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148 commentaires


  1. morfin

    Je crains qu’en diabolisant soit les syndicats, soit les partis, soit l’Europe, soit les trois ensemble on reparte sur du ressassage négatif, car nous sommes déjà beaucoup à avoir pris du recul par rapport à tout çà mais pas encore au point pour proposer autre chose de plus performant et surtout plus convaincant pour tous ceux qui rament. la FI, oui, mais elle se construit doucement et nous devons attendre les résultats des consultations pour la convention nationale pour en savoir plus, de ce que les participants ont proposé. Les méthodes de manifs, grèves, etc. on savait que çà allait pas déclencher un mouvement de fond, faut du plus actif, du plus nouveau, du plus imaginatif, mais çà arrivera forcément. Que tant d’entre nous n’aient pas mis le bulletin Macron, comme ils l’ont fait pour Chirac est déjà un bon pas en avant je crois. On sort de la croyance en la toute puissance du libéralisme.

    1. Didi

      Je pense qu’il faut porter plainte contre Gattaz qui en quelque sortes s’enrichit sur notre dos et se met trop en avant sur les lois du travail. Il fait de l’influence politique et il faut stopper cela. D’ailleurs de quel droit le gouvernement mis en place par le peuple est en droit de faire ce qu’il veut ? Non c’est pas comme cela que cela marche ! Eux proposent et nous on valide. D’où ces clampins arrivés de je ne sais d’où se permettent de détruire notre pays ? Il faut agir et vite !

  2. teres

    « Est-ce celle où nous avons perdu une bataille sur le Code du travail si mal conduite… »
    A vous lire, on se demande si vous savez ce qu’est un syndicat ? Et si vous savez les discussions avec chacun pour faire réagir et actionner les gens qui travaillent dans des conditions de moins en moins faciles ! Les mobilisations sont meilleures et les catégories plus vastes. Les décisions ne se font pas au niveau national, d’abord. L’indépendance des travailleurs n’a pas besoin de mot d’ordre. Ce temps là est dépass. Une action commune avec toutes les forces d’un peuple qui commence à croire qu’il peut changer la donne, en étant uni sur le terrain et pas seulement à l’AN.

    1. Francis

      Franchement vous avez l’impression que tout a été fait pour parvenir à une grande mobilisation et une coordination de l’ensemble des salariés ? il a fallut que la France Insoumise réussisse sa grande marche pour que la mobilisation soit engagée. nous avons une connaissance du monde du travail et du syndicalisme contrairement à ce que vous semblez insinuer et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que nombreux sont les militants syndicaux qui se retrouvent dans la France Insoumise. Si les décisions ne se prennent pas au niveau national concernant une attaque sans précédent contre les droits de l’ensemble des salariés on se demande quand elles le seront.

    2. Gastaud Georges

      Pour avoir été élu syndical pendant quarante ans, je sais ce qu’est un syndicat. Et j’ai vu comment les actions menées en 2003, 2007, 2010, ont été plombées par le refus des états-majors d’accuser l’UE, orchestratrice de la casse, et par celui de refuser la grève générale, qu’il faut construire et non dénigrer sans cesse. Non membre de la FI, j’ai milité, avant Jean-Luc Mélenchon, pour une manif nationale de combat à Paris appelant à la grève inter-pro reconductible pour le retrait des contre-réformes. Lourde est la responsabilité de ceux qui ont retoqué, sans la soumettre à la base, l’idée d’une manif sur les Champs Elysées avec les syndicats devant et les militants politiques progressistes derrière. Continuer à dire, en pleine offensive thatcherienne qu’il faut privilégier le local et le corporatif alors que tout l’acquis de 45 est menacé, c’est choisir l’accompagnement. Que ceux qui le font l’assument sans évoquer un isolationnisme syndical qui n’était pas de mise, heureusement,…

