Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’un grand meeting de présentation du programme de gouvernement l’Avenir en commun, le 7 novembre 2026.
Retrouvez la version accessible aux personnes sourdes et malentendantes (vélotypie et LSF) ici
Discours Jean-Luc Mélenchon – Convention – 7 novembre 2026
C’est beau. On est fort. Nous ne sommes pas une foule. Nous sommes une mobilisation. Une fois encore, le premier message de notre rassemblement est notre nombre. Car ça s’entend et ça devient évident. Nous sommes en train d’ouvrir le chemin d’un grand changement politique en France. Notre nombre est un bien précieux qui donne confiance et détermination à qui veut entrer en action. Ami·e qui m’écoute, regarde ! Regarde ! Ici est la force !! Elle est née de la volonté de chacune et de chacun d’entre nous de faire nombre. Ami·e, ici est la force ! Ici c’est carré. Aucune énergie ne sera gâchée dans les chicayas politiciens !
Ami·e, ajoute ta force au combat commun. La lutte paie. Orban a été battu en Hongrie. Vucic a été battu en Serbie par les étudiants. Trump a été battu aux USA. Bolsonaro a été battu au Brésil. Vive Lula !
À notre tour de changer l’histoire ! À bas la résignation des battus d’avance.
Souvent, vous le savez, je dédicace en votre nom nos grandes rencontres. Nous l’avons fait chaque fois en affirmant notre solidarité avec le peuple palestinien soumis au génocide à Gaza.
Mais aujourd’hui, ma dédicace ira aussi aux femmes, aux hommes, aux jeunes de tous âges de La Verrière et de Trappes après l’attentat raciste. Puissent-ils trouver dans cette dédicace la force pour surmonter la douleur du deuil de Pengo Bossio Wangi, des blessures et de la peur que l’assassin a répandu sur leurs jours et sur leurs nuits. Aujourd’hui, ce sont les funérailles de Pengo. Alors je vous invite tous à observer une minute de silence en communion collective.
Pour le malheur de notre pays, cet attentat se dessinait de longue main. Il est le résultat d’un martèlement médiatique raciste décomplexé. Il est le résultat de complaisances affichées à tous les niveaux de l’Etat. L’État qui laisse, dans près de vingt villes, des bandes racistes violentes agresser des gens dans la rue.
Une fois au pouvoir, nous poursuivrons au peigne fin le racisme, par tous les moyens légaux, par toutes les punitions déjà prévues, et par celles que nous y ajouterons. Les structures sous influence seront méthodiquement décontaminées, du sol au plafond.
Vous toutes, vous tous, faites de l’antiracisme une affaire personnelle. La première digue à opposer au racisme c’est soi-même, son refus, sa protestation et le soutien fraternel apporté à qui en souffre. Mais ce n’est pas tout. Le message antiraciste doit être pris en charge dans toute sa profondeur culturelle. Pour détruire le carcan mental du racialisme, il faut à chacun faire l’expérience de la diversité des cultures. Par elle on comprend comment se combinent la variété des expressions culturelles avec l’unité fondamentale de l’identité humaine. Alors oui, il faut une résistance populaire créatrice pour engager – je pèse mon mot – la libération culturelle de notre pays contre la culture fasciste et ses prémisses racistes. Le moment venu, le gouvernement insoumis en prendra sa part. Il brisera les monopoles culturels idéologiques comme celui de Bolloré.
Et il financera comme un bien précieux le redéploiement de la création culturelle et des créateurs. Ne l’oubliez jamais, l’antiracisme est une culture. L’antiracisme est une façon, avant toute chose, d’être meilleur être humain.
Aujourd’hui nous diffusons la version actualisée du programme « l’avenir en commun ». On vous a dit d’où et comment il est venu. Je veux surligner son fil conducteur. Car mon message aujourd’hui, à vous consciences engagées, vibrants, enthousiastes, de vous demander : il faut assumer ce programme à la hauteur du moment.
Voici ce qu’il s’agit de comprendre en tournant les pages. En apprenant, en interrogeant sur les points qu’on n’a pas compris – et il y en a plein où l’on n’y connaît rien. On va se transformer en lisant. Mais, on va se hisser à la hauteur de l’enjeu. J’ai en face de moi beaucoup de jeunes. Le monde qui vous est laissé, le monde dont vous allez avoir la responsabilité pour vous-mêmes et pour vos enfants, ne ressemble à rien de ce qu’aucune génération avant vous n’a connu. Nous sommes confrontés – et c’est à cela que le programme « l’avenir en commun » veut répondre – à une crise globale de la civilisation humaine. D’un bout à l’autre de la planète, tous les êtres humains sont confrontés aux mêmes défis. Tous !
Et il vous est demandé à vous, grande nation française, grand peuple, éduqué, cultivé, jouissant davantage que d’autres, n’imagine qu’en rêves… à vous tous il vous est demandé de marcher devant pour porter la prise de conscience, pour porter la mobilisation sans laquelle toute vie roulera à l’abîme.
