci

    7. alfredo

      Lisez le dernier Monde diplomatique et vous comprendrez la complexité du terrain.

    8. Jean h.

      Il suffit de regarder une carte pour voir la partie qui se joue en Méditerranée orientale et autour de la mer Noire. Peut-on imaginer que le jeune président de la Géorgie, formé aux États-Unis, candidat à l’OTAN, ait décidé seul d’attaquer la Russie et de récupérer par la force une région séparatiste ? Comment interpréter l’ingérence de l’Union européenne, cache-sexe de l’OTAN, dans le coup d’État de Kiev, le « Maïdan » ? Qui pouvait croire que la Russie allait se laisser souffler sans réagir Sébastopol, la flotte de la mer Noire, et son accès à la Méditerranée ? Savez-vous ce qu’est devenu le président de la Géorgie cité plus haut ? il a été nommé, par le pouvoir ukrainien, gouverneur d’Odessa, la ville cosmopolite où les suites du Maïdan ont été les plus sanglantes, parce que les nationalistes ukrainiens y sont très minoritaires, mais d’autant plus virulents. Pas mal, comme intégration, pour un réfugié politique, non ?
      La guerre en Syrie, c’est aussi un épisode de l’encerclement de la Russie sur son flanc sud, tout autant que l’affrontement régional entre l’Iran et l’Arabie saoudite.
      Alors on peut détester le régime de Poutine, son obscurantisme clérico-policier, mais sa popularité est directement liée au soutien apporté à ses opposants par les puissances rivales.

    9. Estelle

      Je trouve la réaction d’An très à propos et suis étonnée du ton de certains commentaires qui lui répondent. Je suis, ce matin, en train de faire des recherches pour mieux comprendre la position de Jean-Luc Mélenchon au sujet de la Russie, car ce que j’entends (dans les médias mainstream) m’étonne et m’inquiète également. Je ne leur fais pas confiance, d’où mes recherches ici, sur le blog du 1er intéressé et je viens de regarder la revue de la semaine, où il explique sa position sur Alep. Je comprends mieux le point de vue de Jean-Luc Mélenchon, mais c’est vrai que ses réponses dans les médias ne nous laissent pas l’occasion de le comprendre et rares sont ceux qui viennent ici pour se clarifier les idées. Peut-être que les journalistes ne lui laissent pas toujours l’occasion de développer ce qu’il pense, mais il y a certaines choses faciles à placer qui ne mangent pas de pain, telles que la condamnation des crimes de guerre (attaques indiscriminées contre les civils) et de leurs auteurs. Ce n’est pas parce qu’il y a des crimes de guerre ailleurs, qu’il n’y en a pas à Alep. Pourquoi ne dénonce-t-il pas les crimes commis par les alliés d’Assad, dont les Russes, en même temps que ceux commis par les rebelles d’Alep (s’il y en a, j’avoue humblement que je n’en sais rien) et ceux commis au Yemen et en Irak, et en même temps ? Ne pas dénoncer les criminels équivaut à les soutenir, non? Et ce n’est pas parce qu’on dénonce les crimes d’untel, qu’on veuille entrer en guerre avec lui.

    10. Franck

      @Roland011
      Attention aux liens très proches de Bassam Tahhan avec le réseau voltaire de Meyssan et de Cheminade. Mes antennes m’indiquent que ça sent le souffre.

    11. Gilbert

      Il est intéressant de voir à quel point les médias maîtrisent l’opinion publique. Depuis 2 mois, il n’est pas de jour sans Alep, Poutine écrase les civils, Alep, les rebelles modérés (armés jusqu’aux dents par la France et les Usa) sont massacrés un à un. Jamais guerre psychologique n’aura été menée avec autant de forces. Jamais aussi réussie aussi. Le silence sur la guerre en Irak est devenu tellement assourdissant, que cela devrait vous alerter, n’est-il pas vrai. Mais non, vous êtes trop des moutons, les USA peuvent déverser plus de 10 000 bombes en 2 mois, la France 1600 (officiel) et pas un mort autre que ceux qui sont tués par les djihadistes ne fait la une. Pourtant nos bombes qui coûtent 110 000 Euros pièce, ne sont pas des cacahuètes, ni des bombons. Ce qui est terrible, c’est que dans six mois, quand on annoncera 200 000 morts, avec la bouche en cul de poule, vous direz « il fallait bien le faire » oubliant que si ce n’était pour récupérer les 45 milliards de barils de pétrole du champ pétrolifère de Mossoul, jamais nous n’aurions écrasé une ville de 1,5 millions d’habitants pour attraper 5000 djihadistes.

