Sifflez ! Sifflez ! Dans la nuit la Liberté vous écoute.

La France qui a faim, la France qui a soif, la France qui se prive de tout, la France condamnée au travail forcé pendant le RSA puis deux ans de plus à 62 ans, la France où rien ne marche plus ni Hôpital ni Ecole, la France où la mortalité infantile s’envole…. la France humiliée par un tableau d’elle ridicule et méprisant en ouverture d’un championnat mondial, la France rendue odieuse dans toute l’Afrique, la France dans la canicule « que personne ne pouvait prévoir », la France souffre mais ne se tait pas. Car dans ce cauchemar de la macronie, la France a levé la tête devant le monde entier et sifflé Macron à pleins poumons. Sifflé, conspué, moqué, raillé. On l’a entendu jusqu’au bout du monde : invaincus. Elle a sifflé par procuration contre tous les tyrans, tous les néo-libéraux, tous les milliardaires qui se sont gavés grâce à leurs  marionnettes politiques au pouvoir. 

Et ce 11 septembre nous avons été partout commémorer le combat des chiliens de Salvador Allende pour célébrer leur combat. Il continue ce combat car c’est au Chili, par l’assassinat d’Allende et de milliers des nôtres que commença l’expérience de la première mise en application de la nouvelle politique alors, celle des néolibéraux celle des « Chicago boys ». Celle dont Macron est aujourd’hui l’ardent agent désastreux pour la France et son peuple.      

Rire en macronie c’est facile. Samedi le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin à la télé laisse entendre que je suis drogué. Léa Salamé, hilare, lui demande de confirmer. Sans le grand acteur Jacques Weber prenant ma défense avec dignité, ces deux représentants de la classe médiatique et de la caste au pouvoir auraient pu rire sans réplique à leur bassesse. J’ai vu l’extrait. J’étais consterné. Je comprends que cette insulte est calculée. Darmanin sait que je ne suis consommateur d’aucune drogue d’aucune sorte. Ni même le tabac ou l’alcool. Pourquoi dit-il cela ? C’est clair : pour que je réplique. Pour que je lui jette à la figure des noms de gens de sa connaissance dont le nez picote assez pour qu’on les voit si souvent se le frotter. Pour que je fasse la sale besogne qu’il n’ose pas faire pour l’instant. Des noms ? Ne nous abaissons pas à leur niveau. Les intéressés se reconnaîtront. Ils savent que je sais. D’autant que sur le plateau il y a peu d’innocents. Léa Salamé ? Elle rit comme siffle une langue de belle-mère. C’est un automate de la rigolade graveleuse. Parce que son job est de faire croire qu’on se marre à mort sur son plateau glauque. Deux modèles de la décadence officielle en macronie. J’en étais là de la grossièreté ordinaire que nous subissons comme Insoumis de la part de l’arc républicain. 

Ce dimanche après-midi je faisais des courses pour un ami malade. Une personne me demande une photo au passage. Je lui ai dit « non » en m’excusant de ma hâte : « je fais des courses urgentes, excusez-moi ». D’habitude je ne m’excuse pas. Je dis « non » et je passe pour éviter une prise de tête car des gens vivent mal qu’on leur dise « non ». En sortant du magasin, présence du type de la photo. Il me filme. Il se présente comme policier. Baratin sur la difficulté pour les policiers à travailler en étant filmés etc. La voix mielleuse. Je connais ce genre de numéro. Je sais que je suis en danger car c’est le mode sur lequel j’ai déjà été agressé dans le passé. Mais le contenu du propos ne peut rester sans réponse surtout qu’il dit être policier. Je finis par lui répondre qu’heureusement on peut les filmer sinon quand ils assassinent on n’a pas de preuve. Le mot ne lui plait pas. Je lui dit « quand vous tirez sur un passager, c’est un meurtre ». J’ai Rayana en tête. On finit là. Le ton n’est jamais monté. Il me collait pourtant son téléphone au ras du visage pour filmer. C’était une posture malaisante, très intrusive bref, une agression. J’ai pensé qu’il cherchait une réaction virulente et cela m’a mis en alerte. Mon impression était qu’il était drogué ou alcoolisé. Son haleine était très fétide, son air débraillé et sale mais aussi sa démarche peu assurée. J’ai pensé qu’il fallait ramener mes courses rapidement. Le policier finit par une menace verbale avérée : « on verra ça » quand je lui dit que je ne me plains jamais. Cette vidéo a été mise en ligne. L’énergumène est un certain Bruno Attal un policier néo-nazi très actif sur les réseaux d’extrême-droite. Des commentateurs fachistes appellent à faire un tour dans le quartier où j’ai été filmé.  Je ne commente pas la gravité de ce genre de méthodes. Un député insoumis déjà, au moins, a dû déménager à cause de ce type de menaces. Ici le Bruno Attal est une star des plateaux de télé de « l’arc républicain » dont il incarne les valeurs.  