Car à présent je n’ai qu’une chose raisonnable à vous proposer. Et finalement assez modérée. Il faut tout changer !
Car à présent se superposent les crises les unes sur les autres, géopolitique, financière et celle de tout le vivant – humain, animaux, végétaux, tout est menacé par ce système. Notre programme c’est d’abord une vision d’ensemble pour réorganiser notre pays en profondeur sur la base de ce diagnostic. C’est comme cela que vous devez le lire, et peut-être par vos mobilisations demain; le porter plus loin, dans la direction de l’humanité universelle, de ses besoins et de ses droits, de tout le vivant, qui sans vous ne peut s’opposer à l’action de ceux qui le détruisent.
Bienvenue à qui veut agir avec nous. Bienvenue à qui veut prendre sa part de travail concret, à qui veut avancer ensemble en restant soi même, mais dans une solidarité sans faille. Ces mots saluent avec fraternité l’arrivée à nos côtés de la majorité des députés communistes de l’Assemblée nationale, nos frères et sœurs représentés ici par leur président de groupe, Stéphane Peu – tout aussi communiste à cet instant qu’il l’était hier et qu’il le sera demain, car il n’est demandé à personne de se dissoudre : il est demandé à chacun d’être lui-même, tel qu’il est, dans tout ce qu’il est, pour convaincre les autres avec les mots qu’ils sauront trouver. Et je veux saluer ici avec émotion, en lui demandant d’emporter le message auprès des kanaks et du peuple de la Nouvelle Calédonie Kanaky… Je suis tellement ému -, Robert, moi qui t’ai accompagné avec tes frères et Jean-Marie Tjibaou, dans la lutte depuis 1986, la lutte que vous menez depuis plus d’un siècle pour la liberté et pour l’identité. Quel honneur vous nous faites en nous soutenant. Quel honneur vous me faites, en me confiant la responsabilité, si je suis élu, de prendre tous les moyens immédiats pour assurer l’indépendance de la Kanaky.
Voilà depuis plus d’un mois, la France des rébellions et des révolutions. Notre patrie chérie, où nous sommes tous chez nous ici ! Et dont nous sommes la composante des têtes dures. La France est en état d’ébullition sociale. Par l’action, puis par les élections, notre peuple va chercher et va trouver une solution globale à ses difficultés. Le mouvement de la jeunesse pour ses conditions d’études abat le projet libéral, dont Parcoursup et la destruction de l’enseignement public sont les emblèmes répugnants. Nous tous ici, nous les soutenons. La suppression de Parcoursup, de Mon Master – et de je ne sais quelle autre invention diabolique. Les 10 milliards pour la rénovation. Le droit de vote à 16 ans, qui, s’il est appliqué, rendra les autres beaucoup plus vigilants sur ce qu’il se passe dans les lycées. Si on a le droit d’être parent, si on a le droit d’être émancipé, si on a le droit de voter aux élections professionnelles à 16 ans, alors on a le droit de se mêler de l’avenir de sa patrie et de soi-même. C’est notre agenda
Les jeunes ont réalisé une sorte d’exploit : faire en sorte d’être immédiatement rejoint et par leurs parents et par les syndicats de salariés, contre la vie chère, contre les prix spoliateur des carburants, de l’électricité et du gaz. Nous sommes tous ici à leurs côtés. Aujourd’hui, et demain dans la rue.
En France, nous vivons un moment étrange. C’est l’agonie macroniste. La sauvagerie des violences policières et les insaisissables débordements violents de fin de manifestation, créent à la fois beaucoup de souffrances supplémentaires, mais aussi, par-dessus tout, le sentiment d’une sombre fin de règne. Tout le monde déteste le pouvoir macroniste. Il semble ne plus rien contrôler – à part ses nominations piégées – et n’être plus ni obéi, ni respecté par personne.
Le mouvement social actuel, comme notre candidature, fait le procès des 10 ans de révolution libérale macroniste, qui ont largement abîmé et détruit notre pays. Celui de la pauvreté répandue sur 10 millions de personnes, de la destruction des services publics, de la retraite, de Parcoursup, de l’épandage de glyphosate prolongé à l’infini, des 53 milliardaires qui possèdent autant que 32 millions de français, des 210 milliards d’aides aux actionnaires sans aucune contrepartie et même pas un merci pour ceux qui ont travaillé à les produire.
Alors, quand le peuple se met ainsi en mouvement, cela signifie une chose : il est l’heure de changer de programme d’action. Le nôtre, « l’avenir en commun », parce qu’il est le seul qui a déjà rassemblé à deux reprises plus de 7 millions de suffrages, alors je peux dire : ce texte est un formidable point d’appui collectif pour que notre peuple se rassemble autour de lui.
