Siamo Tutti Antifascisti

Un candidat à la présidentielle venu du patronat serait accueilli avec faveur paraît-il. Dans ce cas, il faudrait que ce soit Bolloré. Ce serait justice et clarté. Il est actuellement l’homme qui produit les sujets de l’actualité en « débat » dans tout le pays. Il donne l’angle des mises en mots, les tenants et aboutissants, les kiosques où les lire, les livres où les étudier, les radios où les écouter, les télés où les voir. Il est l’homme central de la vie politique française dont la pensée et les engagements structurent l’esprit public et les manœuvres de la classe dirigeante. Les autres médias prolongent sa pensée. Les personnages politiques de cette mouvance sont des marionnettes sans consistance du type Jordan Bardella. D’autant plus utile pour Bolloré qu’il ne peut envisager de gouverner (comme cela lui est promis) sans les hommes et femmes du magnat de la presse. Le niveau intellectuel moyen des élus RN, à quelques rares exceptions près, valide cette thèse. Le reste est un décor en carton-pâte comme les psalmodieurs du type Retailleau. Celui-ci, aussi mauvais stratège sur ce coup que pour la formation du gouvernement Lecornu, a provoqué par sa bêtise plus de quinze attaques de sièges et permanences insoumises, provoquant partout des solidarités et des condamnations très bien venues. Bolloré dirige tout, décide de tout. Mieux vaudrait l’avoir publiquement en face de nous. Et que les bulletins de vote tranchent. 

Y a-t-il un chef d’orchestre à la manœuvre anti-LFI qui nous enserre ? Non. Il n’y a que des manœuvres additionnées. La figure centrale du « chef de l’Etat » n’existe plus. Elle s’est dissoute dans les forfaitures de son auteur. À la moindre secousse, chacun tente de faire son miel de la situation. Tout est lutte, tout est rapports de force dans cette arène. Pour notre part, nous n’avons rien besoin de faire. L’assaut médiatique a fait le travail. Le sujet est devenu un moment précieux d’éducation politique populaire de masse. Ainsi aujourd’hui nous avançons dans les consciences et les adhésions populaires. Les bassesses du PS elles-mêmes nous servent. Hollande m’a menacé pour 2027. Un comble ! Il « s’engage » à m’empêcher d’être au deuxième tour, il le jure. Rien de moins. Comment compte-t-il faire pour tenir cette promesse ? Ce n’est pas un vote truqué comme du temps où il dirigeait le PS, tout de même ! Mais on connaît tous la considération qu’Hollande a pour ses promesses. Puis il a annoncé la rupture de tout accord dans les municipales. Mais dès le lendemain il précise, piteux … « au premier tour … » Bla Bla Bla. Ce type n’est même pas capable de tenir une ligne. Surtout pas la sienne. 

Sur le terrain, la féroce décision de l’ectoplasme socialiste donne des frissons de peur. Exemple : « La Dépêche du Midi » avait servilement aidé le PS sur ordre de Carole Delga. À Toulouse, le journal prétendait que nous aurions « choisi les listes autonomes » avant de dire que nous n’arriverions à rien. Au diable la vérité et ses subtilités ! Le PS est pourtant celui qui a éliminé tous ceux qui ne lui plaisent pas non seulement chez LFI mais aussi au PCF et chez les Verts. Je ne dis pas que nous en ayons été déprimés, car l’idée de retrouver le parti zombie et ses affidés en dégoûtait plus d’un dans nos rangs… La ligne Hollande ne laisse aucune chance au deuxième tour des listes PS. Briançon, le candidat socialiste, a-t-il l’intention de suivre la ligne Hollande ? C’est comme il veut. Au moment où « La Dépêche » annonce que « la gauche unie peut prendre Toulouse » il va de soit que la meilleure garantie qu’il en soit ainsi est que nous soyons en tête car le PS n’est pas en état de rassembler nos électeurs autour de lui ! Et à Paris ? Grégoire, fourbe, a déjà dit et répété : « ni au premier ni au second tour ». Chaud devant ! Mais celui-là a un autre plan, le retour à la ligne SFIO d’avant le programme commun et l’alliance avec le macroniste local Bournazel. Aux côtés du PCF et de la droite d’EELV ! La poubelle de l’histoire va déborder.