Après le jugement de deux complots pour me tuer, dont je n’ai jamais été informé avant l’annonce dans la presse, après la vidéo « Papacito » montrant comment tuer un insoumis dont le procureur de Paris a décidé que c’était « de la parodie », après des plaintes sans suite y compris quand l’agresseur signe ses menaces de mort contre moi, après trois incendies de domicile sans suite et dans le silence de « l’arc républicain », je connais les limites de ce que je peux espérer en matière de protection dans la France macroniste. Des policiers peuvent aller manifester au domicile d’un juge à Marseille, en plus de tout le reste, sans aucune suite ni conséquence. Alors, moi qui suis-je pour espérer les voir se comporter comme des gens respectueux de la loi qu’ils sont censés défendre. Après le rejet de toutes les plaintes contre le tract du pseudo syndicat « Alliance » traitant la jeunesse des quartiers de « nuisibles » et se déclarant « en guerre », je sais que la peur est déjà à l’œuvre et que le courage est une vertu mal distribuée dans l’État. Le passé l’a montré amplement. Je vous fais ce mot pour vous dire que si quelque mauvais sort m’advient, d’avance je vous confirme que je ne regrette rien de ce qui me vaut la haine de ces gens. Je vous invite toutes et tous à être très prudent.es. Ce qui s’avance sur notre pays ira à son terme, n’en doutez pas. L’épreuve ne fait que commencer. Nous sommes à l’heure des caractères. C’est le moment d’en avoir. 

Mais je ne porte pas plainte. En effet ce n’est pas là une affaire personnelle. La loi votée à la suite de l’assassinat de Samuel Paty punit ce genre de comportements. Ici ce n’est pas l’abaya qui a donné l’idée de venir m’agresser comme l’a suggéré Macron, le Président de la République, pour insulter les jeunes filles et femmes qui portent l’abaya. C’est au ministère public, dument informé, d’apprécier si l’acte de ce policier me menaçant dans la rue est un comportement admissible. C’est à la macronie politique du ministère de la Justice de le dire. Et d’en tirer les conséquences. Dans un passé récent, j’ai agi de même après avoir été enfariné dans une manifestation pour les libertés publiques. Le juge a mis en examen. Un autre a condamné l’agresseur et… l’a immédiatement dispensé de sa peine. On va voir jusqu’où ira la bienveillance pour les parodies de meurtre  et les agressions filmées dans la rue.     

SANGLIER RADIOACTIFS ET HINDOU MAL PLACE

La quasi-totalité des sangliers abattus en Allemagne sont radioactifs
. Ils ne peuvent être mangés car leur viande présente un taux de césium 137 supérieur aux normes admises. Un sanglier peut être radioactif, n’est-ce pas, mais pas trop. Les sangliers sont pollués au césium 137. Près de quarante ans après on regarde du côté de la catastrophe de la centrale de Tchernobyl. Heureusement, comme on le sait, le nuage radioactif a contourné la France. Nos sangliers peuvent respirer tranquilles. Evidemment nous les mangerons sans devenir phosphorescent la nuit. Bien sûr, personne n’a vérifié ce qu’il en est en France ! Mais une étude a voulu quand même comprendre ce qui se passe outre-Rhin. Ce n’est pas la première. La France s’en fiche mais pas l’Europe de l’Est. Cette étude récente donne un nouvel aperçu sur le problème. Tchernobyl ? Mais pourquoi trente-sept ans après la catastrophe ? L’étude montre que la centrale nucléaire russe n’est pas la seule responsable. En analysant la contamination au radio césium, les scientifiques en ont « distingué diverses sources ». « Tous les échantillons, note l’étude, présentent des signatures de mélange de Tchernobyl et de retombées d’armes nucléaires […]. Bien que Tchernobyl soit largement considérée comme la principale source de césium 137 chez les sangliers, nous constatons que le « vieux » césium 137 provenant des retombées des armes contribue de manière significative au niveau total (10 à 68 %) dans les spécimens qui dépassaient la limite réglementaire ». Et même que, dans certains cas, le césium 137 des armes – lié aux essais atmosphériques qui ont subsisté jusqu’en 1980 – « à lui seul peut conduire à des dépassements de la limite réglementaire ». Vous avez bien lu. La pollution par les résidus des essais nucléaires à l’air libre sont responsables. Exactement ce qui a valu à notre époque d’être nommée « anthropocène », c’est-à-dire période ou l’activité humaine modifie la composition de la couche de surface de la planète. Cette viande contaminée au césium 137 est supérieure à 100 % aux normes japonaises. Mais le Japon veut rejeter en mer les déchets radioactifs de Fukushima. Les pécheurs portent plainte. 