Une vague mondiale participe au contexte français. Vous n’êtes pas seuls, jeunes gens, dans cette lutte. Et il n’est pas étonnant que le monde entier voie sa jeunesse se dresser. Car elle adresse aux générations aînées un message, clair, net : le modèle économique planétaire n’est plus un futur accepté ni acceptable. Les sociétés du monde entier ont été dévastées.
Et peut-être la nôtre davantage qu’une autre. Car telle est la nation française, qu’elle n’est le fait ni d’une religion, ni d’une couleur de peau, ni de quoi que ce soit d’autre que de la volonté politique qu’elle constitue autour de la maxime de Robespierre : liberté, égalité, fraternité. et pour le reste, chacun a sa façon, sa manière. La nation française s’est construite autour de son État. Elle s’est construite autour d’un principe : chacun l’adopte en la recevant d’après la loi du sol : tu nais ici, tu es français.
Les inégalités ont explosé. Et nous sommes la grande nation égalitaire. Les infrastructures et les services publics sont ruinés. La vie chère et la récession en Europe plongent plus de 20 % de la population totale du continent dans la misère. Les dettes publiques et privées d’un côté, de l’autre la bulle des investissements dans l’IA, qui éclate déjà en ce moment même – tout cela va effondrer le système financier international. Pendant cette crise, et dès maintenant, il faut démanteler les citadelles ! Toutes les citadelles de ce système pourri !
Et pendant ce temps, les droites, que proposent-elles ? Comme elles n’ont pas d’autres idées, et que ce sont en général les partis du portefeuille… Ils proposent la répétition des recettes libérales qui ont déjà mis tout le pays en impasse et en colère. Et avec ça, les donneurs de leçons qui venaient la mine effarée à la précédente élection présidentielle, me regardant et me grondant : « vous allez faire 100 milliards de déficit »… Ils ont fait 1200 milliards de dette ! Et personne n’en a vu la couleur ! Et les revoilà avec des feuilles de route bricolées, des chiffrages extravagants et encore, encore, des destructions d’acquis sociaux. Je les vois prendre la grosse mine pour annoncer « Il faut être courageux et faire des sacrifices… C’est normal : eux n’ont pas besoin d’être courageux, puisque les sacrifices ne les concernent pas. mais c’est aux autres qu’ils demandent de l’autre. Nous, nous leur disons : c’est à vous qu’on demande d’acheter des gros mouchoirs, car il est possible que vous vous mettiez à pleurer bientôt.
Et Le Pen et Bardella ? Ils n’ont aucune idée à part le racisme. Ils sont devenus les plus hostiles aux droits sociaux du peuple en France. Durcissement des conditions d’accès à la retraite, fermeture des services publics, liquidation de l’état social. Je me suis marré. Le Pen dit « le Smic, qu’est-ce que c’est cette histoire ? on ne peut pas imposer aux entreprises un salaire minimum garanti, sinon on c’est entrer en URSS »… Personne ne lui a dit que le salaire minimum existe depuis 1950 et le smig depuis 1970 ? Elle ne le sait qu’elle vivait en URSS depuis ? Elle ne s’en n’était pas rendu compte ?
Quant à nous, nous allons faire exactement le contraire de tout ce qu’ils disent. Notre programme change complètement de logique économique. Il ne faut pas avoir peur des mots. C’est un changement complet. Ils font une politique dans un sens : la destruction des services publics, les soi-disants économies, les aides aux entreprises… et à la sortie vous êtes moins soignés, moins éduqués et vous avez moins de droits de toute sorte. Nous allons faire exactement le contraire. C’est-à-dire une politique de relance. Primo par la consommation populaire, parce que chez nous ça représente plus de la moitié de la production de richesses du pays. Et deuxio par des milliards – j’ai bien dit des milliards – de l’épargne, qu’il faut orienter vers les besoins écologiques et sociaux de notre pays.
Mais je veux aussi alerter pour que l’on comprenne bien tous quels sont nos devoirs. Et comment on doit gouverner dorénavant notre pays. Quand il y a plus de dix millions de pauvres, les perturbations économiques mondiales, qui paraissent éloignées, deviennent vite des enjeux de survie quotidienne pour des millions des gens. Une différence dans le prix des carburants, dans les prix de l’électricité et dans le prix des ressources, c’est aussitôt des millions de gens dans la gêne, dans la souffrance, dans la privation. Et souvent, vous le savez tous dans cette salle, dans nos milieux, on ne se plaint pas. On pense que l’on doit garder pour soi les aspects les plus déplaisants de ce que l’on vit, parce qu’on veut mettre avec les autres en partage le bon, le beau, les choses qu’on aime. Alors c’est à nous de savoir, mieux que d’autres, interpréter les silences, répondre au souffle suspendu, ou au gros soupir, qui sont autant de protestations muettes souvent autour de nous. Aujourd’hui par exemple, si on était soucieux du grand nombre, il faudrait immédiatement bloquer les prix, augmenter le SMIC, indexer les salaires sur l’inflation, rétablir l’accès aux ressources vitales.