  3. dendir35

    Je pense, et d’autres insoumis avec moi, qu’il faudrait que la FI prenne la tête d’une vraie grande manifestation pour tous ceux qui sont en colère et que cette mobilisation soit le début d’une grève générale avec blocage du pays. Les gens sont déçus par les syndicats et par leur comportement. Déjà très écoeurés par leur attitude lors de la contestation de la loi El Khomri qui s’est terminée parce que les responsables syndicaux ne voulaient plus continuer du fait de l’euro (alors que c’était là que la contestation, les blocages, auraient eu le plus de poids). Les manifs, pour faire des manifs, y en a assez ! Il en faut plus pour faire bouger les gens, tous les gens : les salariés, les non salariés, les chômeurs, les fonctionnaires, les retraités, les personnes handicapées, tous ceux qui en ont marre que le gouvernement nous prennent pour des moins que rien.

  4. Sur l'Europe

    Il est vraiment temps d’adopter un ton plus tranchant vis à vis de l’UE. Je suis déçu, voire vraiment circonspect, de cette justification en demi-teinte de la demande de retrait du drapeau de l’UE. En tant que militant insoumis, j’avais pris cette initiative comme une façon à la fois symbolique et très efficace médiatiquement (puisqu’il faut en passer par là), de poser la question de la souveraineté, au fond de l’idée même de l’UE, dans le débat public. L’histoire de la référence biblique du drapeau est presque anecdotique en comparaison de la portée du symbole qu’implique la simple présence de ce drapeau dans l’hémicycle national. Le moment me paraît opportun pour poser frontalement la question : accepte-t-on que les politiques nationales soient subordonnées à celles de l’UE ? Et in fine, souhaite-t-on une Europe politique ? Là est la question de fond !

    1. america latina

      Remarque que je partage. J’irai plus loin ! Dans son livre « Totalitarisme pervers », A Deneault démontre que « ce sont les multinationales aujourd’hui qui soumettent la délibération des assemblées politiques à d’autres lois, leurs lois, qu’elles s’assurent de rendre efficace : la loi du marché , la loi de la concurrence, la loi universelle de l’offre et de la demande… L’entreprise Total qui n’a plus rien de français est un cas d’école en la matière… Elles se développent indépendamment des Etats qui les avaient créées, à la manière d’un Frankenstein. » La vente à l’encan de nos fameux fleurons industriels en est une parfaite illustration.

    2. SL

      J’allais approuver votre remarque car j’ai trouvé aussi que la communication sur l’angle de la religiosité du drapeau a masqué le problème de souveraineté de notre République dans le cadre de l’UE. Avant de relire ce que Jean-Luc Mélenchon écrit précisément ici : « Voilà enfin un président qui assume sa volonté de faire l’Europe en défaisant la France et en limitant la souveraineté de son peuple » et conclut, si je comprends bien, par la nécessité d’un référendum sur ces questions. Mais les referendums que l’on finit par perdre alors même qu’on les a gagnés trouveront-ils un peuple assez motivé pour y répondre présent ? Je l’espère.

    3. Camille

      Absolument d’accord. Lorsqu’on agit, la 1ère chose c’est de définir un ordre de priorités. La priorité absolue c’est le retour à l’indépendance du pays dans un cadre démocratique. De Bismarck à Juncker en passant par Arnault et Washington, l’idée c’est : « Restez dans mes bras, soyez nombreux et concentrez vous sur les questions domestiques, ça m’arrange pour vous soumettre ». Hormis la Résistance et la période gaullienne qui nous ont protégé un peu dans la durée, c’est une honte d’être aussi soumis aux pires saletés. On fait de la politique à partir des réalités historiques et géographiques ou dans des fumeries d’opium. On est indépendant ou on se soumet à la politique de l’autre, l’alternative n’existe pas.