    12. oberon

      Je rejoins les arguments de @An. Les convaincus soutenant La France insoumise connaissent bien ce que veux dire Jean-Luc Mélenchon. Oui le dossier Syrien est complexe. Le terrorisme, Daesch, sont des sujets sensibles auxquels, à tort ou à raison, nous devons répondre. Il en va de notre crédibilité. Les électeurs intéressés par La France insoumise mais non avertis, peuvent être troublés. La médiacratie utilisera les moindres failles de Jean-Luc Mélenchon pour fabriquer l’opinion, c’est ainsi dans la 5ème République. Les journalistes déforment à l’envie les arguments de Jean-Luc Mélenchon, on le sait. Ne leur laissons aucune porte.

      @Ascalon
      Ce n’est pas en ayant des propos acerbes sur la forme (j’en comprends le fond) envers @An que nous avancerons. Ce ne sont pas les doutes qui rendent fou, ce sont les certitudes d’être dans une vérité.

    13. Ascalon

      @Oberon
      Il n’est pas question de propos acerbes envers tel ou tel commentateur, mais justement de soutenir Jean-Luc Mélenchon face à une opinion publique intoxiquée par la désinformation à laquelle se livrent les médias. Vous parlez de ne leur laisser « aucune porte ». Eh bien qu’attendez-vous ? Ce n’est certainement pas en écrivant sur son propre blog « Votre position ambiguë sur la Syrie » comme le fait @An et certains autres, qu’on le soutiendra. Vous donnez tous l’image que son propre camp le désapprouve, et ce faisant, vous le fragilisez.
      La position de Jean-Luc Mélenchon n’est pas ambigüe ! Il soutient à juste raison que les combattants d’Alep sont des terroristes instrumentalisés par l’occident pour défaire le régime d’Assad alors qu’ils ne sont pas plus recommandables que leur homologues de Daesh, tout comme le fait que les « rebelles modérés » sont une fable. Il soutient qu’il fallait accepter une coalition avec les Russes, l’Iran et le gouvernement Syrien pour les anéantir. Tout en déplorant les combats et les bombardements. Ce n’est pas ambigü.
      Alors arrêtez le chœur des pleureuses. Il n’y a pas eu de massacre de civils à Alep, et vous le savez pertinemment.

  3. Happifiou

    @An
    « j’ai lu que Daech a été chassé d’Alep au début de 2014 par ceux qui sont en train de se faire massacrer aujourd’hui par Assad. »

    Eh bien vous avez mal lu ! Ils se sont simplement partagés le territoire, Daesh ne pouvant pas être partout à la fois. Les fameux rebelles d’Alep constituent en fait « Jaish al Fatah » (littéralement l’Armée de Conquête) et se composent essentiellement d’islamsistes salafistes radicaux, pour la plupart transfuges d’Al Quaeda, comme ceux d’Ahrar al-Cham ou du front Al Nosra, devenu Front Fatah al-Cham. Leur but est exactement le même que Daesh en Irak, à savoir établir un Califat Islamique en Syrie.
    Votre détestation bien apprise de Bachar Al Assad vous les fait repeindre en révolutionnaires défenseurs de la démocratie, mais ce n’est malheureusement pas le cas.
    Renseignez-vous. On trouve fort heureusement sur internet des sources fiables. D’ailleurs, même les medias mainstream arrivent parfois à décrire correctement la situation, selon les circonstances.

  4. Berthier G

    Je suis bien pénible en revenant sur l’énergie électrique d’origine nucléaire. Le site du CNRS mentionne la construction en cours de 68 réacteurs nucléaires dans le monde. Alors, choix déraisonnables ou choix lucides ? Pour la définition du mix énergétique quelle place pour le nucléaire ?

  5. Flipou

    Valls craignait Filoche. La mafia PS a mis tout en oeuvre pour l’écarter des primaires.

    1. lilou45

      Á force d’avoir le cul entre deux chaises on se casse la figure. Les « copains » de la gauche du parti ne l’ont pas soutenu, Valls a dû donner des ordres.

    2. Le Père Duchesne

      Que Filoche soit éliminé n’est que justice. Se présenter à droite comporte des risques. Rester au PS aussi…

    3. Nicolas.B

      Au moins c’est clair on aura droit à une deuxième primaire de droite, une secondaire pourrait on dire.

    4. Flipou

      @ Père Duchesne
      Et se présenter à gauche aussi comporte des risques il me semble vu l’état actuel du pays. Ces risques à mon avis ils faut les prendre et pourquoi pas avec Filoche.