Mais pourquoi, plus de trente ans après Tchernobyl, et « contrairement à la plupart des espèces forestières », chez lesquelles on a pu observer une baisse nette du taux de césium 137, n’en est-il pas de même pour les sangliers ? Les sangliers sont en effet de grands amateurs de champignons et de truffes. Ceux-là constituent « un dépôt essentiel du césium 137 migrant vers le bas. » ! Alerte donc sur un effet imprévu par les têtes d’œufs du lobby nucléaire. Le cas des sangliers permet d’évaluer à plus long terme l’impact de l’utilisation de l’arme nucléaire ou d’un accident nucléaire. « Soixante ou quatre-vingts ans après les essais nucléaires atmosphériques », les sangliers, et les consommateurs humains de gibier, en subissent encore l’impact. L’héritage nucléaire vit plus longtemps que ceux qui l’ont déclenché. Les Allemands l’ont compris et ils assument. Ils viennent de fermer leur trois dernières centrales nucléaires ! Les risques liés à l’énergie nucléaire ne peuvent être maîtrisés à 100 % », justifiait l’ex-chancelière après Fukushima. Peut-être finira-t-on par appuyer ma demande de casques bleus d’interposition autour des centrales nucléaires en Ukraine. Mais ce serait préparer la paix. Et qui veut de la paix en Ukraine quand il est impossible de simplement la suggérer sans passer pour un agent de Poutine ? Il faut être prêt à se battre jusqu’au dernier ukrainien. Même si cela doit finir par mal tourner pour les sangliers de tous les pays. Pour ne parler que de cela. 


Lawfare en Inde. Et à Marseille.
C’était une surprise. Rahul Gandhi était à Paris. On l’a vu à Bruxelles où le Président de la commission des régions au Parlement européen, notre camarade l’insoumis Younous Omarjee, l’a reçu avec l’émotion que soulève toujours la rencontre avec un représentant de l’illustre famille Nehru et Gandhi. Pendant ce temps le G20 se réunissait à New Delhi. La presse mondiale s’y trouvait. Gandhi a donc traversé l’Europe à bas bruit. La social-démocratie européenne ne s’en est nullement saisi. A l’Assemblée nationale française, Farida Amrani, députée insoumise de l’Essonne avait organisé une rencontre officielle NUPES. Et dument relancé les dirigeants EELV et PS et PCF. Pas un ne vint. Mathilde Panot présidente de notre groupe sauva l’honneur. Car Rahul Gandhi est le chef de l’opposition social-démocrate en Inde pays de la population mondiale plus élevée au monde (un milliard et demi d’êtres humains). Ça n’intéresse même pas son parti frère en France. Son pays est frappé par une islamophobie d’État sous la conduite du premier ministre d’extrême droite Narendra Modi reçu récemment en grande pompe au défilé du quatorze juillet. Les chefs de la « gauche d’avant » ne sont pas concernés. A 18H Arnaud Le Gall, député insoumis, et Charlotte Thomas, insoumise spécialiste de l’Inde parlant hindi, lui remirent au nom de notre Mouvement l’appel international de personnalités contre le Lawfare. Il s’agit de la lutte contre l’utilisation de la justice à des fins politiques. En effet Rahul Gandhi a été déclaré inéligible et expulsé du Parlement après un jugement en diffamation pour avoir dit que derrière chaque corrompu il y aurait « un petit Modi ». Fort heureusement la Cour suprême de l’Inde a cassé la décision d’inéligibilité. Mais on comprend qu’il s’agit d’un lawfare typique. D’abord comme d’habitude une indignation médiatique surjouée à bon escient, puis un juge saisi et mis sous pression médiatique qui craque en inculpant, et un autre qui craque sous la même pression en condamnant. Puis les mois passent avant que la Cour suprême annule le tout, des mois et des mois après une longue diffamation judiciaire. Exactement comme ce fut le cas au Brésil où l’infâme Bolsonaro alla jusqu’à faire incarcérer Lula par un juge qu’il nomma ensuite Ministre de la Justice. On se souvient de l’approbation des journaux de la bonne conscience européenne comme « Le Monde » qui dû ensuite rétropédaler ridiculement. Depuis, toute la procédure a été cassée, le ministre ex juge de l’affaire inculpé et en fuite aux Etats-Unis. La Cour vient de déclarer que ce fut « la plus grande erreur judiciaire » de l’histoire du pays. Je suis d’autant plus fier d’être allé visiter Lula en prison !