Je n’accepterai pas un jour de plus que l’on laisse la population de la Guadeloupe sans solution au problème de l’eau courante. Nous ne laisserons pas Mayotte dans l’état de dénuement. Et ainsi de suite. Mais aussi, nous avons besoin d’instruments juridiques pour pouvoir intervenir soudain, d’un seul coup et en masse. Nous avons besoin de créer un état d’urgence sociale : juridiquement , c’est une nécessité absolue. Dans ce pays, il existe un état d’urgence pour suspendre les libertés publiques – ils ont inventé ça pendant la guerre d’Algérie et c’est toujours là. Pour suspendre les libertés, tout est prévu, mais pour répondre à la détresse immédiate, rien, débrouille-toi ! C’est pourquoi nous avons besoin d’un tel document, qui nous donne le pouvoir d’intervenir rapidement, sans délai – en prévoyant bien sûr, ensuite, de présenter un bilan, une fois la période écoulée, devant l’Assemblée nationale pour qu’elle juge le travail qui a été fait et s’il est conforme aux principes de notre pays – mais qui permette d’agir vite, d’agir bien, de ne pas demander aux autres de supporter une souffrance qu’on ne supporterait pas soi-même.
Je vous ai dit il y a un instant : il faut prendre de la hauteur. Il faut prendre la mesure du monde dans lequel nous vivons dans toute sa gravité. Il faut regarder et répondre aux grands défis de notre époque qui mettent en cause l’avenir de l’Humanité. Et pour cela il faut les identifier, les nommer – appeler « génocide » un génocide – et il faut traiter chaque cas avec une méthode concrète.
Ici commençons par agir contre la menace de guerre généralisée. Car toutes les autres questions, même les plus vitales, nécessitent l’état de paix pour être traitées sérieusement. Notre programme refuse les gesticulations bouffonnes et l’escalade guerrières. Des guerriers du menton qui proposent des armes et des tirs ici ou là, comme si c’était un jeu vidéo, alors que nous savons que si la France est rendue cobelligérante dans un combat contre une nation nucléarisée, un seul coup et il n’y a plus de France. C’est du sérieux. On ne peut pas jouer avec ces questions-là. Alors, nous n’avons rien à faire dans l’OTAN ni dans les guerres américaines !
La France doit construire un front mondial de non-alignés, partisans d’un monde ordonné. Je n’ai pas dit « multi » je ne sais quoi, je dis ordonné : avec des lois que tout le monde respecte, et les instruments de coercition pour faire respecter ce droit quand il ne l’est pas, pour sortir des périodes des complicités muettes et criminelles. Avec la victoire de Lula au Brésil, la ténacité du Sheinbaum Mexique et celle de la gauche espagnole par exemple, un pôle non aligné devient possible dans le monde. Et lui, du jour où il existera, j’en suis certain, ouvrira un chemin de grand ralliement de nations qui voudraient rester souveraines – c’est-à-dire ne pas être entraînées dans des combats qui les détruiraient, les dépasseraient, et finiraient pas leur confisquer toute autonomie. L’ONU, la coopération et le droit international : voilà non seulement nos slogans mais l’agenda et la feuille de route du gouvernement insoumis que nous allons constituer si la France le veut. Ce ne sera plus la loi du plus fort ou pire la loi du plus fou : ce sera un front du refus du suprémacisme. Personne ne nous donne d’ordre. Nous n’en donnons à personne. Chacun détermine librement et souverainement ce qu’il fait de sa nation.