    5. oberon

      C’est pourquoi j’ai quitté le PS après 20 ans de croyances ! Au delà d’une ligne libérale qui a gagné, que Filoche, Lienemann et Co en tirent les leçons ! Qu’ils soient cohérents et cessent de s’illusionner d’une je ne sais quelle résistance interne au PS qui est vaine depuis longtemps. En y restant (au PS), ils se rendent complices.

    6. Flipou

      @oberon
      Je suis d’accord Filoche, Lienemann, et les autres devraient rendre leur carte, mais la descente aux enfers du PS dure depuis 1983 date à laquelle Mitterrand avait commencé par trahir la gauche. Hollande n’a fait que continuer le travail. Peut-être alors qu’ils nous rejoindrons. Faut pas désespérer.

  6. malinvoy

    En réponse aux différentes interrogations sur Alep, je signal l’excellent article de Caroline Galactaros paru dans le Figarovox du 8/12 « La bataille d’Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie ». Cet article est en libre accès. Bonne lecture !

  7. Renault

    Pour parler au peuple, il faut lui faire entendre que la gauche n’a plus été au pouvoir en France depuis 2002 avec le départ de Jospin (et encore?). Que nous sommes ceux qui représentons la vraie gauche, ses valeurs et que 2012- 2017 n’a été qu’un fac-similé de « gôche », usurpant les voies et l’appellation de « gauche » pour faire une politique libérale de droite.

  8. kevina scooter

    Oui effectivement, en Syrie la situation est beaucoup plus complexe que ce qu’en dit le parti médiatique. Comme opposants à Bachar il n’y a plus qu’une gamme d’Islamiste soit-disant modérés et inféodés tantôt à la Turquie (modèle de démocratie comme chacun sait), au Qatar (paradis de la femme libre !) ou à l’Arabie Saoudite. Cette dernière se permet de massacrer les populations civiles au Yemen grâce aux Rafales que Hollande lui a livrés. Silence radio dans les médias. C’est logique, le tyran Syrien a massacré tous les opposants laïques et démocratiques, ou alors ils se sont exilés. En son temps le Shah d’Iran avait fait la même chose. On a vu ce qu’il en était. Rajoutons que Mélenchon n’a jamais donné de label de bon démocrate à Poutine contrairement à ce que racontent certains médias. La lucidité consiste à ne pas se laisser enfumer par les jolis contes que produisent les médias dominants. Lisez le Monde diplo !

  9. Jean Caude

    Bonjour Jean Luc Mélenchon.
    Je vous suis depuis quelques temps et je partage entièrement votre projet qui est très juste. Hier soir j’ai écouté votre meeting à la Martinique. Un vrai régal. Je suis persuadé que l’on peut avec de la volonté devenir indépendant sur pas mal de thèmes. Justement en ce qui concerne l’indépendance alimentaire, énergétique et la connexion internet par exemple je me permets de venir partager des publications que j’ai posté sur mon site. ça pourrait aider et peut être donner des idées à certains. […]
    Bonne continuation pour la suite.

  10. marco polo

    Discours très captivant au Lamentin, les réponses sur l’autonomie énergétique et alimentaire des Antilles y sont bien développées, en insistant sur le rôle des populations locales à décider par eux-mêmes.
    Honte à France culture qui a préféré développer les thèses racistes de madame Lepen présente à La Guyane, en faire un déballage écœurant. Que les médias y prennent garde, à caresser la bête immonde, ils se feront bouffer aussi. Et sur Jean-Luc Mélenchon à la Martinique, rien ! Bravo la radio publique pour son silence coupable !

    1. jono

      Hier soir sur LCP les journaleux de service ont parlé de Fillon des primaires du PS de Jadot, de Bayrou et de Macron qui « a été invité par ses partisans  » à La Guadeloupe mais il ne fera pas de discours. Etrange qu’il n’est pas parlé de Jean-Luc Mélenchon? non! Peux être se rencontreront-ils par hasard, ce serai rigolo!! Il ne faudra pas compter sur les médias.

  11. morfin

    Il y a également, pour An, un article du dernier Politis qui éclaire la position de Mélenchon en Syrie (de la part d’un insoumis Ramzi).

