Soutien au refus de l’avion de chasse franco-allemand,
Adhésion au projet d’avion spatial,
Démilitarisation de l’espace
Je me suis rendu hier après-midi pour une visite de trois heures sur le site de la nouvelle usine de production des Falcon et Rafale de Dassault en compagnie du député insoumis de la circonscription Aurélien Taché.
Ma visite du nouveau site voulait observer le changement de l’entreprise et son passage aux conditions de production en nombre dorénavant en cours. Le passage à la cadence de quatre avions Rafale par mois est en cours, au prix d’une exigence technique qui permet de saluer les performances des salariés qui l’assurent. La jeunesse et la féminisation des équipes au travail nous ont permis de vérifier à quel point la Nouvelle France est présente à l’appel des performances.
J’ai exprimé à Éric Trappier, président de la société Dassault, mon soutien au refus de souscrire à l’accord avec l’Allemagne, en vue de l’avion du futur car il est trompeur et disqualifiant pour les Français. Un tel avion ne peut être construit en coopération qu’à la condition du leadership français puisque c’est le meilleur dans la branche. Sinon il sera inventé et produit en France et par la France seule. Car il sera plus performant et moins cher comme l’a démontré l’expérience du passé proche. La Commission européenne ni aucun organe européen ne doit avoir la main sur les droits intellectuels, de production et de vente de matériel liée à la souveraineté française sur ses équipements stratégiques.
J’ai affirmé au président de Dassault mon adhésion au projet d’avion spatial qui est le saut technologique nécessaire du futur proche. La France peut et doit être à l’initiative et réussir ce qu’elle a déjà réussi en son temps avec l’industrie spatiale et aéronautique : contribuer à l’essor de l’humanité sur des buts pacifiques et scientifiques.
Ces questions et d’autres comme le concept de « dissuasion spatiale » seront l’objet d’une prochaine communication du mouvement insoumis qui travaille ces questions en ce moment. La dissuasion spatiale n’est naturellement ni nucléaire ni létale. Elle n’a fait l’objet d’aucune discussion lors de cette rencontre avec les équipes Dassault. Je recommande donc d’en parler avec nous avant d’en commenter l’idée et d’en donner une définition qui ne serait pas la nôtre. Un premier document du mouvement insoumis est paru comme plan pour l’industrie et les finalités du spatial français. Les suivants paraîtront, le moment venu, en vue de la campagne présidentielle de 2027 du mouvement insoumis. Le colloque du samedi 24 janvier précisera les conditions du pacte productif que nous proposons aux PME et PMI.