Écoutez encore ceci. Il nous faut un altermondialisme. Une autre manière de vivre la réalité mondiale. Il faut remettre à l’ordre du jour le désarmement nucléaire de la planète région par région. pas d’armes atomiques, pour personne, au Moyen-Orient. Et le moment venu, si l’on désarme, en commençant par ceux qui sont le plus armés – ceux qui ont, paraît-il, de quoi faire disparaître la terre 16 ou 17 fois, ce qui est absolument ridicule puisqu’une seule fois suffirait – ceux-là d’abord doivent désarmer. Vous autres vous n’avez pas connu cela, mais à l’époque de la Guerre froide, on était plus en sécurité qu’aujourd’hui car à l’époque on discutait du désarmement nucléaire, de la méthode, comment le mettre au point, comment surveiller, contrôler. Tout est parti, il n’y a plus rien ! Le danger nucléaire est un danger militaire d’abord. Et ensuite un danger civil. Et ce n’est pas tout. Je peux me souvenir du moment où l’on a décidé qu’on ne permettrait plus les armes chimiques. Trente ans après, quoi qu’ils l’aient signé, les États-Unis d’Amérique ni la Russie n’avaient pas commencé à détruire quelque arme que ce soit. Il le faut absolument. Mais ce n’est pas tout. La France doit reprendre le message qu’elle portait ailleurs alors : il faut organiser et rallier la majorité des nations au désarmement bactériologique. Parce que toutes les grandes nations surarmées en ont. Ce qui promet des catastrophes presque aussi grandes que celles qui viendraient de l’armement nucléaire. Ce sera l’une des grandes causes de la politique étrangère des Français dirigée par un gouvernement insoumis
En refusant les bavardages incontrôlés, nous entrerons franchement dans le règlement de l’invasion russe en Ukraine. Car nous Français qui avons été envahis quatre fois par notre voisin, nous ne serons jamais d’accord avec l’idée que qui que ce soit envahisse qui que ce soit pour régler un problème politique. Mais, je dis aux soi-disant très intelligents qui nous dirigent, que nous n’acceptons pas, comme eux, qu’ils aient laissé commencer la discussion sur la paix sans les représentants des nations d’Europe. Nous n’acceptons pas qu’on ait abandonné l’exigence de garanties mutuelles de sécurité, pas seulement entre l’Ukraine et la Russie, mais entre toutes les nations d’Europe, et la nôtre inclus, et la Russie. Nous n’acceptons pas qu’on envisage une paix avec des concessions territoriales en Ukraine sans qu’on demande aux populations concernées si elles sont d’accord pour se trouver de ce côté-ci de la frontière ou de l’autre. C’est au peuple de décider lui-même de ce qu’il veut. Je veux dénoncer la complaisance de Messieurs Mesdames les grands airs, mais qui oublient chaque fois qu’ils parlent de l’Ukraine de parler des droits de la population du Donbass, qui a le droit de savoir si elle veut être Ukrainienne ou Russe, si la question est posée d’un accord entre les deux nations. Et pareil pour le Karabagh, qui a le droit de savoir s’il veut être Arménien ou non, et ainsi de suite.
Je vais vous dire : nous agirons frontalement et sans nous en dissimuler. Monsieur l’ambassadeur d’Israël en France, je le comprends, a dit qu’il préférait n’importe qui élu à la présidence de la République française plutôt que moi. Je lui réponds qu’en effet, s’il est encore là, en France on agira frontalement au secours des Palestiniens, non seulement contre le génocide à Gaza mais contre l’annexion progressive de la Cisjordanie. Les navires français, comme ceux de l’Italie et de l’Espagne, s’il le fallait, escorteront les flottilles de citoyens mobilisés pour faire valoir les droits du peuple. Nous n’acceptons pas l’annexion progressive de la Cisjordanie, ni du sud Liban, ni du plateau du Golan. Et nous organiserons concrètement la mobilisation contre l’extension des cruautés aux communautés chrétiennes assiégées et persécutées en Palestine et au Liban.
La paix n’est pas une sorte de supplément culturel pour nos âmes. La paix est une nécessité vitale pour aborder le grand défi qui menace l’Humanité quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle dise : celui du changement climatique, de la destruction de nos infrastructures, de l’air, de l’eau… Nous avons besoin d’être en paix pour pouvoir régler ces problèmes. Sinon il faudra tenir d’une main un fusil et de l’autre un arrosoir. Qui peut faire cela ? personne. Il y a toujours une tâche qui passe avant l’autre. Et en situation de guerre, on sait laquelle. Pour faire face au changement climatique et à la sixième extinction de la biodiversité. Tout le vivant est impliqué. Là encore, nous organisons un changement complet. Il faut commencer avec la maîtrise, du développement économique. Et nous y parviendrons avec la planification écologique. Dont je veux préciser qu’elle sera normative. C’est-à-dire que c’est la participation aux objectifs du plan la condition des aides de l’État. Notre système est celui d’une économie mixte orientée par l’impératif écologique.
On vous a dit tout à l’heure comment la création des écorégions, remplaçant les régions actuelles, seront les premières bases du nouvel état écologique. Nous allons organiser aussi de cette manière un quadrillage du pays complet pour permettre à échelle nationale la collecte dont nous avons besoin pour réaliser les structures de l’économie circulaire, qui permettront enfin, en recyclant massivement tout, de cesser de prendre sans arrêt davantage à la nature.
Mais les questions écologiques forment un tout. C’est la raison pour laquelle nous allons abandonner le programme macroniste du « nouveau nucléaire français ». Il est dangereux. Il est coûteux, ô combien. Et il est hasardeux, en confiant notre futur à des machines dont personne ne sait encore si elles marcheront vraiment. Nous avons trop besoin de ces finances pour réaliser le mix des énergies renouvelables, hydrolienne, géothermique et marine.
Là encore il nous faut aussi un document juridique à propos des catastrophes climatiques. Quelque chose qui nous permette de décréter l’état d’urgence écologique quand les catastrophes éclatent. Nous définirons donc les conditions légales de son déclenchement et les mesures exceptionnelles pour réquisitionner, sans préalable ni délai, tous deux dont nous avons besoin.