« NI NI » est le fond de la figure stratégique visée par les diverses composantes de « l’extrême centre » selon l’auto-définition de Macron. Cette demande recrute depuis les frontières crypto-fasciste de type « l’Opinion », (un journal ultra-libéral par ailleurs remarquable dans son domaine), jusqu’aux voituriers de la macronie. Madame Yaël Braun-Pivet ose le dire quand les autres se contentent de citations plus réservées, soit hostiles aux Insoumis, soit au RN. Voyez son interview dans le Figaro, du 17 février 2026. « Aujourd’hui, je dirais qu’il faut un “ni-ni”. Ni extrême gauche, car oui, bien sûr, la France Insoumise est d’extrême gauche, ni extrême droite. Le Rassemblement national et LFI cherchent à diviser, à dresser les Français les uns contre les autres. C’est tout ce que je déteste dans le débat public… » Le « soutien inconditionnel » à Netanyahu est une modération remarquée, même pour les génocides. Quelle comédie ! Elle nous sert. Sur cette base, il n’y a plus ni macronistes ni PS d’élus. Le paysage sera bien déblayé. En toute hypothèse, nous savons que nous affronterons seuls le RN. Et lui sait l’inverse. Toute l’équation politique est dans les termes de cet aboutissement. D’une façon ou d’une autre toute la superstructure politique pensent de cette façon incluses les trois variétés « d’ex LFI » jusqu’au confins d’EELV version Tondelier en passant par les PS. Chacun espère disposer mécaniquement les voix LFi et celles des « modérés » chauffés à blanc contre nous. C’est évidemment une équation sans contenu social ni moral. C’est surtout une grande incompréhension du niveau de culture populaire. L’anti-fascisme est une conviction de masse dans nos milieux. Et le renvoi dos à dos RN/ LFI n’y fonctionne pas. Olivier Faure a mis moins d’une journée à s’en rendre compte et à modifier son post de blog révisionniste. Tous devraient le comprendre s’ils réfléchissaient à de quoi était fait le « front républicain » qui fit voter pour n’importe qui seulement pour faire battre le RN. 

Bardella a compris le danger pour lui d’une double coupure de l’omelette électorale aux « extrêmes ». Cela recule le moment de la domination assumée du RN sur la droite. Pour la « gôche » on connaît. « Le problème c’est Mélenchon » a tranché le bulletin paroissial central de cette famille politique. Là on préfère payer des journalistes à écrire des livres de ragots d’insultes et de dénonciation contre nous plutôt que de nous aider un seul jour. Il n’y a pas de regret à avoir. Le travail de délimitation fait par ceux-là et leur pauvre groupuscule est fait à notre compte. Nous n’aurons pas eu à le faire nous-mêmes. En toute hypothèse, la base sociale de cette variété est très étroite et déjà largement acquise aux macronistes de la nouvelle génération. La figure de Glucksmann ici est parfaite dans sa clarté irresponsable pour qui comprend le danger d’extrême droite. Ce sentiment est inaccessible à cet ancien conseiller du président fasciste géorgien Mikhaïl Saakachvili. 

Et le parallèle suffocant avec la politique des nazis transférant sur la gauche la réputation de violence qui était la leur n’échappe à personne de culture de gauche en France. C’est l’affaire Horst Wessel rappelée récemment par Johan Chapoutot. Mais aussi celle de l’incendie du Reichstag qui déclencha l’interdiction de tous les partis, en partant du fait qu’un des suspects était un communiste néerlandais. Adolf Hitler était alors depuis peu chancelier du Reich du fait de l’aberration criminelle de la politique du parti social démocrate allemand. Ici Hollande, Olivier Faure et tous ceux qui comptent sur la dissolution du mouvement Insoumis parient trop sur l’ignorance de l’histoire dans nos bases populaires et dans la jeunesse. Mais surtout ils font comme si l’identité du PCF était celle du discours Fabien Roussel et celle des écolos celui de Marine Tondelier. Il n’en est rien du tout. Par dizaine les cadres de ces deux organisations, syndicalistes ou associatifs aussi en contact étroit avec le terrain, intègrent le réseau de fait de la résistance antifa et de soutien à LFI. Pour la première fois depuis des années, il n’y aura eu aucun délai entre le moment de l’attaque médiatique et le retournement d’opinion. Depuis lundi affluent les demandes d’adhésion au service d’ordre insoumis, les messages de soutien de personnalités nationales et locales, d’intellectuels et de journalistes écœurés.

