« C’est la faute à Mélenchon ! »


Notule après les résultats électoraux de dimanche. Nous y voyons une percée puisque dix villes sont désormais gérées par une équipe municipale LFI. Contenu social : elles font partie des 80 communes les plus pauvres de France. Si je comprends bien, comme dit Le Pen, relayée par Faure et Tondelier « les conquêtes de LFI aux municipales sont en trompe-l’œil ». La jalousie est mauvaise conseillère. Dans le classement des résultats des 50 plus grandes villes de France,  LFI est en tête des gagnants : +2. Le RN reste égal. Mais le PS en perd deux et les Verts cinq. Autre chose : Faure et Tondelier et autres cracheurs de venin, affirment que LFI fait perdre quand elle est dans une coalition de deuxième tour. Patatras : les comptes montrent ce qu’il en est vraiment : moins 2 % d’électeurs avec LFI, moins 2 % d’électeurs sans LFI. Autant dire non seulement il n’y a aucune différence mais de plus une quantité infime est concernée. Tondelier et Faure devraient dire merci au lieu d’insulter. Sur les sept cas de second tour en coalition avec LFI dans une ville de 100 000 habitants quatre sont gagnantes (trois avec les verts, une avec le PS), trois sont perdantes. De là, Faure en déduit que LFI serait « un boulet ». La vérité est au contraire : le boulet, c’est eux. Dans ces trois villes, ils se sont alliés parce qu’ils pensaient tout perdu. Avant fusion à Clermont la liste de la vieille gauche (on prononce « union de la gauche sans LFI ») avait déjà perdu 8 points, 7 à Brest. Imaginez la difficulté à rallier des électeurs insultés à longueur de semaines pour un vote en faveur de ceux qui les maltraitent. Surtout quand dans le même temps les chefs socialistes comme Glucksmann ou Hollande appelaient cela les « unions de la honte ». Dans le cas de la liste pour la métropole de Lyon c’est de l’humour noir. Voyez plutôt. Les sortants ont Vénissieux et Vaulx-en-Velin, une communiste Rousseliste et une socialiste anti-LFI, obligent les dirigeants d’EELV à refuser l’alliance avec LFI. Pendant ce temps, nous faisons alliance à la commune de Lyon. Résultats : la ville est conservée mais la métropole est perdue ! Mais la communiste et la socialiste sont battues à domicile par deux LFI !!! Un grand bravo aux immenses stratèges EELV et au PCF et PS qui ont monté ce plan de marche en refusant tous nos arguments pour l’union qui aurait donné la victoire !

Un autre argument calamiteux de Faure et Tondelier : on aurait perdu à Toulouse et à Limoges parce que LFI menait la liste d’union ! Quelle arnaque, cet argument ! Faure sait qu’il ment. Mais c’est dans sa nature de le faire en riant intérieurement des imbéciles qui le croient. La ville rose a été perdue à deux reprises par une coalition de gauche arrivée en tête. Et ce n’était pas LFI la tête de liste. En revanche, quand c’est la tête de liste LFI, jamais autant de voix n’ont été rassemblées. Faure le sait. Il ment en le sachant. Voyez plutôt. François Piquemal et ses colistiers rassemblent le plus grand nombre de voix d’une liste de gauche au second tour d’une élection municipale à Toulouse. 2008 : 73 414 voix, 2014 : 67 869 voix, 2020 : 51 564 voix, 2026 : 78 925 voix ! Alors ? Limoges idem. Dans les deux cas, la ville a été perdue par la gauche avec un sortant socialiste. Le boulet, ça semble bien être le PS cette fois-ci encore !

Pour en savoir plus et mieux, je recommande la lecture du post de blog de Manuel Bompard « percée insoumise et bobards médiatiques ».

