Nouvelle-Calédonie : il n’est pas trop tard pour reporter le référendum

Dimanche 12 décembre, un nouveau référendum est convoqué en Nouvelle-Calédonie sur la question de son indépendance. Les représentants indépendantistes demandent depuis le mois d’octobre le report de cette date. Leur argument est sérieux et respectable : le respect des devoirs coutumiers du deuil en période de pandémie. Les deux premiers référendums organisés en 2018 et 2019 conformément au accords de Nouméa se sont déroulés dans des conditions acceptées par les deux parties, indépendantiste et loyaliste. Ce n’est pas le cas cette fois.

Tout le processus de paix en Nouvelle-Calédonie est conditionné à l’accord des deux parties. Les accords de Matignon en 1988, puis les accords de Nouméa en 1998 ont été construits sur ce principe. En refusant d’entendre la demande de report du référendum, Emmanuel Macron prend le risque de briser cet équilibre. Je l’adjure donc : il doit mettre à l’ordre du jour du conseil des ministres du mercredi 8 décembre ce report. S’il ne le fait pas, il prend la responsabilité de recréer les conditions du conflit actuellement apaisé. La mise en danger de la paix ne peut servir de stratégie électorale pour une candidature du parti de l’ordre que voudrait incarner Monsieur Macron.

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