Et maintenant, un mot pour évoquer la rupture spectaculaire que va introduire dans l’économie humaine l’arrivée de l’intelligence artificielle. Celle-ci promet, nous dit-on, d’automatiser des millions d’heures de travail intellectuel. Mais sa mise en œuvre concrète lance un défi existentiel pour la liberté individuelle, comme pour la souveraineté des peuples, et aussi l’environnement. Leur sauvegarde aux trois est alors la priorité. Cela passe par le refus de devenir une colonie numérique des USA ou un parc mondial de data center, hors du contrôle souverain. Nous allons prononcer un moratoire sur les équipements étrangers, et l’organisation du contrôle public sur les infrastructures comme sur les accès aux services. Nous rejoindrons le mouvement international – auquel la France, pour des raisons que je ne m’explique pas, ne s’est pas associée – pour une régulation mondiale de cet outil. Mais je veux vous dire encore ceci : il y a une zone de silence à propos de l’IA. La voici : nous, les insoumis, nous voulons aussi discuter pour savoir à qui va être attribué le temps libre gagné par l’action de l’intelligence artificielle. Ira-t-il aux actionnaires ou aux travailleurs ? Car dans ce pays depuis 10 ans, la répartition entre le capital et le travail s’est faite au profit exclusif des actionnaires. Nous refusons de regarder ailleurs : l’intelligence artificielle est aussi, et peut-être d’abord une question sociale. Dans ce pays, le code du travail a été abîmé dès la première heure par Monsieur Macron. Les 35 heures ont été dissoutes, les statuts ont explosé et la France est le record d’Europe des morts au travail. Sans un mot ni une décision sur le sujet depuis 10 ans. Nous, nous ne regarderons pas ailleurs.
J’ai dit ce que j’avais à dire sur des sujets clivants. Mais c’est cela la démocratie. C’est l’art de régler des clivages : on discute, puis on vote, on établit une loi car il en faut bien une. Il faut donc accepter les confrontations de projets, de mesures, et ne pas s’en tenir à des brochettes d’injures contre les insoumis, à les rendre responsables de tout. Non, il faut accepter de regarder, de débattre. Il faut accepter la contradiction.
Nous connaissons tous le refrain des manipulateurs de cette élection de 2027. D’après leur boule de cristal, nous serions battus d’avance au deuxième tour ! C’est ce qu’on avait dit à Lula aussi ! On finit par se demander si cet argument n’est pas tout simplement un prétexte pour refuser de nous aider à faire le meilleur score au premier tour. Car je veux rappeler qu’en 2022 déjà, on nous annonçait Madame Le Pen à 30 %, et qu’à 1 point près, nous l’éjections dès le premier tour. Ce qui veut dire que ce n’est pas hors de portée. Mais peut-être que ceux qui annoncent des défaites réglées d’avance sont-ils juste en train de justifier leur abstention au second tour. Moi, je leur dis comme vous : faites ce que vous voulez, mais nous allons nous battre jusqu’à la dernière seconde, et à la fin nous allons gagner !
D’autres commentateurs, me recommandent de mettre de l’eau dans mon vin pour séduire et être moins clivant. Je ne le ferai pas. Ce serait une attitude politicienne qui ne convaincrait personne, mais qui dégouterait tout le monde. Et moi le premier. Nous avons l’intention de continuer à dire franchement, tous autant qu’on est, ce que nous allons faire. Pour une raison : parce que nous allons réellement faire si nous avons le pouvoir ! Un programme n’est pas l’addition de trouvailles communicationnelles et de gadgets pour électeurs affolés : c’est une cohérence. Alors, dites-moi à quoi répondent les demi-mesures ? Soyons rationnels. Ou bien une mesure est efficace et on l’applique, ou bien elle ne vaut rien, et elle ne vaudra pas mieux, divisée par deux. C’est pourquoi il faut appliquer le programme, tout le programme !
« Alors, comment vas-tu faire camarade ? Quelle est ta stratégie pour convaincre ? » me disent les grands esprits. « De toute façon le premier tout est un détail ». Comment c’est un détail ? Il faut commencer par être très haut. Comment croyez-vous que cela va se faire ?
Cette stratégie, la voici : elle s’appelle la défense des causes communes. Ça consiste à proposer à tout le monde, quelles que soient les apparences et même quelles que soient les opinions d’abord exprimées contre, proposer à tout le monde les mêmes réponses concrètes, d’intérêt général. Oui, nous pensons nous, les insoumis, que le capitalisme est dangereux pour la vie sur cette planète. Mais nous ne demandons à personne d’être d’accord avec nous sur ce point pour voter avec nous. Ce que nous demandons c’est de dire : est-ce que vous identifiez les mêmes problèmes que nous et est-ce que vous pensez que les solutions que nous apportons doivent être appliquées ou non ?
