Quelle savoureuse pièce de théâtre de boulevard cette campagne municipale des socialistes parisiens et de leurs commensaux. Leur candidat maire, est le sieur Grégoire, actuel premier adjoint de la maire Anne Hidalgo. Il l’a trahie. Justice immanente : il sait déjà qu’il ne sera jamais maire, quoiqu’il arrive. C’est déprimant pour faire campagne. Et ça le rend plus poussif que jamais. En effet, il a lu les confidences dans l’excellent journal « Le Figaro ». C’est là que le président du groupe Horizons (dissident macroniste tendance Edouard Philippe) au Conseil de Paris a vendu une mèche que d’aucuns croyaient bien cachée. Il révèle qu’on a voulu l’associer à un complot entre les membres de la liste Bournazel (macroniste) et certains PS pour désigner celui qui pourrait « réunir tout le monde au troisième tour ». Le troisième tour, c’est le dimanche après le résultat des élections quand le Conseil de Paris élit le maire. Du coup, Grégoire vient de découvrir que son fauteuil de maire est devenu un siège éjectable pour lui. Et le bouton « ON » a été armé. Voici la recette de la mécanique. Primo, Gregoire a dit qu’il ne ferait jamais alliance avec LFI et les Verts populaires de la liste Chikirou. « Ni au premier ni au deuxième tour ». Il l’a dit et répété il y a encore trois jours. Et alors ? Avec qui compte-t-il gagner le « troisième tour » puisqu’il est certain de n’avoir aucune majorité absolue sans LFI ? Avec Bournazel. Mais pour vaincre les réticences, il faudra un sacrifice rituel du PS. Ça tombe bien les candidat.es remplaçants ne manquent pas. Le Figaro a demandé confirmation au démissionnaire. Le Figaro : « Vous faites donc référence à un autre candidat de gauche, et non au socialiste Emmanuel Grégoire ? », « Oui » répond le petit rapporteur. Et il précise : « Plusieurs candidats en secret font campagne et des noms sont déjà testés auprès de certains conseillers de Paris, dont j’ai fait partie. Cela est inacceptable pour les électeurs. » En secret ! Des noms sont testés ! Du diable si tous ces gens vont se souvenir des électeurs une semaine après avoir été élus s’ils ont déjà oublié le nom de leur candidat un mois avant !Donc le concours du remplacement est ouvert.
Du coup le Grégoire c’était déjà pas un aigle. Le voilà pigeon de l’élection. Le jus est faible. Ça se voit. Il vient de publier un « programme ». Les débiteurs de « Libération » disent que c’est le même que celui de Chikirou. Donc il faudrait voter tout de suite Grégoire dit le journal de la haine anti LFI. Les « journalistes » ânonnent ce refrain. Mais maintenant on sait que voter Grégoire, c’est élire un inconnu caché. Mais qui ? Le recopiage du programme insoumis ne trouble pas le bulletin paroissial de la petite gôche parisienne. Sans doute parce que les plumes de service doivent trop de choses à vingt-cinq ans de copinage avec la mairie. On raconte ? Pourtant, le plagiat de Grégoire va loin. Le programme et la liste Chikirou s’appellent « le Nouveau Paris populaire ». Celui que vient d’éditer le zombie PS Grégoire s’appelle… « Paris populaire ». Pourri à souhait. La force de conviction sur laquelle compte ce radeau de la méduse de Grégoire, c’est la force de confusion. À Paris, on connaît. Danielle Simonnet faisait déjà campagne contre la dirigeante CGT Céline Verzeletti investie par les insoumis, en se réclamant du NFP, et même de Jean-Luc Mélenchon. Sans doute fait-elle déjà partie du complot Bournezélien, car ses compétences en matière de trahison trouveront leur emploi.