La justice fait-elle son travail à propos de la mort de Quentin Deranque ? À ce niveau de généralité, la question ne vaut rien. Si l’on met de côté l’idée que chacun et tout le monde se fait de la justice, l’appréciation générale est qu’elle « n’est pas de ce monde » formule voulant surtout souligner sa relativité. En toute hypothèse, les niveaux de recours existant contre un jugement (appel, cassation…) affichent officiellement que personne n’estime son application infaillible. Et si le doute est permis alors, la justice « n’existe pas ». Il y a d’un côté des lois et de l’autre des juges. La qualité de l’un et de l’autre est du ressort de la libre appréciation et de diverses autorités qui les surplombent. Par exemple, la loi fixée par les députés est appréciée en ce qui concerne sa conformité aux principes par le Conseil Constitutionnel. Et avant cela, son examen par le Conseil d’État donne un avis. Je ne suis pas juriste : j’en passe donc et non des moindres. Entre les deux, il y a une organisation matérielle et ceux qui la font fonctionner. C’est une longue chaîne d’actions : budget à voter puis à appliquer, administration et ainsi de suite. À la tête de cet ensemble, il y a le garde des sceaux, autorité administrative (le ministre quel qu’il soit et quelque soit le domaine est le chef de son administration).

Dans le système français, le procureur enquête « à charge et à décharge ». Dans l’affaire de Lyon peut-on considérer la responsabilité des actes qui ont provoqué la mort en dehors de leur contexte, des faits et des protagonistes ? Le traquenard organisé par la milice venue accompagner le groupuscule violent nommé Nemesis (dont le nom signifie « la vengeance », « la colère des dieux »), le déploiement de gens masqués et armés et n’éclairent-il d’aucune façon ce qui s’est passé (à charge ou à décharge ? ). Il semble que non. Aucun des miliciens, ni des responsables de Nemesis n’est identifié ni interrogé. Le procureur a parlé à propos des miliciens « d’amis de Nemesis ». « Pour l’instant, dit le procureur, on ne s’est occupés que des faits qui ont entraîné la mort. L’information va être assez longue. Je ne peux pas vous résumer les faits aujourd’hui. L’information judiciaire vise à comprendre ce qui s’est passé avant, pendant et même après. Pour l’instant, ces 7 mises en examen concernent la mort de Quentin Deranque. Les juges d’instruction vont aussi s’occuper de l’ensemble de l’affaire. »

La procédure semble donc seulement à charge. La victime ne faisait rien de particulier à ce moment-là, elle n’était pas dans les rangs d’une milice, elle n’était pas là pour attaquer une conférence en compagnie d’autres personnes masquées comme elle, elle n’a pas participé à la bagarre initiale ni porté elle-même de coups. Son adhésion à un groupuscule antisémite violent, sa participation à des rassemblements néo-nazis n’a pas d’implications et ne signifie rien non plus ? Nous verrons. L’accusation d’association de malfaiteurs soulève le risque d’une grave dérive s’agissant d’une organisation politique. Ni moi, ni aucun Insoumis, ni Raphaël Arnault ne sommes cités dans les responsabilités de la situation. Nous réclamerons la dissolution de l’association Némésis vouée aux actions violentes. 

