sens du moment

19.09.2017

Le sens des évènements

On ne peut croire que tant d’éditorialistes, tant de chroniqueurs, tant de demi-sel de la politique et du divertissement, se déshonoreraient comme ils le font à cette heure avec ce feu roulant d’insultes, d’invectives et de manipulations sans une raison brûlante. Pour le front des libéraux européens, les pillards de la Grèce, les brutes sociales groupies de Merkel, les milliardaires et le MEDEF, la bataille de France est commencée. Pour eux, après les escarmouches et les percées exploratoires des quinquennats de Sarkozy et Hollande, l’assaut frontal commence. Tout l’État social républicain est sous le feu. Tout va être attaqué en même temps. Droit du travail, retraites, logements. Tout. C’est cela la vérité du moment.

C’est pourquoi la convergence des luttes est un enjeu essentiel du rapport de force à construire. L’initiative politique comme nous la prenons permet d’offrir des points d’appui qui la rendent possible. Car le plus probable n’est pas qu’elle soit décrétée mais qu’elle se fasse d’elle-même. Le 23 septembre, à Paris, on ne défile pas par corporation ni génération : tout le monde est là en même temps. C’est ce qui aide non seulement le rapport de force du moment mais prépare celui qui peut se construire dans l’ensemble de la société.

Car c’est bien une page décisive de l’histoire du pays qui s’engage. L’adversaire est fort, déterminé, lourdement équipé de moyens institutionnels et médiatiques. Un chef condamné à la cavalcade mène tout au pas de charge. Et les ribambelles suivent. Rameutées par le fouet des injures adressées à leurs adversaires les « fainéants, cyniques, extrêmes, névrosés, abrutis », tous les importants s’attroupent. Les supplétifs aussi sont nombreux. Opportunistes, aventuriers, carriéristes, traitres à gages bourdonnent autour du trône.

Mais de notre côté nous ne sommes pas démunis. Nous avons la force de l’expérience accumulée par notre peuple depuis le référendum de 2005 et dans toute la séquence de luttes sociales et politiques depuis cette date. Nous sommes forts de la fin des illusions sur les partis de la vieille gauche qui paralysaient tout, leurs alliances combinardes, leurs jeux de rôle permanent, leur mots-pièges et leurs chantages. Nous sommes fort d’un syndicalisme de combat unique en Europe. Fort d’un peuple rebelle et prompt à l’insoumission. Nous sommes fort des sept millions de voix rassemblées sur le programme « L’Avenir en commun », de notre mouvement « La France Insoumise » et de son groupe parlementaire, de ses milliers de groupes d’appui, qui ne dorment pas sur leurs lauriers, qui ne cèdent pas à la provocation ou aux insultes du pouvoir et de son système mais mobilisent tous leurs moyens et toutes leurs énergies pour aider le peuple à se fédérer dans l’action.

Je crois a notre succès. La cohésion et la solidarité sont là. Voyez comment en quatre jours, 44 000 euros de dons ont été rassemblés pour aider le paiement des places de cars. De la sorte 400 demandes d’aide individuelle répertoriées ont été satisfaites séance tenante ! C’est un petit signe, certes. Mais il veut dire tant de choses ! En mettant sa force et ses méthodes au service de la mobilisation, « La France Insoumise » prouve son utilité et son efficacité au service de bien plus grand qu’elle. Enfin un mouvement politique de masse qui n’est pas une fin en soi.

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