41 commentaires


  1. petit.squelette

    Allez on vous file une métaphore à la clé !
    Bon, qui embrasse qui : l’homme politique doit comprendre qu’il est plus petit que la grande Nuit Debout. Ce n’est pas lui qui utilise mais il est un outil, et même un petit outil. Les outils sont toujours fonction de leur usage et usager. L’usage d’un petit outil peut, lui, être grand. Ce n’est pas une question de taille, mais de culture, de savoir et de savoir faire. Les Nuit deboutistes apprennent et apprendront à utiliser l’outil le plus adapté. Un outil ne choisit pas qui l’utilise, mais il contient une part de capacité, il donne du pouvoir. Il faut s’entendre sur la bonne clé à molette, la mettre à disposition de chacun et des groupes.
    Le Tafta c’est le deuxième gros écrou du boulon après la loi travail. Bien rouillé, verrouillé, bien merdique. Que Nuit debout foute ça sur l’établi comme nombre de municipalités dernièrement à Barcelone. Un écrou c’est juste un écrou, il n’y a pas de sujet concrètement accaparable par des partis, mais que des partis, pas toujours des lumières, accaparés par des sujets. En Nuit Debout nombre de problèmes redeviennent écrous, dés-accaparés, déverrouillés au sein de conversations normales qui précèdent tout catalogue politique. Moins isolés aussi on sera moins cons ! Que souhaitons-nous réellement pour les gosses, les élèves, nous mêmes ? Un outil c’est immédiat, et il y a des prises immédiates sur l’avenir qu’on veut, à commencer par les places et les sujets de conversation.

  2. Georges Beaudereau

    Cher monsieur Mélenchon,
    Félicitations pour votre grand succès d’hier a la bibliothèque ! Malheureusement, comme beaucoup, j’ai du rebrousser chemin. Pensez-vous organiser une autre exposition a Montreal avant votre départ ?
    Merci d’être parmis nous.

  3. DELEPORTE

    Cher Jean-Luc,
    Tu diras à ton commandant de bord qu’il a tort, car tant que l’on n’a pas franchi la moitié de la distance, chaque minute de vol c’est bien une journée à nager en plus, pas en moins ! L’optimiste se heurte au pessimiste. Si l’optimisme consiste à ne même plus remettre en question l’objectif, alors cela confine à la bêtise !
    Cordialement.

    1. Michel Donceel

      Encore faudrait-il que la Francophonie survive à l’anglobalisme !
      Vos amis québecois vous auront peut-être expliqué que les immigrants avaient le libre choix de la langue, et que, tout naturellement, l’immense majorité choisit l’anglais comme langue d’intégration. Ce qui fait que Montréal est, désormais, une ville à majorité anglophone. Il semble qu’on puisse en arriver assez vite à une telle situation en France. Pourquoi les immigrants ne pourraient-ils pas choisir leur langue d’intégration ? Peut-on, du point de vue des droits de l’homme, leur imposer une langue qui les condammnerait à des emplois subalternes, alors que partout l’usage de l’anglais est nécéssaire pour accéder à des fonctions, disons, épanouissantes ?
      Il semblerait même qu’on envisage un examen linguistique pour les futurs candidats aux élections, au nom de l’universalisme, bien sûr. Comment ne pas comprendre ce désir de fusionner l’humanité, égale et fraternelles, dans une seule langue ?

  4. Kontarkosz

    Merci à tous nos amis Canadiens et aux Québecois(es) en particulier qui témoignent ici leur affection à votre endroit. Merci à eux de faire vivre et défendre la langue française. Qui pourrait mieux porter et symboliser en la matière le mot de résistance si ce n’est nos frères et nos soeurs d’outre atlantique ?

  5. Charles.bi

    Cher Jean-Luc
    Je te suis depuis un bon bout de temps car je crois que tu es le seul a avoir bien compris. Et, qui plus est à pouvoir l’exprimer de façon claire !
    Je suis fier d’être Wallon et de savoir que ce petit peuple qu’appréciait le grand Jules (je parle de César là) s’oppose au Tafta ! Nous sommes des râleurs, d’accord mais souvent à bon escient. Je suis heureux de voir aussi ton succès auprès des Québecois. Vivent Mélenchon et le Québec en espérant que bientôt je pourrai dire Vive la 6ème République !

  6. David

    Cher Jean-Luc
    Je suis content que vous parliez du CETA car on met les projecteurs sur le Tafta mais son petit frere CETA est aussi dangereux. Car il faut savoir qu en Ile-de-France il y a une société canadienne spécialiste de la fracturation hydraulique pour la roche mère (pétrole de schiste) qui s’appelle Vermillion Energy qui sera tres content que ce traité soit signé. Il faut savoir qu.ils ont le monopole en Ile-de-France.

  7. Bruno

    « …car la conscience de soi ne se possède que dans la durée et la perception d’elle-même. »

    Voilà une phrase qu’il faut prendre le temps de lire tranquillement pour en apprécier le suc. Beau condensé de sagesse, de Schopenhauer à la neuro-psychologie la plus pointue on ne dit rien d’autre.