    4. Invisible

      De plus, Macron veut diminuer le nombre de députés à l’assemblée Nationale alors qu’il souhaite qu’on remette en circulation les places laissées vacantes par les Grands-Bretons suite à leur sortie de l’UE. On a l’impression que, pour lui, l’assemblée nationale n’est plus qu’un gadget folklorique.
      Je me demande par contre quel est l’intérêt d’entretenir un personnel pléthorique au parlement européen.

  5. Alain Doumenjou

    Francis@
    « Franchement vous avez l’impression que tout a été fait pour parvenir à une grande mobilisation et une coordination de l’ensemble des salariés ? »
    La réponse sonne comme une gifle mais est est évidente : non !
    « Si les décisions ne se prennent pas au niveau national concernant une attaque sans précédent contre les droits de l’ensemble des salariés on se demande quand elles le seront. »
    La question est hélas on ne peut plus pertinente. Les critiques à l’égard de la stratégie de la FI lues ici ces derniers jours, assaisonnées de l’éternel rappel à l’unité ou au respect des vieilles lunes, me semblent, pour la plupart, relever d’un immobilisme radoteur et d’une réflexion molle qui me rappellent singulièrement les brillantes analyses qui ont finalement conduit le Front de Gauche au « cimetière des partis oubliés ».

  6. Denis

    Je ne souhaite absolument pas apporter de la division, mais j’ai l’impression que certains cadres syndicaux ont très peur de voir leurs privilèges disparaître si la FI arrivait aux manettes. Après avoir été « humer l’air » dans les différentes manifestations, suivre avec intérêt les échanges entre les représentants des Insoumis d’un coté et ceux des syndicats et du PCF de l’autre, j’ai le sentiment que ces derniers veulent perpétuer l’ancien monde dans lequel ils avaient une place, quitte à perdre des combats pourtant presque facile à gagner. En tous cas, autant la manif organisée par la FI était joyeuse et porteuse d’espoir global de changement (enfin des réformes, mais de celles que réclame le peuple), autant celles des syndicats étaient mornes et tristes. Il suffisait de voir l’arrivée sur la place de la Nation qui se vidait aussi vite que s’il avait plu des cordes. D’une tristesse… Oui, par-ci par-là, quelques jeunes, visiblement non syndiqués, cherchant à…

  7. Jacques

    Je comprends que vous pouvez être découragé monsieur Mélenchon quand vous observés les pinailleurs qui peuplent les forces anti Macron et l’on s’en aperçoit malheureusement ici même. Ils méritent que vous les laissiez tomber pour les laisser à leur triste sort c’est à dire le néant. Macron peut les remercier.

  8. jean

    « Nous ne pourrons jamais gouverner sérieusement ce pays sans avoir été d’abord aussi complètement que possible dégagés de toute faiblesse à l’égard de cette caste. Car elle sera alors, comme dans tous les pays du monde où nous avons gouverné, notre premier et quasi unique adversaire. »

    Halte-là ! Notre adversaire reste et restera la classe dominante (qui instrumentalise les médias). Ne donnons pas de bâtons pour se faire battre !

  9. CHAVAS Marie-Dominique

    Il semblerait que la bataille contre la loi travail soit pour l’instant perdue et la responsabilité des dirigeants syndicaux énorme. L’éternelle grève inefficace où l’on perd sa journée de travail ne sert que le gouvernement. On peut parler de désunion, de manque d’imagination, moi, je parlerais de trahison. Il ne s’agit pas que des syndicats mous, même les plus moustachus ont accepté de nous faire tourner autour d’un canal gardés par les flics. Bref, la question se pose de l’honnêteté, de l’intégrité de ces dirigeants. Ils participent à la sauvegarde d’un système qui les nourrit, voire qui les soudoie. Aujourd’hui notre pire ennemi est dans nos rangs. Il faut sans doute attendre que le système s’effondre de lui même sous l’indignation d’une population qui n’en pourra plus. Notre seule chance est, qu’en face ils se sentent tout puissants et poussent le curseur trop loin. C’est en cours. Gardons le cap et cessons de prendre des gants avec ces gens là.