Voyons un sujet exemplaire : la santé.La santé est devenue un problème central pour la survie de notre espèce ! Beaucoup refusent de le voir et de l’admettre. Pourquoi ? Pourquoi tant de silence ? C’est un silence stipendié, c’est un silence acheté. Car nous savons dorénavant que la santé publique dépend pour l’essentiel de conditions environnementales qui donnent lieu à des décisions politiques. L’air respiré, l’eau bue, les aliments consommés. Tout a été contaminé ! Et au point de départ, ce sont toujours des décisions politiques. Pourtant, personne n’a envie d’absorber des aliments empoisonnés au cadmium. Personne ne souhaite respirer un air toxique. Personne n’a demandé dans une élection qu’on inscrive dans un programme que du plastique entre dans les cerveaux. Personne ne veut être rendu infertile – et pourtant c’est la situation d’un couple sur cinq. Aucun parent n’a voté pour que son bébé soit contaminé avant même sa naissance. Il faut en finir, jeunes gens et générations aînées, avec l’époque où l’on empoisonnait tout le monde à l’amiante dans tous les bâtiments, ou au chlordécone comme aux Antilles, tout en connaissant parfaitement le danger.
Aujourd’hui tout le monde sait que l’épidémie de cancers est le résultat d’épandage massif et répété de pesticides. Nous appliquerons un principe de précaution sanitaire pour chaque produit, quand il y a un doute scientifique. Et alors, nous interdirons ce produit ainsi que l’entrée en France des produits des autres nations qui en seraient contaminés. Alors voter avec nous ce n’est pas la conclusion d’une discussion sur le capitalisme. Voter avec nous signifie approuver ou non cette mesure concrète : la prévention. Voilà une « cause commune » pour tous.
Et de même, nous savons que contre la maladie, c’est l’accès universel à une alimentation saine la condition de passer à côté. 9 cas de diabète – épidémie qui dévaste toutes nos nations actuellement – sur 10 sont dus à l’alimentation. Honte à l’industrie de la malbouffe ! Voilà pourquoi, d’une tribune à l’autre, d’un discours à l’autre, nous voulons tant les cantines bio et gratuites parce que nous voulons que tous les enfants mangent à leur fin et n’en tombent pas malades ensuite toute leur vie.
Et je dois encore annoncer quelque chose qui va me valoir la désapprobation et peut-être même la haine de Big Pharma… Oui, nous allons créer un pôle public du médicament.
De toute façon, nous ferons aussi le 100 % sécu. Parce que c’est 5 fois moins cher que le système des complémentaires privées – qui comme vous le savez est toujours le meilleur : non ! À tous ceux qui payent une complémentaire santé, cause commune avec nous ou pas ? Voilà la question.
Et dans ce nouvel État social, non seulement nous allons interrompre les confiscations de cotisations non payées, mais comme cela représente maintenant 80 milliards et qu’on ne peut le mettre sur le dos des petites entreprises le matin pour le soir, c’est donc toutes les autres qui vont payer. Parce qu’on ne peut pas accepter deux choses. Que comme l’État est obligé de mettre 80 milliards pour compenser ce qu’il a pris à la Sécu, ils viennent nous dire « l’État est très généreux »… On ne t’a rien demandé ! Les cotisations sociales et le budget de la Sécu est équilibré ! Alors arrêtez d’y mettre vos pattes dedans. Allez voir ailleurs ! Pas là ! Et voilà la dernière mauvaise nouvelle pour eux tous. Dans l’État social que nous allons constituer avec le 100 % Sécu, nous allons rétablir les droits de cotisants. Il va y avoir des élections à la Sécurité sociale. Si tu cotises, alors c’est toi qui décides ! Cause commune ?
Cette fois-ci vous avez compris. Tout le programme l’avenir en commun c’est un programme de causes communes. Ne vous demandez pas si vous me trouvez à votre goût. Demandez-vous si ce que je propose au nom du mouvement insoumis vous paraît correspondre aux besoins de votre vie, de votre patrie, de vos enfants, de votre environnement. L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté – sinon, bien sûr, nous le gagnerions au premier tour. C’est un programme de causes communes. C’est pourquoi c’est aussi un programme de transition vers un autre modèle de société. Parce qu’il en jette les premières bases concrètes, en réponse à des problèmes concrets. Le capitalisme est un problème concret. Alors la gauche radicale est radicalement concrète !