Car pour les sales coups Grégoire est entouré de toutes les compétences. Être le premier adjoint d’une candidate maire qui fait 20 000 voix sur deux millions d’habitants dans une ville qu’il dirige avec elle, cela demande un bon niveau de compétence en sabotage. Et pour les conseils juridiques ? Grégoire a déjà le must. L’immense Valette-Valla, l’ancien patron de Tracfin, est là ! Lui-même. « La Lettre A » nous l’apprend. Certes, il en a été « débarqué en mars 2024 après un rapport de l’Inspection des services de renseignement(ISR) pointant des problèmes de management (LL du 28/02/24) ». « Débarqué », c’est le mot de cette lettre confidentielle (pub gratuite), « problème de management », c’est la version officielle de ladite Lettre A. Mais des témoins préférant garder leur anonymat, mentionnent aussi autant l’inquiétude créée par ses étranges comportements et déplacements aux Émirats arabes unis et ses coups tordus. Comme par exemple, mais pas exclusivement, contre le député insoumis Carlos Martens Bilongo. Il y a aussi l’affaire Sihem Souid qui accuse Tracfin d’avoir inventé de toute pièce une escroquerie contre sa propre affaire. Emmanuel Grégoire reçoit donc de l’ex-barbouze un « coup de main ». Il serait intervenu bénévolement – c’est bien précisé – sur des questions juridiques liées à la campagne. Lesquelles ? Mystère. Il n’y avait donc personne d’autre de compétent parmi la bande de bras cassés qui dirige la ville depuis vingt-cinq ans ? « Guillaume Valette-Valla – raconte la Lettre A – est aujourd’hui conseiller référendaire à la Cour des comptes.Il y avait déjà officié dans les fonctions de secrétaire général adjoint (à la mairie de Paris) avant de rejoindre le service de renseignement de Bercy. Le magistrat gravite dans la sphère socialiste depuis de nombreuses années », dit la Lettre A. On connaît. Ici, Valette-Valla évoluait aussi depuis 2012 dans les bandes hollandistes au sommet des hiérarchies. Puis il avait été placé à la tête de Tracfin par Macron devenu président. La Lettre A en raconte aussi une bien bonne : « il avait été approché par l’équipe de la socialiste Anne Hidalgo,qui souhaitait le recruter pour diriger sa campagne présidentielle de 2022. Une proposition déclinée par l’intéressé. » Malin le serin ! Mais quel ingrat ! « Contacté, Guillaume Valette-Valla indique avoir fourni son aide sur son temps libre, à côté de son activité professionnelle qu’il exerce à temps partiel. » précise la Lettre A. Le reste du temps ? Il donne des coups de main. C’est évident et cela va de soi. « Tout le monde le sait » comme dirait Grégoire. En tous cas l’appoint d’un conseiller en coups tordus d’un si haut niveau, lié à son pire concurrent devrait être pris au sérieux par Grégoire. Son vieux pote du cabinet de Jean-Marc Ayrault a trop d’appétit.
Son compère le maire surprise de Marseille fait sa crise de déprime à l’ancienne : en silence et de loin. Il s’est fait piéger en grand. Son compagnonnage politique affiché avec le président Macron s’achève dans un coup de Jarnac de première grandeur. Le nouveau chef de cabinet du président a fait un signalement financier sur la gestion du plan « Marseille en grand » à propos du transfert d’une école. Le détail de ce signalement est déjà publié partout. J’en épargne la reprise ici. Mais que vient faire le pistolero du président Macron dans cette galère ? Voilà : il avait été nommé à la tête de la structure marseillaise pour gérer en forme rapide et efficace l’exécution du plan « Marseille en Grand ». Donc le voilà directement responsable des habituelles turpitudes des socialistes du cru. Sagement, l’homme a préféré tout dénoncer avant d’être pris lui-même dans la dénonciation par d’autres. Encore une fois dans ce milieu tout le monde trahit tout le monde à la première occasion. Benoit Payan s’est tant moqué des autres ! Il est donc puni par où il a péché. N’avait-il pas réussi un coup sans précédent avec son idée du candidat maire caché dans la liste dont la première de cordée, d’abord élue maire, Michelle Rubirola a aussitôt démissionné ? Dans sa liste aussi désormais le « troisième tour » surplombé par le dossier de Marseille en grand est un sujet de débat où se confrontent des appétits concurrents.