Une minute de silence en hommage à un antisémite néo-nazi affiché et assumé, il fallait l’oser ! La présidente de l’Assemblée nationale l’a ordonné. Nous avons bien compris que le seul but de la présidente était de tendre un piège aux députés opposants anti-fascistes. C’est-à-dire aux Insoumis et leurs camarades dans les autres groupes parlementaires de gauche et même parmi les poussives consciences gaullistes du centre et de la droite. En vain. Paris vaut bien une messe, disait Henri IV. Yadan, et compagnie, Borne, et Guedj et Attal debouts à la mémoire d’un antisémite assumé, voila ce qu’il fallait voir pour comprendre qui sont réellement ces gens en perpétuelle posture d’indignation contre l’antisémitisme. Mais que peut-on attendre des défenseurs d’un génocide ? Après quoi la séance des insultes du Premier ministre contre la présidente du groupe Insoumis, Mathilde Panot témoigne davantage encore de l’indignité de cette équipe. Sans oublier les compliments de Darmanin à ses amis « ex-LFI » sans oublier Jerôme Guedj et autres tireurs dans le dos. Et, plus grave encore, dans la même séance le ministre de la Justice a prononcé des accusations publiques, nommé des coupables et invisibilisé toutes les violences de l’extrême droite lyonnaise. Cette tendresse sélective a-t-elle un rapport avec ses contributions du passé publiées par l’organisation anti-sémite « Action Française » ? Son rôle de ministre et de chef de l’administration de la Justice ayant sous ses ordres le procureur en charge de l’affaire était oublié. Cela sans qu’aucun des puristes qui avaient analysé sous toutes les coutures le jugement de Nicolas Sarkozy n’y voient rien à redire ! Ni, parallèlement, ceux qui s’étaient indignés de la visite du ministre à l’ancien président condamné. La France officielle qui applaudit d’une quinzaine à l’autre Pétain et De Gaulle est de retour. Sa presse aussi. 

On connaissait l’invisibilisation médiatique d’un fait ou d’une situation. Puis on a vu la technique du silence « journaliste » devant les pires calomnies proférées sur le plateau. Puis l’organisation de traquenards des opposants sur les plateaux sommés de répondre aux pires insultes face à des « journalistes » procureurs qui ne se soucient d’aucune vérification, ni contestation. Surtout en face d’un officiel ou d’un proche du patron ou de la cheffe … Puis le recours sans aucun filtre aux « anciens » membres (ex-LFI, Ex ceci ou cela) dont la parole est aussitôt classée dans la rubrique « révélations » et dont les « témoignages » sont considérés comme libres des rancœurs, jalousies, perversités, et règlements de compte de la vie ordinaire. Ainsi les « ex-LFI » qui ne sont toujours pas arrivés à se donner une quelconque identité politique spécifique autre que la dénonciation et la promesse de mouchardage. Ils sont sollicités médiatiquement en permanence, quand bien même tout le monde les voit inventer des motifs de « divergences » différents au fil de leurs « témoignages ». Ce n’est qu’un exemple bien sûr. À présent, il y a la méthode du relais automatique des contenus diffusés par l’extrême droite à partir du réseau Bolloré. Le degré zéro du « journalisme ». Ainsi l’accusation portée et rapportée contre la présence sur la scène du drame d’une antifasciste… L’intéressée était à 15 000 kilomètres des lieux, au Brésil. Des médias et politiques ont impliqué directement des collaborateurs de Raphaël Arnault comme auteurs du crime, en niant tous les principes d’un État de droit, de la présomption d’innocence, du droit à la défense. Finalement ce soir on apprend que l’un est mis en examen pour complicité et non pour homicide et l’autre libéré. Ce ne seront pas les seuls cas, on le verra bientôt, compte tenu des méthodes utilisées par ce type « d’enquête » médiatique à sens unique. 

L’amandine discrétion dans l’activité criminelle de Jeffrey Epstein à Paris mérite un parallèle entre le zèle et la persistance du pilonnage personnalisé dans le drame de Lyon. Ceux qui, en onze ans de présence avenue Foch de Jeffrey Epstein et huit ans de présence continue sur place, persistent à n’avoir rien su, rien vu, rien entendu, des activités sur huit cents mètres carrés, ni passants ni survivants. Mais ils ont su en vingt-quatre heures trouver et montrer des images. Filmées en plein jour alors que leurs accusations portaient sur une personne arrivée dans la ville après la tombée du jour officiellement connue par le site de Météo France. Des images d’accusation mais pas les autres montrant la rixe préalable. Publication sans aucune précaution de langage, ni vérification. On est donc en droit de solliciter de la même manière et avec les mêmes méthodes les témoignages des voisins et habitués de l’avenue Foch, puisque c’est dorénavant une méthode journalistique. Qui habite là ? Qu’ont-ils vu ? Ont-ils, propriétaires, domestiques, usagers filmés des personnalités entrant ou sortant ? Pour bien comprendre la gravité de cette situation d’amnésie à propos d’Epstein, en comparaison avec la rapidité des procédures et témoignages dans l’affaire lyonnaise, il faut lire et relire l’édito du directeur de la rédaction du « Parisien » et les accusations qu’il contient.