La France actuelle est un monde nouveau. Tout le monde sait qu’on n’aime pas à la carte : c’est tout le menu. On n’aime pas la France seulement pour un bout : on l’aime comme elle est ou on ne l’aime pas. Mais nous l’aimons ! La nouvelle France, ce monde nouveau, c’est celui des générations de toutes origines. Celui des femmes en responsabilité partout – ce qui n’était pas le cas quand la Constitution a été installée. Celui d’une population massivement urbanisée et plus éduquée que jamais. C’est la France de la créolisation de toutes les musiques et de toutes les cultures. Cette nouvelle France s’avance avec fierté – et je lui demande de ne jamais baisser les yeux – sur la scène de notre histoire nationale. C’est son tour. Les générations se succèderont toujours. Et personne n’aura jamais la possibilité de faire les tris dans les rangs. Cette nouvelle génération prend la suite des générations républicaines qui l’ont précédée. Parce que ce sont ces principes là qu’elle a appris. Et ce sont ces principes-là qu’elle aime. Et qu’elle veut au pouvoir tout le temps, tous les jours, du matin au soir !
Nous les Français, nous sommes faits comme cela. Deux empires, trois rois, cinq Républiques… Nous avons une Constitution qui a été imaginée autour d’un principe : le pouvoir du chef de l’Etat. C’était un autre moment, d’autres tâches. Nous, nous proposons une sixième République, organisée autour d’un tout autre principe. Ce principe, je le nomme, je dis son nom : c’est la souveraineté populaire permanente. Il s’agit d’organiser le pouvoir d’intervention du peuple à tout moment, suivant certaines conditions à réaliser. À tout moment, ici le nouveau référendum d’initiative citoyenne donnera au peuple un pouvoir législatif direct. Et aussi celui de révoquer un élu quel qu’il soit en cours de mandat, président de la République inclus. Ce n’est pas rien que cela. C’est le rêve accompli des sections révolutionnaires de Paris en 1789. C’est le souhait accompli de la Commune de Paris. C’est le souhait de tous ceux, anarchistes, socialistes, communistes, et toutes les traditions de gauche, que le pouvoir ne soit pas seulement celui d’une démocratie représentative. Comme l’a dit le premier maire d’Arles d’Antonelle, c’est celui du pouvoir de la souveraineté permanente. Bien sûr, il y a tout le reste des institutions qui garantiront la stabilité. Mais voici le noyau central. Et c’est pourquoi nous pouvons appeler ce que je viens de dire une révolution citoyenne. Car si nous avions eu le référendum citoyen, c’est par là que nous serions passés pour demander l’inscription – comme l’a fait ensuite Mathilde Panot et le groupe parlementaire insoumis à l’Assemblée nationale – de l’IVG dans la Constitution.
Il faut bien conclure. Je vous demande encore de réfléchir à un autre grand problème. Aujourd’hui, la question de l’unité de notre peuple est posée. C’est cette question que soulèvent le racisme et la haine religieuse. Notre pays a déjà connu ces guerres. Ne l’oubliez jamais. N’oubliez jamais que l’histoire est pour chacun d’entre nous un panier de provisions avec des expériences pas toujours fameuses. Deux siècles de guerres entre catholiques et protestants, conclues par des migrations massives de protestants, quittant notre pays. Et pour ceux qui restaient, que s’est-il passé ? Ils sont toujours aussi protestants. Tous ces massacres n’ont mené à rien. De la même manière, 1000 ans de persécution contre les Juifs. Onze fois expulsés de France sous l’Ancien Régime. Et qui ne peuvent oublier que la citoyenneté a été donnée à tous par la grande Révolution et Maximillien Robespierre. C’est là qu’on a la première fois inventé la laïcité, la séparation des Églises et de l’État. Gloire à notre Révolution fondatrice, qui nous permet à tous d’être Français. L’unité de la nation est mise en cause par le racisme, par l’abandon libéraldes populations. Abandonnées dans la diversité géographique des territoires insulaires et continentaux. La nouvelle France doit devenir vraiment fédératrice de son peuple, de ses goûts, de ses manières de vivre. La nouvelle France doit être une nouvelle ère de triomphe des principes républicains. C’est l’ère de la liberté de mener son existence comme on l’entend soi-même par sa propre décision, et avec les êtres qui nous sont chers, quelle que soit la forme de sa famille. C’est l’ère de l’égalité en dignité de tous les humains, quelle que soit leur condition sociale. C’est l’ère de la transition vers une société dirigée par l’entraide – autre loi de la nature – et par la solidarité. Et voilà pourquoi mon affiche comporte les trois mots : liberté, égalité, solidarité. Par respect pour la devise nationale, on ne se l’est pas appropriée d’un bout à l’autre. Mais oui, la fraternité est un lien de famille, un lien individuel. La solidarité est un lien social, civique, entre êtres libres,q ui considèrent avant même de se connaître, qu’ils se doivent les uns aux autres.
Merci à la jeune génération d’avoir réouvert cette voie par ses luttes, sa joie de vivre, ses mots d’ordre.
Ami·es, voici mes derniers mots ici. Ami·es, vous tous, dans son crépuscule, Macron vous a dit : « vous n’êtes rien ». Alors zou ! « Soyons tout » !