  12. Richard Hormain

    A propos d’ « Instruction », j’ajouterais au programme de la FI quatre mesures qui me semblent indispensables pour que l’école retrouve son efficacité. La formation des enseignants de primaire gagnerait par un retour aux Ecoles Normales. On entre sur concours après le bac, comme dans une école d’ingénieurs, on se consacre à l’exploration de toutes les facettes du métier, avec de nombreux stages, des activités de recherche, les formateurs étant à part égale universitaires et enseignants de terrain. Puis on doit un certain nombre d’années à la collectivité. Il manque une formation des parents. Beaucoup ne savent pas comment favoriser le développement d’un enfant, ni mener une éducation préparant à la vie. Certains ne sont pas conscients des enjeux, d’autres perdus, avec pour tous modèles ceux que propose la jungle des éditions et émissions commerciales et la publicité. Seuls les gens avertis reconnaissent leur responsabilité dans la réussite de leurs enfants. Une école des parents, dès la naissance, libre et contradictoire, mais dépendant de l’état, les accompagnerait dans cet apprentissage que l’école n’aurait alors plus à faire.
    Il faut réorganiser le temps scolaire : revenir à 27 h/semaine et mieux répartir les congés sur toute l’année (1 mois en été), redonner la première place aux apprentissages fondamentaux et relever le niveau d’exigence et laisser les enseignants s’autogérer collectivement face aux usagers (supprimer les inspecteurs).
    Une précision : je vois les enseignants d’abord responsables devant les usagers de l’école, les élèves et leurs parents, et tout à fait capables d’inventer chaque jour une pratique pédagogique efficace pour peu qu’on leur en laisse la possibilité.

    1. Invisible

      @Richard Hormain
      Vous voulez donc dire que les enseignants sont comptables devant les parents d’élèves ? Ils sont pourvoyeurs d’une simple prestation ? Conséquemment, ils sont dans une situation de flagornerie et de clientélisme à leur égard ? J’aurais personnellement une plus haute idée de leur mission. Il me semble qu’il faudrait une vision commune et un idéalisme autant de la part des parents que de celle des instituteurs. Et je crois que nous aurions un très intérêt à demander à nos amis communistes une aide à former politiquement les citoyens. Ils sont riches de connaissances, d’Histoire et de marxisme. Des clubs ou cours du soir ne seraient pas du luxe pour apprendre à décrypter les fonctionnements de la société.

    2. j.lou

      Pour ma part, j’ai toujours pensé que pour un enfant, avant l’école il y a l’école des parents. J’arrive donc à vous suivre sur la création d’un lieu où les parents pourraient être aidés à mieux être parents. Mais quand je vous vois venir avec votre « mieux répartir les congés », alors là je dis stop ! Si vous voulez reprendre les propositions qui se trouvent dans les tiroirs du PS ou de la droite, dites le carrément. Car à la fin, vouloir en rabattre sur les congés, c’est exactement ce que veulent « les personnes bien pensantes », pour reprendre les termes de Jean-Luc, qui n’ont jamais eu de classes à gérer, à savoir nous aligner tous sur le modèle européen, avec les mêmes dates de début et fin de vacances. A ce rythme là il vous faudra agrandir les locaux hospitaliers pour professeurs dépressifs de La Verrière. Si c’est cela que vous voulez, pas moi.

    3. Richard Hormain

      @Invisible
      Les enseignants sont des fonctionnaires, donc au service du public, du peuple, de l’usager, avant d’être au service de l’état (et donc du parti momentanément au pouvoir) et à ce titre, ils doivent un service exemplaire aux familles, le même qu’ils se rendraient à eux-mêmes, en leur âme et conscience, ce qui constitue bien plus qu’une simple prestation. Il n’y a en outre pas de place pour le clientélisme là-dedans, puisque le fonctionnaire est payé par l’état. Je dirais même que l’enseignement par le fonctionnaire est une garantie de vérité, d’honnêteté et d’égalité de traitement des élèves et de leurs familles car c’est bien quand les parents paient l’enseignant que flagornerie et clientélisme fleurissent. Quant à nos amis communistes, je ne leur conteste pas des compétences dans la formation du citoyen, mais pour ce qui est de celle des parents et des enseignants, je ne vois pas.

    4. Richard Hormain

      @J. lou
      Il n’y a jamais eu aucune proposition sérieuse de répartition des congés, ni dans les cartons du PS, ni dans ceux de la droite, conséquence peut-être du lobbying des professionnels du tourisme, mais aussi du désir de nos ministres ou présidents successifs de plaire au parent électeur. Oublions donc que les enseignants eux-mêmes et leurs syndicats n’ont jamais poussé dans ce sens. Pour preuve, je citerai une médecin scolaire avec laquelle j’ai travaillé : « Les rythmes scolaires tenant compte des rythmes biologiques de l’enfant, c’est la tarte à la crème de l’Education Nationale : tout le monde sait qu’il faudrait le faire, tout le monde en parle mais personne ne fait jamais rien. » J’ai été instit pendant 40 ans et je n’ai pas crié « hourra » quand Sarkozy a supprimé le samedi matin et donc 576 heures d’enseignement sur le temps d’une scolarité primaire, j’ai juste déploré la catastrophe, une mesure de plus pour tuer l’école et abêtir le peuple.
      Je relèverai encore deux choses. Que les professeurs dépressifs le sont à cause de la situation actuelle. (on laisse filer ?). Que l’immense majorité des professeurs ne sont pas dépressifs. (Cliché à démonter). Et enfin, je ne comprends pas pourquoi tu focalises sur la répartition des vacances. J’ai écrit des choses autrement plus « incorrectes » ou « bien pensantes ».