Sébastien Delogu, tête de liste des Insoumis et des Verts populaires mangeait donc ses pop-corn de bon appétit en regardant le spectacle de la cour des miracles municipales marseillaises. Là-dessus arrive comme par hasard une histoire bien pourrie à la marseillaise. Selon le Canard Enchaîné « plusieurs sources judiciaires » (pas une, pas deux , « plusieurs » sources… Ce n’est pas un palais de justice c’est une volière et ça jacasse !) aurait su par l’homme qui a vu l’ours en plein trafic avec un singe lui apprenant qu’un hippopotame aurait accusé Delogu de s’être fait livrer à domicile un sac de noix de coco ! Tel quel. Quelle horreur. L’hôtel de ville frémit de joie. C’est le coin de Marseille où l’on accuse plus vite que son ombre ! Par l’odeur alléchée, Payan est aussitôt sorti de sa prostration. Il a mis son péplum de soirée et pris la pose pour exiger des « explications ». De Marseille à Naples, éclats de rire devant ce numéro de vertu outragée. Mais à Naples, ils ne font pas (encore) de confidences au Canard enchaîné.
Enfin une décision de justice qui redonne confiance. Le cyberharcèlement dont a été victime Aly Diouara lors de son investiture par La France insoumise a été condamné par la Justice. C’est la prison avec sursis et inéligibilité ! Six hommes ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines allant de l’amende avec sursis à quatre mois d’emprisonnement pour avoir cyberharcelé le député LFI Aly Diouara. La justice a retenu le caractère raciste des attaques pour la quasi-totalité du groupe. Certes, les juges ont écarté les réquisitions de prison ferme du parquet. Mais ils ont établi la culpabilité de cinq des six prévenus présents pour l’intégralité des faits reprochés. Et cela en incluant la circonstance aggravante d’actes liés à l’origine, l’ethnie ou « la race » de la victime. Stéphane C., un profil isolé poursuivi pour avoir lancé des appels à la « remigration », écope de la sanction la plus lourde : quatre mois d’emprisonnement. Quatre autres cybervoyous sont condamnés à un mois d’emprisonnement avec sursis : Frédéric B., qui avait reconnu avoir tweeté « Ta gueule bamboula », Eric L., auteur d’un message sur la « vermine », ainsi que Mathieu C. et Christophe M. Pour ces cinq-là, le tribunal les a reconnus « coupables des faits de la prévention », validant ainsi juridiquement la dimension raciste de leurs messages. De plus, le tribunal a prononcé à l’encontre de chacun des six condamnés une peine complémentaire d’inéligibilité d’un an avec exécution provisoire. Ils ont également l’obligation d’accomplir à leurs frais un stage de citoyenneté ou de sensibilisation au respect dans l’espace numérique, sous peine d’une amende de 1.000 euros. Sur le plan civil, les six hommes sont condamnés solidairement à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à Aly Diouara pour son préjudice moral. Le cas d’un septième homme, Patrick R., a été disjoint et renvoyé au 23 février. » Les réticences et tergiversations que contient aussi le jugement en affaiblissent la portée dissuasive. La preuve ce jugement a donné lieu à une relance brutale des vagues d’insultes et menaces de mort.
Cependant, le jugement est là. Il nous protège un peu. Les voyous sont désormais considérés comme des délinquants. Ils ont à présent un casier judiciaire. Cela permettra de les punir plus sévèrement lorsqu’ils vont récidiver. Évidemment, une jurisprudence est ainsi établie qui peut nous protéger aussi des cyber bandes organisées et faciliter leur condamnation.
Le ministre de l’Intérieur Nunez, le préfet du Nord et le procureur du département se rangent en flanc garde du Président de la Communauté juive de Lille. Pourtant celui-ci les prend tous pour des imbéciles après avoir violé la loi sur le séparatisme et organisé une réunion politique publique dans la synagogue. Ils regardent ailleurs et ne sévissent pas. Pourquoi ? Peur de qui ? Peur de quoi ? En tous cas, ce président répond à nos accusations par des affirmations qui font offense à l’intelligence de ceux qui en ont une. Mais pas à celles des notables cités. Il affirme :
1/ Ce n’était « pas du tout une réunion politique » dans la synagogue. Donc l’essayiste ami de Soral, Eric Naulleau, invité pour présenter un livre contre moi, en compagnie d’un député RN qui diffuse une vidéo pour se vanter de la réunion, ce n’est pas politique ! Nunez et le procureur de Lille le pensent aussi puisqu’ils ne font rien.