Un mot pour saluer les exploits des « instituts de sondage » glorieusement plantés une fois de plus. Ce n’est pas une nouvelle, je le sais. Mais cela sert encore une fois à ridiculiser non pas les producteurs de ces coûteuses « enquêtes » mais les petits-bourgeois affolés qui les croient. C’est avec ce genre de manipulations qu’est construit le peuple des castors qui font « barrage ». Ainsi à Paris ou à Marseille quand Dabi fait croire à un risque Dati ou RN pour appeler les castors à la rescousse et vider l’alentour. Il n’y a que ça de vrai dans le travail de ces gens. S’en souvenir en 2027.

J’ai de la peine pour les socialistes et les Verts. Olivier Faure et Marine Tondelier sont encore là ! Peu de gens sont autant qu’eux des impostures nocives. L’un et l’autre n’ont jamais été artisans d’aucun progrès ni conquête de leur organisation. Mais les deux ont ruiné avec ardeur ce qu’ils avaient reçu en héritage, même quand c’était peu. On peut compter qu’il finisse de dégoûter ce qu’il reste de gens qui observent avec stupeur puis dégoût la rage que ces deux-là manifestent en toutes circonstances contre les insoumis et contre moi en particulier. Passons sur O. Faure qui est bien connu pour avoir amené son parti à 1,67 % dans une élection présidentielle après avoir trahi sa candidate par une gestion de campagne aussi hasardeuse que calamiteuse. Puis il nous trahit après que nous l’ayons fait élire député à deux reprises. Enfin, il trahit son parti à qui il imposa une primaire dont celui-ci ne voulait pas. Il y trahit également ses alliés dans cette comédie en les abandonnant sans crier gare. À présent le voici trahissant l’intelligence de ses auditeurs après avoir perdu 5 grandes villes détenues par son parti parfois depuis plus d’un demi-siècle : « c’est la faute à Mélenchon ». Mais même pour la trahison, il faut un peu de professionnalisme. Après avoir exclu Catherine Trautmann à Strasbourg à cause de son alliance de deuxième tour avec la droite, il s’est fait remettre à sa place : au PS, on n’exclut pas par SMS. Bigre. Si bien qu’en marge d’une émission de télé, Jérôme Guedj peut répondre à un journaliste qui l’interrogeait sur le sujet : « non, c’est lui qu’on va exclure ». Elle, de son côté, a réussi à ramener son parti de 14 à 5 % aux élections européennes après y avoir refusé une tête de liste commune du NFP. Son orientation erratique, ses déclarations insultantes, ses amitiés sulfureuses et son échec permanent de vingt ans à Hénin-Beaumont face au RN l’avaient signalée à l’attention du Guinness Book des loosers. Mais après avoir fait perdre aux municipales pratiquement toutes les villes gagnées auparavant par son parti, après avoir rétabli le PS en perdition à Lille, elle brame aussi : « C’est la faute à Mélenchon » ! Avec de tels chefs, les Verts et les écolos n’iront pas loin. Pas plus loin que le marais centriste dont ils rêvent de prendre la tête. Mais la place est déjà bien encombrée. Puis ils viendront nous supplier de les sauver avant de nous trahir de nouveau vingt-quatre heures plus tard. Mais pour nous, la comédie est finie. La prochaine élection, c’est pour gouverner le pays ! Nous ne jouerons pas la stabilité de l’action gouvernementale avec des gens aussi instables, menteurs et combinards. Inutile de faire des pétitions pour essayer de nous contraindre comme le fait le machiste picard. À moins qu’il ait fait cette pétition seulement pour en effacer une autre, celle d’une femme, Clémentine Autain, du même parti sur le même sujet. Les unitaires divisés ! C’est le gag final de l’armée des bras cassés. Lesquels « unitaires » n’ont pas eu un mot pour protester contre notre expulsion de Paris ou de Marseille. Le peuple ne s’y est pas trompé : la cheffe de ce groupe, Raquel Garrido, a été virée par les électeurs dans la commune où elle proposait sa candidature.

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