    5. Sabine Goulet

      Eveiller la curiosité des enfants dans la petite enfance serait un pas gigantesque. Le mimétisme qui se crée entre les parents et enfants est très important. Inciter les enfants à lire, cela passe par la lecture dès la plus petite enfance. J’ai toujours raconté des histoires à mes enfants et arrivés en CP, ils savaient lire. De même pour ma petite fille ! En s’amusant, on stimule tellement la curiosité des enfants qui apprennent sans effort. Ma fille a su apprendre à compter très jeune. Son point faible les bonbons ! Il suffisait des les additionner, de les soustraire etc. Tout est possible avec un enfant si on prend le temps. En maternelle, les enfants sont des éponges. Ils mémorisent très vite !

    6. Richard Hormain

      @Sabine
      Comme tu as raison ! Tous les parents devraient savoir cela. Malheureusement, on les laisse démunis. Pire, on les trompe. Souviens-toi de cette série, « les Télétubbies », destinée aux bébés et qui a été vendue pour le summum de ce qui pouvait se faire en matière d’éveil du jeune enfant. Alors que c’était d’une débilité abyssale. Ca me rappelle une maman qui me posait naïvement cette question « Mais à quoi ça sert de parler aux bébés comme aux grandes personnes, puisqu’ils ne comprennent pas. » C’est effrayant de penser que des parents ont pu en toute confiance laisser leur enfant devant cette émission abrutissante (et d’autres du même tonneau) au lieu de lui faire eux même de banals gouzi-gouzi, au lieu de communiquer avec lui. Que les pouvoirs publics aient laissé faire, au nom de la liberté (du commerce ?), est tout bonnement honteux et criminel. D’où école des parents puis travail en commun avec les enseignants.

    7. Invisible

      Autant l’expression « les gens » ne me gêne pas dans la mesure où elle indique une multiplicité de personnes individuées et agissantes, autant « les usagers », concernant l’école, me dérange beaucoup plus. Les usagers du train, pourquoi pas, mais pour l’école, c’est un glissement idéologique, me semble-t-il. Je pars d’un premier principe que l’État c’est nous et que l’école est notre propriété. Elle émane d’une conception et d’une volonté du peuple. Nous en sommes autant les détenteurs que les utilisateurs.
      En marge de cette considération, je déplore que l’école soit devenue davantage une fournisseuse de diplômes professionnels qu’une pourvoyeuse de savoirs, de connaissance. C’est donc tout l’esprit des gens qui est à reconsidérer. Il faudrait réactualiser ces données et obliger les gens à y re-réfléchir. On est un peu trop dans le consumérisme immédiat.

  13. Simon

    Allez lire les articles sur le Grand Soir pour avoir un autre son sur ce qui se passe réellement a Alep. Il n’y a aucun journaliste sur les lieux et l’info de l’Organisation syrienne des droits de l’homme vient d’un seul homme qui parle depuis Londres, les casques blancs ont aussi été crées depuis Londres, par un ancien mercenaire anglais et ont reçu une dotation de 1 million de dollars d’organismes divers américano-anglais. Que dire également de ces au moins 14 conseillers de l’Otan que les forces syriennes ont extirpés des bunkers d’Al Quaida a Alep. Radio info c’est radio Paris (Londres, Washington). Libre à chacun de les croire, mais quitte a l’ouvrir, autant creuser un peu pour voir au dela de la propagande.