  8. Ronald Thibault

    Bonjour Jean-Luc et surtout merci pour votre grande humanité. J’étais présent à la Grande Bibliothèque de Montréal ainsi qu’à la rencontre qui a suivi.
    Rendons à César ce qui lui appartient. La légalisation du cannabis est de juridiction fédérale. Rien n’a encore été voté.
    Par contre, l’Assemblée Nationale du Québec a adopté et sanctionné la Loi concernant les soins de fin de vie en juin 2014. Cette loi comprend le volet Aide médicale à mourir. Le Québec a enchâssé cette assistance dans les soins de santé car c’est une juridiction provinciale. Cette nouvelle pratique fort attendue et largement consensuelle est clairement encadrée par le corps médical. Suite à une contestation de notre loi, la cause s’est retrouvée devant la Cour Suprême qui a enjoint le gouvernement Canadien de modifier sa législation, reconnaissant par le fait même la pertinence et avant-gardisme du Québec. Bien que la loi du Québec s’adresse aux grands malades en fin de vie, le Canada pourrait aller encore plus loin et rejoindre votre position telle que présentée lors de votre conférence.
    Pour ce qui est du traité avec l’UE, c’est largement passé sous les radars. Les médias jouent le jeu des grandes entreprises qui auront l’avantage et les petits joueurs se feront manger par les fermetures et le chômage. On devrait rebaptiser ces tractations Traité pour l’ouverture sans contrainte des marchés aux grandes entreprises étrangères.

  9. HYBRIS

    «…ma percée dans les sondages ne fait pas reculer le danger du Front national, bien au contraire…»

    Ce « bien au contraire » m’a rappelé la blague du syllogisme savoyard, une savante démonstration autour des trous du gruyère qui concluait que « plus il y a de fromage, moins il y a de fromage ». Cela souligne le désarroi, voire l’inquiétude, des dirigeants du PCF (divisés ? écoutez bien M-G Buffet). La ligne qu’ils impulsent à leur parti risque de partir en vrille avec l’idée des primaires opportunément justifiée par « l’irrésistible ascension » du FN.
    Deux mots sur les sondages. A plus d’un an du scrutin, ils n’ont bien entendu aucune valeur prédictive (*). Ils marient cote de sympathie, notoriété et air du temps. Couramment objets de manipulations, car ils peuvent avoir un effet mobilisateur, voire autoréalisateur, leur publication a vocation à peser dans le champ politique. Ils donnent Jean-Luc Mélenchon en bonne position? On ne va pas s’en plaindre.
    (*) Quid du score du FN par exemple ? Quand la droite classique aura désigné son candidat, on subodore que pour un enjeu sérieux, une proportion indéfinie de xénophobes friqués devrait retourner à ses premières amours (elevée à 23 % un an plus tôt, M.Le Pen finira à moins de 18% en 2012).

  10. morvan

    Alors, sondages, ma réaction immédiate, quelle est cette fois l’instrumentalisation, tant sur Jean-Luc Mélenchon que sur le petit Macron, dans le sondage Viavoice, boîte mettant entreprises avant institutions, panel de 1001 français (et non nuits) dont il n’est pas sûr qu’ils vivent au pays, mais on n’a pas la proportion d’éventuels expats ?
    Autre recherche de l’instrumentalisation dans le revirement total actuel des médias/des voix gouvernementales sur le TAFTA, dont on met tout à coup en avant, comme une découverte, ce qui se clame dans la vraie gauche depuis le début contre cette chose et sa copine canadienne. Hollande s’apprêterait-il de nouveau à piller Jean-Luc Mélenchon, en dernière ligne droite, en faisant un « gros coup » d’apparent nettoyage de sa casaque néolib ? Méfiance ! Souvenons nous des 75% et du reste.

  11. Rose Flamant

    Bonjour M. Mélenchon et bienvenue au Québec.
    À l’émission Medium Large, vous aviez annoncé à Catherine Perrin que vous souteniez le mouvement Nuit debout qui regroupe désormais plusieurs pays dont la France, la Belgique, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Angleterre et même Taiwan. Nous avons été surpris de ne pas vous avoir vu au premier assemblement de #Nuit debout Montréal qui a réuni plusieurs centaines de personnes devant le Consulat général de France, vendredi.

  12. Xavier Nathalie

    La question du temps est rarement abordée par quiconque. Je suis ravi de la voir encore une fois prise en compte ici. La multiplicité des activités due aux objets qui nous interconnectent étant de fait le pire outil de notre déconnexion au temps. Pis encore, la déconnexion au temps de l’action a de graves répercussions psychologiques sur l’individu. Et Jean-Luc, force est de constater que votre énergie débordante ne contient guère dans si petit espace…
    Si vous me permettez, dans les périodes où votre présence s’intensifie, où comme vous l’avez noté, le rythme des activités dépasse le rythme adapté à votre action, votre énergie tend à être guidée par la colère, vos critiques en deviennent plus émues que politiques. L’émotion est certes essentielle, mais pour un militant politique elle doit aussi être support éducatif. Et la colère, si juste soit-elle, n’est pas un bon professeur. La dernière partie de cet article cependant est remarquable par son ampleur éducative : la critique des smartphones y est saine et fondée, et l’émotion légitime que l’on ressent face à ces outils se trouve transformée en savoir constructif.
    Aussi m’apparaît-il important que votre conscience de l’existence du temps soit mise au service du but à atteindre. Nous n’avons pas besoin de vos colères sur tel ou tel point, nous la partageons. Nous avons besoin de votre énergie pour construire, de votre talent pour agir, et de votre capacité à enseigner l’espoir.

  13. roux dominique

    Bonjour,
    Juste pour saluer, à mon avis, la pertinence des propos de Mme Xavier (commentaire précédent) et pour vous remercier, Mr Mélenchon, de l’espoir que vous faites vivre à travers l’Humain d’abord.

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