    1. HELIANTHE

      Oui, voilà, je suis entièrement d’accord. Ancienne syndicaliste parce que retraitée, je suis révoltée contre les syndicats tellement mous aujourd’hui. Quoi ? alors que Macron, le candidat de la haute-finance est en train de massacrer le code du travail avec sa loi El-Khomri XXL qui avait pourtant mis des milliers de personnes plusieurs mois dans les rues la nuit, repoussant le travailleur cent ans en arrière, que font les syndicats ? Ils pinaillent, blablaterre sans cesse sur la forme des luttes s’en se soucier du fond du pourquoi il faut lutter. C’est incroyable ! Le fond de l’affaire, c’est leurs privilèges, uniquement leurs privilèges qu’ils veulent préserver. La souffrance de leurs adhérents au travail, ils n’en n’ont que faire. En réalité, posons-nous la question, entre-autre : est-ce avec ses cotisations qu’un syndicat bien connu a pu faire tous ces travaux pharaoniques à son siège directorial ? La terrible vérité. Il n’y a plus de syndicat en France. Ils sont vendus.

    2. Pascal

      Mais qu’est-ce que vous en savez de la mobilisation que nous, militant syndicaux, dans les boites avons chercher en vain à préparer auprès des travailleurs. Tiens un petit exemple : dans ma boite nous avons le « privilège » de pouvoir réunir les travailleurs en réunion d’information payée par le patron (3h par an). Nous avons utilisé ce levier pour expliquer le contenu des ordonnances avec comme résultat autour de 20% de présents … Une réunion payée ! Sur un sujet qui les concernera directement ! Pour la loi El-Khomri nous avons accumulé l’équivalent de 2 semaines de grève soit 2 semaines de salaire à la trappe, passé 3 mois à diffuser dans la boite 1 tract toutes les 2 semaines en moyenne, affrété des bus, etc. avec un résultat somme toute modeste. Une mobilisation cela se construit dans les boites avec les travailleurs mais quand ils n’ont pas l’envie, tu peux toujours décréter 1 millions de manifestants, une grève générale…

  10. Gerard.lamorte

    Je suis pour ma part très inquiet de l’absence d’intervention de la CES. Dans cette tourmente libérale et réactionnaire en Europe, la plus value de cette instance syndicale semble être hypothétique. La CGT qui en fait partie (avec FO et la CFDT…) semble tiraillée entre sociaux-libéraux européens et militants d’entreprise. Le résultat est en effet décevant. Les militants FI qui sont syndiqués devraient pousser à l’action là où ils travaillent.
    Sur un autre plan, il me paraîtrait judicieux de parler de classe dominante plutôt que de caste. La caste médiatique (tout comme les castes de hauts fonctionnaires, des professions notariales, médicales, et bien d’autres) est constituée de mercenaires qui vendent leurs savoir-faire aux plus offrants (même chose dans les entreprises avec par exemple les DRH et autres membres d’encadrement). Ces castes n’existent que dans un contexte de lutte de classes, pas l’inverse.

  11. Rafael AVILÉS

    La meilleure façon d’avancer, c’est d’appeler un chat un chat. Merci de le faire avec autant de clarté à propos des tergiversations syndicales. Moi aussi, je commence à me demander si les syndicats veulent réellement combattre cette politique ultra-capitaliste. Je ne comprends même pas que le 9 octobre au soir, la veille d’une grève unitaire dans la fonction publique, les centrales syndicales, n’ayant pas trouvé d’accord, se donnent rendez-vous pour le 24 du mois. Pourquoi aussi tard ? N’ont-ils pas la même notion d’urgence que nous ? Depuis la publication de ce dernier billet, des combattants historiques du capitalisme ont préféré, d’après la presse, vous en vouloir, au lieu de se concentrer sur notre ennemi commun. Gardons espoir, après la pluie vient le beau temps… Aujourd’hui, c’est notre Stalingrad social !

