137 commentaires


  1. Farfouille64

    La crise financière à venir pourrait bien être l’élément déclencheur de l’effondrement de notre société comme l’annoncent si implacablement Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans « Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes ». Attention ! C’est une lecture dont on ne sort pas indemne. En toute lucidité, il faut arrêter de parler de relance économique, la croissance ne reviendra pas. La bifurcation écologique proposée par la FI accompagnée d’une forte modération énergétique et consumériste constituent bien une relance, mais une relance de l’espoir de se prendre le mur moins violemment qu’avec la société que nous propose Macron.

  2. ROLLAND

    Puisqu’il est question de la Grèce et donc de l’Europe, j’ai une question de fond. Le conseil constitutionnel vient par une décision du 6 octobre obliger l’ata au remboursement de 10 milliards d’euros perçus illégalement au titre d’une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés en relation avec les montants distribués (dividendes). Dans sa décision, il me semble qu’il démontre qu’il est « anticonstitutionnel » de désobéir à une directive européenne, de désobéir aux traités signés par la France. Que deviennent dans ce cas la stratégie des « plans A et B » ?
    Sur les syndicats, il y a d’un coté les appareils, c’est à dire les confédérations et de l’autre des milliers de militants actifs qui défendent pied à pied les travailleurs. Dommage que l’amalgame soit fait et le camarade Jean-Luc froissent profondément ceux qui participent à FI, ses meeting, ses manifestations !

    1. Pierre 93

      Si une internationale anti austérité voit le jour, ça peut changer le rapport de force.

  3. Yves THIEBAUT

    Bravo, et merci, une fois encore, pour cette excellente leçon d’économie politique. Merci, car en cette matière, nous avons besoin de comprendre, et chez les beaux parleurs des medias, il est plus courant de faire semblant de comprendre. Mais aller au fond des questions et des problèmes, c’est un autre exercice ! Cette belle analyse donne un peu une leçon aux gestionnaires actuels de ce système économique et financier. Mais on aimerait voir ré-expliquées les actions que nous devons envisager pour aller plus loin, pour changer, chez nous et mondialement, le système économique et le maîtriser.

  4. Ythie

    Mais non, Junker était bien à coté de Macron en Guyanne et il a même parlé avant ce dernier dans le sujet filmé passé à la télé. Que faisait-il là ? De façon générale, les présidents de la commission qui ne sont en principe que des factotum des chefs d’Etat ne devraient pas figurer aux sommets internationaux autrement qu’au second plan, ce qui est loin d’être le cas.

  5. Bonneaud

    En effet, les médias tous (ou presque) à la botte de la finance sont là pour nous empêcher de penser et même pour nous abrutir. Comme exemple M Emmanuel Dechypre éditorialiste de BFMtv, je cite « les riches créent des richesses et des emplois et les autres en profitent ». Voilà un virus éclairé au service de la macronite.

  6. Esnol

    Bravo et encore merci. Courage, Jean-Luc, on t’aime.

  7. Jordan Anne

    Merci, Jean-Luc Mélenchon, pour ce billet comme toujours percutant et complet ! Je me permets de revenir sur la Sécurité sociale. Comment se fait il que l’on n’entende pas la FI sur la proposition du printemps dernier concernant le modèle en vigueur en Alsace Lorraine ? Voilà un organisme non déficitaire avec des remboursements exemplaires, cela fonctionne depuis es décennies, et personne n’en prend de la graine ?

    1. Sans Claude

      Concernant ta question sur la sécu, le te propose de lire le livret thématique édité par la FI sur la santé, je pense que tu y trouveras la réponse à la question concernant les propositions de la FI sur la sécu, mais en ce qui concerne le silence que les médias font sur ces propositions, qui dépassent largement les performances de la Sécu Alsace Lorraine, on comprends bien pourquoi il est maintenu à son niveau maximum, je te donne donc le lien permettant de visionner ce livret, et bien d’autres associés, bonne lecture.

  8. Liza Jean Benichou

    Je vous transmets mon meilleur souvenir depuis Athènes et vous remercie pour votre écoute attentive et bienveillante. Ici, je continue le travail avec les réfugiés. Jeudi prochain les Français du Monde, ADFE section Athènes dont je suis la secrétaire générale organisons une grande soirée autour du thème : La Grèce terre d’accueil ou terre d’asile. C’est une manière aussi de continuer le combat en dénonçant encore et encore l’accord scélérat UE-Turquie qui a pour conséquence d’engorger les centres de rétention grecs dans lesquels les réfugiés vivent dans des conditions déplorables. Merci aussi aux députés qui vous accompagnaient et surtout à celui de la Gironde.