« Balayés par la honte » Édito du dimanche 15 février Nicolas Charbonneau, directeur rédaction ParisienAujourd’hui en France. 

« À l’époque, quelques femmes courageuses ont parlé. On ne les a pas entendues. (Qui est « on ») Quelques policiers ont fait un travail remarquable. Leurs enquêtes ont été entravées (par qui ?). Quelques personnalités ont été approchées par Epstein et ses sbires. Elles ont vite décliné, flairant les sulfureuses lubies du personnage. Et puis il y a celles et ceux qui se sont tus (qui ?) Car l’homme était riche et influent. Son carnet d’adresses impressionnait, on y croisait des chefs d’État ou les patrons des plus grandes banques de Manhattan, des agents interlopes rabatteurs de « chair fraîche » ou des tenanciers de clubs sélects fermant les yeux sur ce qui se passait derrière leurs épais rideaux (qui ?).

Ils sont nombreux, ces dangereux complices et coupables par compromission ou intérêt, qui fermaient les yeux, fricotaient sur quelques affaires et acceptaient les dîners chics, les virements sur des comptes discrets et les week-ends à Marrakech ou dans cette île sordide, propriété d’Epstein (qui puisque vous les citez ?).

Personne, à l’époque, pour se demander (pourquoi ? Qui aurait dû ?) d’où venait la fortune colossale d’un prof de maths de Brooklyn capable d’acquérir 800 m2 avenue Foch. Personne pour dénoncer le fait que des gamines de 13 ou 14 ans, littéralement des proies, accompagnaient tristement un sadique et son acolyte, Ghislaine Maxwell. Bien au contraire, on découvre un minutieux système mis en place pour satisfaire les infâmes turpitudes d’Epstein.

Ceux qui n’ont pas parlé frémissent aujourd’hui à l’idée que leur nom soit révélé, que leur misérable lâcheté soit étalée au grand jour. C’est le début d’un grand coup de balai, afin que les coupables soient désignés, et que les silencieux, méprisables, soient emportés par la honte. » (En gras les mots sont de moi)

Ce texte est l’unique cas où un numéro un de la vie médiatique française dresse un tel bilan accusatoire. Encore à cette heure, voici des heures passées à étudier les contrats d’embauche des assistants parlementaires, filmer la rue et vaticiner avec une expression pourrie comme « à la marge d’un meeting de Rima Hassan ». D’anciens du GUD et d’autres officines communautaires écrivent des éditos de prêchi-prêcha moralisateurs. À la marge de l’avenue Foch et des huit cents mètres carrés de chez Epstein qui allait , venait, repartait ? Voilà qui n’a « intéressé » personne en dépit de 4500 mails dans les mains de la justice qui d’habitude remet aux journalistes le moindre procès verbal à propos d’une livraison de meubles chez Delogu… Les médias français ont fait de magnifiques dénonciations à propos d’anglais de suédois et autres…. Mais de Français ?

Avec le drame de Lyon et cette énième chasse à l’homme politique contre
LFI faite alors même que déjà sur cette base, les menaces de mort et les passages à l’acte ne manquent pas, nous savons quels risques plusieurs d’entre nous courront par cette action médiatique. Tout le monde le sait. Les messages privés existent pour décrire l’ambiance des chefferies de rédaction qui planifient ces campagnes. Et même leurs hésitations à propos de l’intitulé des émissions contre les insoumis. À chacun le même message : vous vous déshonorez par votre manque de courage, agissant comme si vous étiez des petits soldats de l’extrême droite, des complices des racistes et des antisémites dont vous comblez les désirs de haine et de dénonciations. Nous ne renoncerons pas à l’honneur d’être des cibles pour des gens comme vous en échange de notre participation à vos garde-à-vue médiatiques. 

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