  14. PIETRON

    L’emploi est un mot que le capital a réussi à rendre central. Or ce qui compte c’est le travail. Sa conception en matière de conditions d’exercice via le temps de travail, son organisation et les rapports de production. Le capital et le management qui sont imposés depuis des décennies, tendent à occulter l’exploitation des travailleurs qui n’a cessé de croître. L’emploi c’est le poste de travail qui est rémunéré. La qualification des gens, en terme de salaire, s’est quasiment évaporée car seul ne compterait que l’emploi, définition volontairement très vague du travail qu’incarnent une qualification et les droits, eux-même rattachés maintenant au « poste de travail ». Le salarié n’existe plus. Seul prévaut le « poste de travail ». Bien entendu cela concerne les 20 millions de salariés du secteur privé. Mais les fonctionnaires non liés par un contrat de travail mais par une mission de service public sont de plus en plus impactés par ce phénomène qui conduit tout droit, dans un premier à des critères de gestion capitalistes, puis à terme à des privatisations (la Poste, France Télécom, les AP-HP, etc.). Bref une course au productivisme total et absolu. Et ça marche pour l’instant compte tenu de la construction sans trop de remous d’une « réserve de chomeurs » de 6 millions de gens et d’un « panel » de 9 millions de pauvres. C’est de ce coté là qu’il faut marteler les propositions de sortie du carcan capitaliste. Le déclin social de ce pays annonce…

    1. Renault

      Pour vivre, il faut travailler pour la majorité d’entre nous. Pour travailler il faut avoir un emploi très souvent chez un patron entrepreneur. Ce patron doit produire quelque chose à vendre, laquelle chose produira notre salaire (entre autres). La chose à produire demande un élément de base (minerai, culture, élevage etc.) en grande quantité pour que le produit soit pas cher et vendable. Pour ce faire il faut détruire la nature sous différentes formes sinon chantage à l’emploi, licenciement, plus de revenu et plus de vie. Ceci est un cercle vicieux : vivre, emploi, destruction de la nature, mort ? Comment en sortir ? Personnellement je n’arrive pas à me forger un concept qui nous affranchirait de ce cycle, mais des esprits évolués ont du penser des solutions ? J’aurais aimé en percevoir une esquisse dans le programme « l’avenir en commun », un vrai espoir d’avenir pour tous, créateur d’enthousiasme et de vie pour le futur.

    2. Ascalon

      @Renault
      « Ce patron doit produire quelque chose à vendre… La chose à produire demande un élément de base (minerai, culture, élevage etc.) »

      Vos conceptions datent du 19ème siècle. Une étude de l’Insee en début d’année montre que sur les 28,6 millions de Français actifs (donc chômeurs inclus), 75,7% travaillent dans le secteur tertiaire contre seulement 13,9% dans l’industrie, 6,6% dans la construction et 2,8% dans l’agriculture.
      Et parmi ceux et celles qui on un « emploi », presque un tiers travaille dans l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale. On ne peut décemment pas considérer que ces emplois sont les plus gourmands en ressources naturelles. Donc votre cercle vicieux n’en est pas un. Tous les emplois ne « détruisent pas la nature », loin s’en faut.
      Un peu de sérieux, non ? Pour « forger un concept », il faut partir de bases réelles, pas d’élucubrations sans fondement.

    3. JeanLouis

      @ Ascalon
      Un « peu de sérieux » vous aussi et un peu de retenue et de fraternité vis à vis des autres commentateurs. Si vous trouvez que le « modernisme » est une société avec seulement des emplois tertiaires, vous êtes sur une mauvaise pente. Il faut bien qu’une véritable source de valeur qui ne peut être que industrielle ou agricole, bref un vrai produit, vienne alimenter la machine qui fait circuler la monnaie, autrement nous ne brassons que du vent et cela s’arrête assez vite. La France se désindustrialise gravement depuis plus de 20 ans et notre agriculture se meurt embarqué dans le productivisme forcené, c’est tout cela qu’il faut renverser comme tendance.

    4. Ascalon

      @JeanLouis
      Je n’ai exprimé aucune préférence, ni aucun souhait. J’ai simplement indiqué à @Renault que ses impressions étaient en contradiction avec les chiffres. Je vous invite d’ailleurs à remarquer que votre assertion « une véritable source de valeur qui ne peut être que industrielle ou agricole », en dehors d’être complètement fantaisiste, est en contradiction avec celle de @Renault que vous semblez défendre « …Pour ce faire il faut détruire la nature sous différentes formes… ». Si vous voulez nous ramener au 19ème siècle, libre à vous, mais sans moi.
      Rentrer en file indienne dans le lard de ceux qui produisent des arguments factuels est certainement excessivement roboratif au sens de l’esprit « brothers of arms », mais très peu constructif au niveau des idées.
      Au suivant !

    5. JeanLouis

      @Ascalon
      Industrie ou agriculture ne veut pas dire gaspillage, destruction. Ce peut être aussi optimisation, écologie dans la conception, réparation et recyclage, circuits courts, politique de la demande, promotion de nouvelle formes de consommations, mais ce que je dis c’est qu’un pays qui abandonne son industrie et son agriculture n’est pas sur une bonne pente. Si vous trouvez que le Royaume Uni se porte bien avec son tertiaire financier ou que l’avenir indépassable pour nos enfants est dans le service à la personne, moi pas. Et encore une fois gardez vos injonctions du type « au suivant » pour vous. Là vous ne faites pas avancer le débat !

