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Dans la sixième extinction des espèces, il y a l’humanité

Cette « une » du Monde est d’utilité publique. En acceptant de prendre en charge le diagnostic sur la sixième extinction des espèces, « Le Monde » permet que la question devienne un enjeu politique. Nous ne pouvions y parvenir sans cet acte de reconnaissance par l’officialité faite journal qu’est ce quotidien. Ni mon récent discours à Bordeaux sur cette extinction et encore moins le bavardage confus des tenants de l’écologie de marché n’y parvenaient. À Pau, mon discours évoquait le nombre des conflits armés qui dépendant directement de la crise climatique. Je ne me souviens plus de l’idiotie qui avait été préférée par les commentateurs comme sujet : mon chauffeur, mon garde du corps, ou quoi de ce niveau. Reste à présent à positionner le débat qui doit avoir lieu. Tous les partis sont désormais soucieux d’écologie. Il ne faut pas le nier. Cela reviendrait à faire reculer la prise de conscience. Le débat n’est plus là. Je plaide pour un débat sérieux et respectueux de chaque logique à l’œuvre dans les propositions. On comprend que EELV veuille continuer indéfiniment à avoir le monopole de l’attribution des brevets d’écologie. Que le vert soit la couleur de référence peut être aussi une imposture quand on voit repeindre en vert tout et n’importe quoi et jusqu’au « capitalisme vert ». La question doit se déplacer là où elle désormais placée : que faire ? Quel est le cadre de référence ? EELV et sa liste pense que l’écologie de marché est possible. Le marché, cela veut dire la régulation spontanée de l’offre et de la demande, des intérêts particuliers entre eux. C’est une option.

« La République en marche » porte le même projet. Un personnage comme Pascal Canfin n’est pas un artefact ni un plaisantin. Son argumentation est cohérente. Avantage : c’est une argumentation. On peut la discuter, en admettre une partie et en rejeter la construction globale. Tandis que le discours de Yannick Jadot est le plus souvent et purement idéologique en ce qui concerne le marché et incantatoire en ce qui concerne l’écologie. En toute hypothèse, nous n’adhérons ni n’a l’un ni à l’autre.

Nous ne croyons pas que la transition écologique de l’économie soit compatible avec le cadre de l’économie de marché. Selon nous, elle dépend du déploiement planifié d’une économie mixte qui combine le secteur entrepreneurial privé capitaliste et coopératif avec celui des collectifs : puissances publiques de l’État et des pouvoirs locaux. Notre analyse nous conduit à voir que les intérêts particuliers qui constituent la trame et la dynamique de l’économie actuelle sont incapables de dégager un intérêt général. Car l’intérêt général remet en cause l’intérêt particulier de certains producteurs, de certaines consommations, de certains échanges. Et force doit rester à l’intérêt général, par la force de la loi. Deux conceptions s’opposent donc. Elles fournissent le cadre de référence de deux politiques alternatives. Ce débat a sa noblesse, son importance. Il y va de l’avenir immédiat de la civilisation humaine.

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