  12. Degorde

    Sur le drapeau européen vous avez raison, mais il y a un argument textuel que je m’étonne de ne pas voir employé par vous. Il s’agit de l’article 52 du Traité de Lisbonne que Sarkozy a fait ratifier en dépit du non de 2005. A cette époque, Sarkozy a fait intégrer cet article pour signaler que la France ne reconnaît pas le drapeau européen – l’article 2 de la Constitution de 1958 y fait obstacle par ailleurs – ni l’hymne européen.
    Par conséquent le président actuel n’a pas le pouvoir constitutionnel d’y revenir, il faudrait modifier le traité.
    Cordialement

    1. Claudie B

      Il n’arrête pas de citer cet article par ailleurs. Partout où il faut interroger sur ce sujet, qui reste un sujet périphérique en regard de budget prédateur !

  13. jean-paul

    Nos hommes politiques (hommes et femmes) ne peuvent plus faire passer leurs idées car la démocratie est dévoyée. Actuellement le parlement, l’assemblée nationale, celle qui réunit les représentants du peuple est un verrou à la démocratie, seuls décident un aréopage d’individus élus par défaut, un monceau d’élus dont on est sûr que presque 80% de la population n’en voulait pas. L’abstention est un signe politique mais elle devient une aubaine pour faire élire ceux dont la majorité ne veux pas.

  14. patrice 30

    Et pourtant nous venons d’avoir un grand moment à l’AN avec une standing ovation pour M. Mélenchon et une réponse appropriée de M. Philippe.
    Quant à l’abstention, tout vote se fait sur les votants et après il ne sert à rien de se plaindre.

    1. jean-paul

      Je suis d’accord avec vous l’abstention est un mauvais choix, je l’ai combattu et je continue en soulignant ici l’effet que ça produit. Ce n’est pas une plainte mais un constat adressé à ceux qui l’ont préféré.

    2. Sur l'Europe

      On m’a soufflé récemment cette citation d’Hannah Arendt que je trouve formidablement adéquate pour décrire l’état d’apathie généralisée actuelle :
      « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce qu’il vous plaît. »
      Car c’est bien le dégoût qu’inspire la classe politique qui démobilise massivement.

  15. ROLAND I.

    Lorsque les droits fondamentaux des salariés sont à ce point attaqués, je ne comprends pas pourquoi la base syndicale ne décide pas de passer outre les consignes de Messieurs Mailly et Berger. Dans cette affaire il ne s’agit pas simplement de divergences de sensibilité entre syndicats, mais de la défense de droits acquis depuis le début des luttes ouvrières. Ce qui était vrai avec la précédente Loi El Khomri ne serait donc plus vrai avec les ordonnances ?

  16. teres

    Bizarrement les menaces terroristes sont à Marseille et en Seine-Saint-Denis et elles augmenteront au fur et à mesure que le peuple se réveillera. Ce climat se perpétue depuis 2012 et varie au gré des événements sociaux. Pas nouveau, mais plus sérieux vu le basculement du mécontentement qui augmente. La peur est la force des faibles. Vous avez bien fait de montrer votre détermination. Les applaudissements le confirment.

  17. Al Kant

    Cela fait longtemps que les syndicats, au niveau national, sont incapables de reprendre la main trop empêtrés dans leur tambouille d’arrière boutique. Ils ont de plus en plus de mal à exister et, surtout à être crédible. Tenus en laisse (financés par l’état) par un pouvoir autoritaire qui les utilise comme caution pour nous faire avaler les couleuvres libérales après de soit disant « périodes de dialogues avec les partenaires sociaux », ne reste que les bases qui, beaucoup plus libres et mobiles, constituent, avec les mouvements associatifs et tout ceux qui se reconnaissent dans l’esprit de la FI, le socle d’une nouvelle force démocratique et progressiste. La main tendue du 23 septembre dernier n’a pas été saisie. C’est donc à nous de reprendre fermement l’initiative à tout les niveaux. Il y a urgence face à la catastrophe sociale qui s’annonce.