    6. Ascalon

      @JeanLouis
      « Industrie ou agriculture ne veut pas dire gaspillage, destruction… »
      Pour @Renault si ! Je vous rappelle le propos qui m’avait faire réagir « …vivre, emploi, destruction de la nature, mort ». Selon lui, c’est même bien pire : le simple concept de travail implique nécessairement la destruction de la nature. Hélas, ce n’est pas lui qui me répond, mais vous, à qui je ne m’adressais pas. Comme d’habitude. Et vous détournez le sujet, comme d’habitude…
      Et pourtant, bon prince, je vais vous accorder d’avoir eu le dernier mot avec moi. Je sais à quel point c’est important pour vous. Allez, un dernier petit effort et vous aurez définitivement gagné !

  15. Dim

    « Alerte ! La haine des Russes conduit au meurtre et à la guerre. »
    Comme souvent quand vous tweetez sur la géopolitique, cela créée une polémique ou nous perdons plus de monde que nous en gagnons. Ce sujet ne se prête pas à l’expression en 140 signes, il serait mille fois préférable d’écrire un communiqué d’un feuillet, format qui permets la nuance et qu’il est moins possible de détourner ou de mal interpréter.
    Bravo pour tout le reste !

  16. obelix

    @Ascalon
    Faites attention à votre démonstration par les chiffres qui peut devenir du pain béni pour des gens comme Fillon. Ce qu’il faut considérer c’est le rapport de l’activité avec le PIB. J’ai peur que les 75 % du tertiaire ne représente pas autant que les 14 % de l’industrie, surtout en y ajoutant que le tiers des 75 % travaille dans le public ! Ceci à moins que vous soyez de droite.

    1. Ascalon

      « J’ai peur que… »
      Ce genre de préalable (comme « tout le monde sait que… », « il est évident que… ») constitue rarement une bonne base d’argumentaire. Quant au rapport entre les chiffres de l’Insee et la bénédiction de Fillon, j’ai du mal à entrevoir le rapport.
      Je répondais à @Renault qui parlait d’emplois industriels. Mais puisque, pour vous, le juge de paix c’est le PIB, examinons ensemble les chiffres 2015 de l’OCDE. Contribution de la valeur ajoutée des Services au PIB : 78,8% (contre 56,7% en 1965). Industrie 19,5% (contre 34,4 en 1965) et agriculture 1,7% (contre 8,9% en 1965). Ceci tenant au fait que les services présentent en général une valeur ajoutée (création de richesse) bien supérieure aux produits industriels, gros consommateurs de matières premières. Vous devez encore être un deux ceux qui ignorent complètement ce qu’est le PIB… Alors, rassuré ?
      Quant à savoir si je suis « de droite » !? Si être de gauche c’est raconter n’importe quoi, sans s’appuyer sur le moindre document ou la moindre source, produire des chiffres au doigt mouillé… alors je dois être droite.

  17. semons la concorde

    C’est vrai que la pyramide agriculteurs, ouvriers, tertiaire de la 1e moitié du vingtième siècle s’est complètement inversée en ce début de vingt-et-unième siècle. Nous marchons sur la tête, c’est le cas de le dire. Avoir concentré la production agricole entre quelques mains sur un mode productiviste a été la 1e erreur capitale, avoir délocalisé la production industrielle en Chine ou ailleurs la 2e erreur, et vendu nos outils de production à des banquiers sans foi ni loi ni patrie, la troisième erreur. Mais tout cela peut encore se redresser si on s’en donne les moyens. Le programme de la France Insoumise nous permet d’espérer ce redressement. Un seul obstacle, les media ne font pas leur boulot. Du coup je pense ne pas me réabonner ni à Marianne ni à Mediapart. Je les croyais un peu plus indépendants que les autres, mais je m’aperçois qu’il n’en est rien. Dénicher des « affaires », c’est bien et nécessaire, mais tout à fait insuffisant. Donner des pistes pour un avenir meilleur, c’est bien plus important. L’ostracisation de Mr Mélenchon m’est insupportable. A mon avis il est le seul espoir de cette élection.