2/ Il déclare avoir « pour règle que les membres du RN ou LFI n’aient pas le droit d’entrer à la synagogue » « parce que ce sont des partis extrémistes ». Donc c’était bien la synagogue. Et on y trie les entrants d’après leur appartenance politique. Sauf quand c’est un député RN. Et sauf quand il s’agit de traîner dans la boue Mélenchon. Preuve qu’il ne fait pas de politique n’est-ce pas… Nos protestations ont délié des langues. Il semble que cette réunion et cette synagogue ne soient pas une exception. Nos amis doivent donc être vigilants et ne jamais manquer de dénoncer ces pratiques quand elles ont lieu.
Cet homme prend tout le monde pour des imbéciles pour échapper aux rigueurs de la loi qui interdit les réunions politiques dans les lieux de culte. Cette interdiction est-elle réservée aux chrétiens, aux musulmans, aux bouddhistes ? Pourquoi cet homme peut-il se moquer de la loi ? Parce qu’il le sait : le préfet du Nord s’en fiche. Le procureur aussi. Le ministre de l’Intérieur regarde ailleurs. Pourquoi ? Parce que ça prouve que les extrémistes ne sont pas à LFI ? Les députés LFI du Nord ont fait un signalement. Pas la mairie PS de Lille. Pas le RN. Pas le président de la région. Pas le ministre de l’Intérieur. Telle est la laïcité à géométrie variable. Si ça avait été à la mosquée ou à l’église, on aurait peut-être entendu une toute autre chanson.
Nunez par contre est vraiment décevant. On s’est trompé à son sujet. On pensait être enfin tombé sur un homme qui n’aime pas les cow-boys ni les marchands de politi-chienneries. Mais l’ancien préfet de police de Marseille laisse faire la basse besogne des supporters PS contre LFI. Il innove et trouble l’ordre public électoral en changeant les étiquettes sur les partis politiques. Alors qu’en 2020 et 2023, LFI était classée comme « gauche », le ministre fait du Trump face à Mamdani. Il décide de nous classer « Extrême gauche » comme « nuance » dans ses décomptes. Mais le PS serait à « gauche » et pas au centre avec les macronistes dont ils soutiennent le gouvernement ? C’est bouffon ! Mais depuis quand le ministre de l’Intérieur décide de ce type de changement d’identité des partis ? Depuis quand Laurent Nunez est-il devenu un sociologue de la politique pour décider que nous sommes d’extrême-gauche ? Pour satisfaire quelle demande et de qui ? Pourquoi maintenant ? Peut-on avoir confiance pour voir organiser les élections par quelqu’un qui truque les étiquettes politiques ? Et les résultats, c’est lui aussi qui les classe ? Ces façons de faire sont celles d’une république bananière. En toutes hypothèses, compte tenu de ce précédent, et des mauvais souvenirs de la précédente élection présidentielle d’étrange mémoire avec son yoyo du premier tour, il nous faut changer de braquet. Il nous faudra lutter pour des garanties sérieuses. S’impose à présent la présence d’observateurs internationaux et d’observateurs au ministère de l’Intérieur. Nous devons préparer les recours devant les organismes internationaux. Et bien maîtriser le type de plainte qu’il sera possible de déposer contre les responsables de manipulations. Un ministre de l’Intérieur qui change les étiquettes des partis alors que la justice a déjà tranché deux fois le sujet doit devenir suspect à nos yeux. Surtout quand il sert un président qui ne reconnaît pas le résultat des élections législatives. Et qui s’enferme avec le ministre de l’Intérieur un soir de présidentielle à 23 heures. La règle du jeu, oui. Tant qu’il y a une règle et que tout le monde la respecte. N’est pas Trump qui veut en France.