Le lawfare est une technique condamnée par les associations de juristes du monde entier et même par le Pape. Il est pourtant utilisé avec constance dans tous les régimes autoritaires ou en voie de le devenir. C’est de cette façon que Poutine règle leurs comptes aux opposants contre la guerre que nous défendons et accueillons en France avec le POI. Cela sans aucun soutien des bavards de la gauche d’avant qui ne font rien, mais nous accusent sans cesse. Comme l’a encore fait Mayer-Rossignol le maire de Rouen (sans que Faure ne le lui reproche) pour justifier la liste de division aux européennes. Pourquoi ne donne-t-il pas plutôt accès à un logement pour les Russes que nous hébergeons à nos frais ? Il y a une manière de soutenir la résistance ukrainienne qui confine au racisme anti-russe. Au Sénégal le principal opposant, Ousmane Sonko, a d’abord été accusé de viol et lourdement chargé par la presse avant que la charge soit abandonnée au profit de l’accusation de sédition et condamné à l’inéligibilité. En Equateur l’ancien président Rafael Correa reste sous 180 motifs d’inculpation ainsi que la plupart des membres de la direction de son parti et de ses anciens gouvernements. C’est le cas dans tous les pays. En France nous en sommes victimes aussi. Nous le racontons à tous nos visiteurs étrangers de façon à ce que chacun comprenne ce qui est en train de se préparer en France et qui ne se limite pas aux violences policières. Toute « l’affaire des comptes de campagne » de 2017 en est la démonstration. Toute la chaine judiciaire de cette époque, de la procureure de Paris au juge chargé de l’instruction, sont des anciens socialistes dont la garde des Sceaux de l’époque. L’homme qui finit par m’accuser alors qu’il dénonçait d’abord le président de la commission était un ancien directeur de cabinet du Ministre socialiste Mexandeau. C’est pourtant à lui qu’avait été confié l’examen de mes comptes. Le substitut du procureur qui perquisitionna mon domicile avait été lui le chef d’une délégation chargée d’une mission « d’échange de bonnes pratiques » au Brésil auprès du juge qui avait inculpé Lula ! Le compte-rendu de sa mission officiellement réclamé n’a jamais été transmis. Personne ne s’émut jamais d’une telle accumulation de signaux d’arbitraires. Et encore ! Je garde d’autres récits pour la suite des évènements. À cette époque les ex-socialistes devenus macronistes jouaient des coudes pour les places normalement destinées à d’autres comme ce fut le cas pour le poste de procureur de Paris. Il faut comprendre la méthode utilisée. La seule mise en examen suffit à flétrir les gens durablement. Volontairement. Mais sans recours. Et sans fin. Dans la notice biographique de Bernard Pignerol, « Le Monde » fit état de sa mise en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Ni jugé, ni défendu, mort et en cours d’enterrement, mais déjà sali encore et encore. Le juge ex socialiste avait en effet mis en examen en pleine campagne présidentielle trois membres de mes équipes de l’époque au même motif en égrenant soigneusement les mises en examen au fil de semaines. Une petite boucle de journalistes s’efforça de relayer et de faire monter la mayonnaise. Tous les autres s’en gardèrent comprenant combien la manœuvre n’avait rien de judiciaire. L’escroc « en bande organisée » Bernard Pignerol est une première mondiale : il n’a jamais bénéficié d’aucun avantage matériel, ni rémunération d’aucune sorte, pas même un frais de taxi ou de restaurant. Le premier « escroc » bénévole du monde. Et si ce n’était que ça. Autre exemple Sophia Chikirou. En plein Amfis 2022, deux médias tâchent d’imposer leur agenda à conseillère en communication du mouvement qui vient de faire 22% aux présidentielles et gagné le premier tour de la législative. Ils ont « pu se procurer un rapport d’expertise ». En clair : de manière illégale une personne d’autorité l’a donné ou vendu à ces médias. Car il sort tout droit du dossier du juge. L’intéressée n’y a pas accès car il s’agit d’une « enquête préliminaire ». Les médias à charge racontèrent des mensonges sur ce que contient le rapport. Une journaliste fait le tour des amateurs de ragots pour annoncer une « mise en examen » imminente notamment pour « abus de bien social ». Abus de bien social sur sa propre société, évidemment. « Abus de bien social » : on s’attend à des profits dissimulés, des dissimulations de services à usage personnel. Mais ici c’est un gag. Nous avons fini par savoir de quoi il retournait. Il s’agit d’un carton et son contenu. Un carton encore sous scotch. Il était encore en voie de déménagement pour les nouveaux locaux de la société. Il a été identifié chez elle, et par elle quand on lui a demandé ce que c’était. Ouvrons le carton. Qu’y trouve-t-on ? Une machine à café familiale et ses dosettes. Et aussi un aspirateur. Compris ? Mais l’accusation publique resterait « abus de bien social », encore accolé sans doute à « escroquerie en bande organisée » pour nommer l’ordre donné de porter ce carton. Je garde le meilleur pour une autre fois. En attendant depuis huit mois une journaliste du « Monde » fait une « enquête » à partir d’une liste de noms de personnes et de numéros de téléphone directement issus du dossier judiciaire auquel nul n’est censé avoir accès. Elle appelle, suggère des accusations, promet l’anonymat et ainsi de suite et envoie beaucoup de messages SMS de tous côtés. Son but : salir, salir pour venger « Le Monde » de ce que je dis de lui ici depuis des mois. Au prix d’un sexisme dégoutant et sans doute d’un dose de racisme mondain. À Marseille, le député Delogu participe à une manifestation de blocage d’un lycée à l’appel des lycéens. Moment bon enfant jusqu’à l’arrivée du proviseur (notez que je ne dis rien de cet homme quoique j’en sache) lequel prétendra ensuite avoir été frappé. Pure calomnie. Personne ne témoigne avoir vu le moindre coup porté. Ce proviseur n’a obtenu qu’un jour d’incapacité de travail. Cela rend impossible quelque jugement que ce soit. Il faut donc invoquer le fait qu’il incarne une autorité et que Delogu aussi et que cela se passe devant un lycée pour pouvoir mettre en examen et juger le député Delogu. Aussitôt la police de Marseille qui assiège le domicile des magistrats quand elle le juge nécessaire va voir près de cinquante « témoins » et remet un rapport de 260 pages au juge. Elle n’a que ça à faire ! 260 pages, pas une de moins pour l’enquête du siècle contre un crime abominable : présence dans un blocage de lycée d’un député insoumis ! Évidemment sans le moindre recul et dans le seul but de faire du buzz, l’accusation contre Sébastien Delogu est relayée à qui mieux mieux. Ceux qui le font ne savent donc pas ce que cela provoque à Marseille dans les zones où est élu le député Delogu. Jamais le respect qui lui est porté n’a été plus grand dans les milieux populaires. Mais ce qui sort abaissé de toutes ces gesticulations c’est évidemment l’idée même de Justice. C’est un grand malheur pour un pays que cette situation. Quand la police a fait une manifestation contre la Justice, les dirigeants de la gauche d’avant s’y sont précipités : Jadot, Faure, Roussel se bousculaient. Les Insoumis qui avaient de sérieuses raisons de ne pas se reconnaître dans maintes décisions de justice et notamment la férocité de la répression contre les gilets jaunes ont refusé d’aller aboyer avec la meute. Pareil pour Marseille et ses meutes anti juges en faveur des policiers qui avaient tabassé et mutilé comme on le sait un jeune homme noble et digne. Celui-ci refusa magnifiquement de stigmatiser la police pour quelques mauvais éléments mis en cause. Voila notre ligne. Nous jugeons des faits pas des catégories sociales abstraites. Et nous incriminons les catégories seulement quand les faits les associent toujours aux mêmes malheurs pour tous. Comme les milliardaires et la pauvreté qu’ils occasionnent. Les esprits simples et incultes ne peuvent pas toujours le comprendre. Mais ce n’est pas une raison pour y renoncer.

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