    1. PIETRON

      La croissance du tertiaire découle surtout de la volonté capitaliste de passer sur un mode « financiarisé ». Les acquis des travailleurs ont été arrachés via les « luttes industrielles ». Le capital a bien compris que le danger pour lui venait d’une classe ouvrière conscientisée, organisée, et en mouvement dans les usines le plus souvent. Avec l’aubaine de la chute de l’URSS, il a compris qu’il fallait désindustrialiser afin de faire taire les velléités socialisantes. Le capitalisme industriel s’est donc mué en capitalisme financiarisé, qui plus est mondialisé avec une division du travail internationale.
      On se rend bien compte aujourd’hui du désarroi dans lequel sont plongés, faute de repères de classe, la totalité, ou presque, des classes populaires (classe ouvrière bien souvent). Il est beaucoup plus aisé au capital de manipuler un secteur tertiaire (les employés devenus classe ouvrière sans que cela leur soit dit) aux repères très précaires car confrontés à des rapports de production vides de toute production matérielle. L’avenir meilleur est et reste la nécessité de la rupture avec le capitalisme. En matière de production industrielle, les énergies nouvelles, de nouvelles créations sont possibles car les besoins sont très loin d’être satisfaits, les pistes peuvent être légions. Accompagnés par une redéfinition du travail et de sa durée (20h par semaine suffiraient amplement), annuleraient « l’aliénation par le travail » qu’impose le capital…

  18. Invisible

    Les nouveaux grands seigneurs, les privilégiés (avant 1789 étaient la noblesse et le clergé exemptés d’impôts) sont les sociétés transnationales qui défiscalisent, délocalisent, planquent l’argent dans des paradis fiscaux. Les gouvernements sont leurs obligés. Le lobbying fait rage. Nos manifs sporadiques ne peuvent plus suffire à faire plier ces gens dans un tel rapport de forces. Seule notre consommation a un poids. C’est pourquoi, tant que les gens se seront pas prêts à renoncer à certains désirs pour boycotter et faire plier les fournisseurs, rien ne changera. Nous ne pouvons entrer en résistance qu’en nous internationalisant et en créant une « armée clandestine » : lanceurs d’alerte, boycott.
    Le tourisme a certes un impact sur l’économie et l’emploi, mais quel monde est-ce ? La marchandisation des rapports humains, la subordination des sociétés les plus riches sur les plus pauvres et des avions, des autocars, des paquebots géants, la bétonnisation des sites. Est-ce le progrès ? Il nous faudrait envisager le tourisme selon une formule plus économe, planifiée, peut-être rationnée. La sobriété heureuse et non l’assouvissement du moindre de nos caprices de nantis. Nous n’avons qu’une planète et réaliser chaque année un grand voyage nous apporte-t-il une bonheur durable ?

  19. ramon82

    Bonjour,
    J’ai pu avec délectation, visionner en différé la vidéo de la conférence de J-L Mélenchon donnée en Martinique. Discours roboratif, plein d’énergie et un contenu convainquant devant un auditoire particulièrement attentif et généreux en applaudissements. J’ai essayé de regarder le direct de celle faite au Gosier mais, diffusée très tard, je n’ai pu aller jusqu’au bout espérant pouvoir l’obtenir en différé, ce matin. Mais non, rien sur le site et déception assurée. Peut-on espérer une prochaine mise en ligne ?

    1. jono

      Elle est visible ici.

  20. jacques A

    @invisible
    Je suis de votre avis au sujet du rapport de force complètement inversé. Mais les solutions qui vous semblent faibles d’impact restent nécessaires à notre cause. Continuons de montrer notre opposition à cette société libérale qui privilégie le fric à l’humain et son environnement. Nous sommes bien plus nombreux qu’eux, gardons ça en tête.
    Vous dites que tant que nous consommerons « leurs productions » alors ils gagneront la partie. C’est pour ça qu’il est prioritaire de développer nos industries et nos services pour contourner le système actuel. Ce sera difficile de changer les modes de consommation dont nous pensons être prisonniers, mais nous connaissons tous autour de nous des gens qui ont arrêté de fumer, de boire, de manger des protéines carnées et que sais-je encore ? Alors tout est possible.
    Les adultes doivent éduquer les enfants avec l’idée qu’un acte d’achat est une démarche politique. On ne peut plus se permettre de consommer bêtement, sans conscience. Et nous avons une force, une richesse que les multinationales ne possèdent pas. Il s’agit des exécutants, des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise et des cadres. Sans nous leur argent n’est rien.
    Aujourd’hui nos mouvements sociaux consistent à stopper le travail. Demain le mouvement social sera un déménagement vers des industries repensées ou vers la prise en main des entreprises existantes. Le collectivisme écologique et humaniste pour sortir du libéralisme ?
    Et bien…

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