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21.04.2016

Chronique québécoise n°1 : L’arrivée à Montréal – 20 avril 2016

À partir du 20 avril, Jean-Luc Mélenchon est au Québec. Pendant toute la durée de ce déplacement, des chroniques seront rédigées chaque jour par Sébastien Polveche, militant du PG à Lille, qui accompagne Jean-Luc Mélenchon pour ce voyage et a travaillé à sa préparation. 

La présence de Jean Luc Mélenchon au Québec est motivée par le combat qu’il mène contre les traités de libre-échange en cours de négociation (TAFTA, entre l’UE et les USA) et de ratification (AECG, entre l’UE et le Canada). Au Québec, comme en France, des partis politiques, des associations et des syndicats s’opposent à ces traités et à leurs conséquences néfastes sur les droits sociaux et la souveraineté des États. Ils le font avec une conscience aiguisée par l’expérience, car ils sont déjà soumis au traité ALENA (traité de libre échange USA / Canada / Mexique). Sa visite au Québec permettra donc de se nourrir de ses échanges, des arguments et des retours d’expérience sur les traités de libre-échange.

Par ailleurs, sa visite lui permettra également de s’imprégner de l’expérience du « Printemps Érable ». Ce puissant mouvement étudiant a tenu tête au gouvernement et à sa répression (plus de 3400 arrestations) pendant plus de 8 mois, de février à septembre 2012. Les étudiants luttaient contre l’augmentation des frais de scolarité à l’Université (+ 1 625 $) mais, très vite, le mouvement a débordé du simple cadre d’une lutte étudiante, pour devenir une lutte populaire, mobilisant de vastes secteurs de la société. Ce n’était plus seulement la « hausse » qui était remise en cause, mais toute la politique du gouvernement libéral de Jean Charest, qui était rejetée en bloc. Qu’il s’agisse de sa politique énergétique extractiviste ou de ses politiques d’austérité. Le mouvement étudiant Québécois a fait preuve d’une grande inventivité, en diffusant son propre récit du mouvement (au travers de ses médias) ou en s’organisant sur les réseaux sociaux.

Au final, ce mouvement a provoqué une véritable crise politique au Québec, qui a conduit à la défaite des libéraux aux élections provinciales qui ont suivies et à l’abandon du projet de hausse des frais de scolarité. Il y a donc beaucoup de leçons à tirer, d’énergie à puiser sur ce qui s’est construit durant ce mouvement et qui continue encore à germer au sein de la société québécoise.

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