  9. malinvoy

    A propos des exonérations fiscales accordées aux plus riches, toutes choses égales par ailleurs, le système actuel s’apparente de plus en plus à la fiscalité d’ancien régime. Exonération de la classe dominante, part majoritaire des impôts indirects (gabelle = TVA), pressurisation des classes populaires avec pour corollaire absence (aujourd’hui limitation) des services publics. Aujourd’hui, je ressent cela profondément, que mes contributions ne servent plus au bien être collectif mais à l’enrichissement d’une classe de parasites.

  10. Lacaze

    Bravo et merci pour cet exposé pédagogique de la situation en France metropolitaine et l’outre-mer et sur ce qui se trame en Europe et dans le monde sur fond de crise économique planétaire. Concernant le harcellement sexuel des femmes, il faut réprimer les coupables qui agissent partout mais surtout dans le monde du travail. Il faut donc compléter l’arsenal juridique existant et pour ce faire légiférer. Un comble pour ceux qui n’ont de cesse que de démanteler le code du travail. Encore une incohérence macronienne !

  11. Autrement

    @Rolland
    « Sur les syndicats, il y a d’un coté les appareils, c’est à dire les confédérations et de l’autre des milliers de militants actifs qui défendent pied à pied les travailleurs. Dommage que l’amalgame soit fait ».
    C’est bien vrai, mais justement, nous ne faisons pas l’amalgame, au contraire, nous soutenons les mouvements syndicaux et nous participons à leurs actions ! Le malheur, c’est que l’unité syndicale de lutte, tout-à-fait possible à la base, est paralysée par certains « sommets ». D’autant que ces sommets ne veulent pas comprendre qu’au point de dévastation Euro-médefo-macronienne où nous en sommes, pour être efficaces, luttes syndicales et mots-d’ordre politiques doivent de toute urgence converger !

  12. PIETRON

    Sans un puissant mouvement social « l’alternative sérieuse » est compromise. Il semble que le consumérisme des ambitions parcourt certains confédéraux syndicaux salariés empêtrés dans leurs contradictions. Conjugué à la professionnalisation des mandats occupés parfois durant toute une vie par certains syndicalistes, l’ensemble brise cet élan collectif que beaucoup de militants en entreprise soumis à la répression tentent courageusement d’instaurer. De bas en haut, le syndicalisme est passé de haut en bas. Et c’est bien là que le bat blesse. Les secrétaires généraux sont devenus avec la casse de repères idéologiques des donneurs d’ordre suivis par leur proximité confédérale plus soucieuse de la pérennité de leurs mandats que de la pensée et de l’action révolutionnaire ou tout simplement résolues à combattre l’étau du talon de fer (le capital) asséné par ses servants politiques. La division est avant tout confédérale. La base militante doit…

  13. PrNIC

    « Comment je sais que Macron a le point aujourd’hui ? Parce qu’il peut se permettre d’avancer sur tant de front sociaux sans ralentir. Comment est-ce possible alors qu’il n’a pas de base sociale pour sa politique dans le pays ? »
    Mais Jean-Luc, il n’a pas besoin de base sociale pour faire des cadeaux aux plus riches. C’est bien notre mode de pensée d’avancer avec l’appui du peuple, mais si celui ci est absent on fait quoi ?

  14. Jacky Henry

    En effet, l’application de la fameuse « Charte d’Amiens » a connu bien des vicissitudes. Après 1914, elle fut notamment mise en avant par le réformisme syndical incarné par le socialiste Léon Jouhaux pour empêcher le courant révolutionnaire communiste de Benoît Frachon d’accéder à la direction de la CGT. Il en résulta la scission de 1922 et l’affaiblissement du syndicalisme français jusqu’en 1936.
    De même, et par le même Léon Jouhaux, le respect de cette Charte fut invoqué pour provoquer la deuxième scission de la CGT en 1948 et la création de FO avec le soutien de l’argent américain en pleine guerre froide. Aujourd’hui, dans un contexte marqué, comme en 1905, par la division et la rivalité des forces politiques progressistes dans notre pays, et compte tenu ses débats rien moins que fraternels qu’elle nourrit depuis des mois, il n’y a rien d’étonnant à ce que certains privilégient « une stratégie d’unité ouvrière » tenant à distance les sectes…