  18. Bruno

    Il appartient aux salariés, qui sont également citoyens, de mesurer si leurs syndicats ou les partis politiques auxquels ils adhèrent ou sont sympathisants, ou curieux des deux, contredisent leurs aspirations légitimes aux droits et à la justice. Que la sphère syndicale, comme sa consoeur politique, en viennent à en nier l’usufruit, devrait contribuer à une remise en cause fondamentale des idées, des pratiques et des actions. Hors ce n’est pas le cas. La responsabilité leurs est attribuée, au titre qu’ils enfreindraient les règles. Mais ces mêmes règles sont acceptées par une majorité de gens qui ne trouvent à redire que lorsqu’ils en viennent à être concernés individuellement ? C’est de solidarité dont il s’agit, avant même qu’il soit question d’idéologie, de fonctionnement et d’esprit partisan. En la matière, le président et son gouvernement s’en délectent. Rétablir de la solidarité là où s’inscrit le chacun pour soi, tel est le sujet, non ?

  19. Pascal

    Une analyse sur la faible mobilisation sur la loi Travail qui manque singulièrement de finesse et qui m’amène à penser que toi, Jean-Luc, tu connais assez peu la dynamique de la lutte dans les entreprises. Un renvoi dos à dos des organisations syndicales où il importe peu de savoir que les directions CFDT, FO et CFE-CGC refuse depuis des mois de se battre. Je suis militant CGT, fatigué de devoir perdre du temps et de l’argent en grève et manifestation par délégation, fatigué de devoir se mobiliser à contre-courant des autres OS, fatigué de devoir me battre dans ma boite car telles sont les autres OS au national, telles elles brillent aussi par leur absence dans le combat quotidien dans les boites. Mais malgré tout toujours présent pour lever le drapeau de la lutte. Alors quand je te lis, Jean-Luc, cela m’agace sérieusement.

  20. Verdier

    C’est toujours une belle « chance » que de pouvoir lire les communications de Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Quelle force ! Connaissance, intelligence, pédagogie, toujours au service de l’humanisme, de l’universalisme et d’une haute idée de la démocratie, (c’est encore en oublier beaucoup…). Cependant je me permets une remarque, que je ferai ici à propos de la remise en cause « des contrats ou emplois aidés » (110 000). Pourrions nous cesser d’utiliser les termes de « plan social » pour qualifier ce qui n’est autre que des licenciements ? Rien de social la dedans. Quand il s’agit à la fois de pertes d’emploi, donc de pertes de revenus pure et simple pour des personnes et de pertes de cotisations sociales pour tous, on devrait plutôt parler de plan anti social. Un plan ? Ou une stratégie de guerre contre les plus précaires d’entre nous ?
    Et puis juste un vœu, hors ce blog, sur notre Média, pourrons nous trouver une information sur le monde ? Ex. actuel, Irak, etc.

    1. Insoumis lilou 45

      Plan social a remplacé « licenciement collectif », en effet ça fait oublier la violence du fait. On remplace le mot pauvre par exclu, pauvre pouvant faire penser qu’il y a des riches, alors que l’exclu c’est de sa faute ou il n’a pas eu de chance. Le mot travailleur a été remplacé par salarié, un travailleur travaille, dans le mot salarié il n’y a aucune notion de travail. Le mot exploités, qualifiant jadis la classe ouvrière n’est plus utilisé, il pourrait évoquer le fait qu’il y a des exploiteurs. Pour moi le plus beau c’est « plan de sauvegarde de l’emploi » qui est en fait un licenciement collectif. On nous a aussi balancé « croissance négative ». Ça s’appelle la novlangue et ça sert à nous prendre pour des cons.

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