cgt agressee

Pauvre moment politique

Étrange séquence politique. Cette semaine l’affaire de l’appel des généraux à la sédition prenait un tour nouveau avec la décision du général Lecointre de prendre des sanctions. Mais la gauche traditionnelle absente de toute action sur le sujet se vautrait encore dans le premier mai. Elle fit étalage de son impuissance à se mobiliser. Et cela au moment même où la CGT se faisait agresser en cortège par des gens criant des slogans homophobes et racistes. Une fois de plus le préfet Lallement, l’ami d’Hidalgo, a fait merveille sans que la maire de Paris y trouve à redire. Et sans que l’officialité de la gauche traditionnelle change d’avis sur son boycott de la marche des libertés proposée par des dizaines de personnalités impliquées dans ce combat qui ont donc choisi de contourner l’obstacle des appareils de ces partis.

Présent à Lille j’y touchais du doigt toute la médiocrité et l’hypocrisie de la samba de l’Union telle que la pratique cette gauche traditionnelle à l’agonie. Pour diluer ma présence, un beau visuel avait été confectionné par les amis de l’Union ou s’étalaient tous les noms sauf le mien. Puis ils se disputèrent entre eux et le visuel disparut. Je pris contact pour une visite de courtoisie au maire comme je le fais partout où je passe. Ici c’est Martine Aubry : « On se verra à la manif, je ne peux pas après », « ça tombe bien, je propose la veille puisque je suis sur place », « je ne peux pas non plus ». Tant pis ! C’est la vie. Et si ça se trouve c’est vrai. Surprise : son commentaire dans la presse le lendemain tout en fiel : « Le premier mai ce n’est pas la fête à Mélenchon ! On vient en soutien des travailleurs. S’il veut me voir il sait où me trouver». Sans commentaire. Et le « soutien des travailleurs » s’achève dix minutes après le départ, par une rue adjacente. Il est vrai que la fédé PS avait appelé à se mobiliser et que seul dix militants étaient présents.

Tel est dorénavant le socialisme dans le berceau du mouvement ouvrier dans le nord ! J’ai dit sans façon ma façon de voir à la délégation venue faire des photos avec moi : « Vous êtes des faux jetons ! On vous donne la tête de liste aux régionales et vous nous virez de tout accord aux départementales ! » Ceux que cela amuse peuvent en savoir plus avec « Arrêt sur images ». C’est la même comédie en PACA. Après des mois de discussion en « collectif unitaire citoyens », arrive la décision des Verts : « on ne veut pas d’Insoumis avec nous ». Tous les autres regardent la pointe de leurs souliers, prennent la part que leur accordent leurs nouveaux maitres, les Verts, et rentrent à la maison le béret à la main. Même système aux départementales. Pourtant le « danger du RN » est ici à son comble. Et ainsi de suite. Voilà ce qu’est en réalité « l’Union » pour ces gens qui en parlent sans cesse.

La vérité tout le monde la connait. Mais tout le monde fait semblant. Et surtout les rubricards à qui la partition fournit de quoi faire vivre le feuilleton. Je résume : la gauche traditionnelle des gouvernements du passé voudrait bien se retrouver ensemble comme au bon vieux temps. Pour cela, il faut reconstruire le monopole d’hier donc éliminer les Insoumis sans se faire prendre. En fait, l’élimination des Insoumis est la base de l’accord. Donc, tous les moyens de restreindre le périmètre sont bons. Nous observons. Comme je n’ai proposé ma candidature qu’une fois certain qu’il n’existait aucune possibilité de convergence, j’observe ce qui se passe a présent. Les Hauts-de-France et PACA sont des signatures politiques. Comme le sectarisme absolu des Verts sur les têtes de liste régionale et les accords à tous prix du PCF avec les socialistes. Voyez : on jure de respecter un code de bonne conduite ? Aussitôt Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée, dit qu’elle ne choisit pas entre Macron et moi. Je dirai le moment venu ce qu’est devenu ce PS là depuis le début de la législature Macron.

Bref tous ces gens se donnent bien du mal pour rien. Qu’est-ce qui peut bien leur faire croire que nous n’avons pas compris qu’on ne peut rien attendre d’eux ? Quel genre de programme est possible avec eux ? On perd notre temps et rien de plus. Par contre la rencontre à Lille avec Benoit Hamon et Sandrine Rousseau montre une tout autre possibilité tant humaine que programmatique. Un tout autre axe d’action. On y travaille.

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