    1. Pierre 93

      Peut-on rappeler que toutes les conquêtes ou avancées sociales ont été le produit de mouvements de masse et que ces mouvements ont été le résultat d’une union des organisations syndicales ou politiques ou les 2 selon les périodes ? Avant de rejeter les unes ou les autres, un peu de réflexion sur l’histoire de la lutte des classes. Ce qui ne justifie pas tout évidemment.

  15. Jean-Paul B.

    Chaque fois que LFI essaye de faire entendre la nécessité de lutter, l’attelage composé du pouvoir, des 9 milliardaires et de leurs médias, se voit offrir l’occasion de détourner l’attention des citoyens. Aujourd’hui c’est « les déclarations d’amour » de notre députée Danièle Obono à Mme Houria Boutelja (initiatrice et porte-parole du sulfureux « Parti des Indigènes de la République »). Je vous invite à lire et à écouter attentivement les propos de Mme Boutelja (et de son mouvement le PIR) pour constater, comme l’avait déjà fait Thomas Guénolé, qu’ils sont absolument contraires aux valeurs républicaines que nous portons. Je pense que le moment est maintenant venu pour LFI de clarifier les choses, afin que chacun ouvre les yeux et prenne bien la mesure des conséquences de ses propos. Il faut cesser de donner l’occasion à nos adversaires de nous dénigrer pour empêcher nos propositions d’être entendues par le plus grand nombre. Il en va de notre crédibilité, donc de…

  16. Ariane Dreyfus

    Cher Jean-Luc Mélenchon, merci d’être là ! J’ai repris goût et envie d’agir grâce à vous, infatigable et irremplaçable, et au beau programme de FI. Puis-je vous dire aussi combien je serais heureuse, pour la défense de la république et de la laïcité, de vous voir exprimer votre soutien à Charlie Hebdo ? En effet, depuis leur dernière Une sur Tariq Ramadan, ses journalistes et dessinateurs croulent de plus belle sous les menaces de mort. Cela fait des années qu’ils ne peuvent plus exercer leur métier, faire leur travail en toute sérénité. Or nous vivons dans une république laïque, et en faisant ce qu’ils font ils sont dans leur droit. Ceux qui les menacent menacent nos libertés. S’ils ont des reproches à leur faire, qu’ils recourent donc aux tribunaux, pas aux armes. Il ne faut pas sortir de là. J’aimerais donc qu’ils soient davantage soutenus, à nouveau ils sont trop seuls. Alors que c’est de nous tous qu’il s’agit.

    1. Grégoire

      Vous parlez du journal qui voici 8 jours caricaturait Jean Luc Mélenchon en féroce FFI tondeur de femmes ? Pauvre Charlie, devenu l’ombre de l’ombre de ce qu’il fût jadis.

    2. patrice 30

      Elle parle surtout du journal qui a tant fait pour la liberté de la presse. Journal couvert d’injures de menaces depuis ses premiers numéros et c’est une constance qui fait sa force. Nul ne vous oblige à l’acheter mais il y a encore des survivants du 07 janvier 2015 certains fusillés par les frères Kouachi (Riss, Lançon, Nicolino). Respect pour eux et pour tous les autres.

    3. rage au coeur

      Charlie est devenu glauque hélas, voir aussi la une sexiste en référence à l’âge de Brigitte Macron. C’est vraiment du bas étage ! Avec le Canard qui se met aussi à faire du Mélenchon-bashing y a de quoi regretter de savoir lire.

  17. Ariane Dreyfus

    Moi aussi, depuis que je défends FI, il m’arrive d’être déçue par ce journal, si écolo et qui n’évoque pourtant jamais ce que notre programme contient. Mais comme dirait Jean-Luc Mélenchon, « ce n’est pas le sujet », le sujet est de savoir si nous nous résignons à ce qu’un dessin, quelle qu’en soit la qualité, puisse impliquer une condamnation à mort. Notre soutien doit être de principe, sinon où allons-nous ?

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