La procédure suite aux accusations de détention de stupéfiants contre Rima Hassan a été classée sans suite. Les analyses scientifiques ne font état d’aucune trace de drogue de synthèse dans les affaires saisies sur Rima Hassan lors de la garde à vue illégale qu’elle a subie le jeudi 2 avril dernier.
Cette décision judiciaire confirme le caractère totalement infondé des lourdes accusations qui ont été largement diffusées, à partir de fuites illégales et mensongères, sur la quasi-totalité des médias français. Celles-ci ont par ailleurs donné lieu à des commentaires infamants de nos opposants politiques, comme le parti Les Républicains, le président des maires de France David Lisnard, des députés du Rassemblement National ou Caroline Fourest.
La France insoumise a d’ores et déjà saisi l’ARCOM à propos de ce traitement médiatique diffamatoire. Nous exigeons que des rectificatifs soient publiés sur l’ensemble des médias qui ont contribué à la diffusion de ces fausses informations. Nous exigeons que des excuses soient présentées et que les responsables de ces manquements déontologiques graves soient sanctionnés.
Nous avons également demandé dès vendredi 3 avril le lancement d’enquêtes administratives pour que les responsables de cette manipulation soient identifiés et sanctionnés. Nous accueillons positivement l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violations du secret de l’enquête ainsi que la saisine de l’inspection générale de la justice. Nous demandons également qu’une enquête soit ouverte au sein de l’IGPN pour que les responsables de ces fuites soient identifiés et punis.
Nous avons appris avec stupéfaction la révélation par le Canard enchaîné d’échanges entre le porte-parole du ministre de la Justice et des journalistes le jour de la garde à vue illégale de Rima Hassan. Toute la vérité doit être faite sur la teneur de ces échanges et le ministre de la Justice doit tirer les conséquences de ce qui s’apparente à une manipulation de la justice indigne d’une démocratie.
Ce naufrage médiatique et judiciaire démontre l’ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et la France insoumise depuis maintenant plusieurs mois. Le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d’un État de droit.
Les 13 procédures contre Rima Hassan qui ont été classées sans suite :
1) Des plaintes de l’OJE et de la LICRA ont dénoncé des propos tenus lors d’une interview de Rima Hassan par le Crayon publiée en janvier 2024. Il est ressorti de l’enquête et notamment de l’exploitation des rushs qu’il s’agissait de propos tronqués et que Rima Hassan avait par ailleurs qualifié d’illégaux les actes commis le 7 octobre au préjudice de civils. La procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, les propos ne pouvant s’analyser pénalement en apologie du terrorisme
2) Des plaintes du BNVCA (Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme) et de B’nai B’rith ont dénoncé un tweet appelant au « soulèvement » devant Sciences po. La procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence d’exhortation à commettre des atteintes à l’intégrité physique ou des destructions.
3) Des signalements de députés ont dénoncé des tweets du mois de juillet 2024 citant le poète Mahmoud Darwich, dans un contexte de rivalités avec François-Xavier Bellamy. Cette procédure a été classée pour absence d’infraction, en dépit de la virulence du propos, faute de précision suffisante pour qualifier les propos de menace de mort et ces propos ayant en outre été tenus dans un contexte d’opposition politique.
4) Des signalements de l’OJE et de B’nai B’rith ont dénoncé des propos tenus lors d’une interview à Sud Radio en février 2025. Cette procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction : Rima Hassan ayant précisé que les exactions et prises d’otage perpétrées par le Hamas étaient condamnées par le droit international et constituaient des crimes de guerre, il ne pouvait être caractérisé d’infraction d’apologie du terrorisme.
5) Une plainte d’Avocats sans frontières lui reprochant l’intelligence avec une puissance étrangère a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, faute de la caractérisation d’un dol spécial exigé par le législateur.
6) Une plainte de l’imam Chalghoumi dénonçant des propos tenus sur X en mars 2025, en réaction aux propos qu’il avait lui-même tenus en interview consistant à suggérer le retrait de nationalité de l’eurodéputée, a été classée au motif qu’aucune infraction de provocation d’atteinte volontaire à la vie n’était suffisamment caractérisée.
7) Une plainte de l’OJF dénonçant un tweet datant de septembre 2025, comportant la photographie d’une suite de chiffres précédés d’un signe « + » inscrit sur un bras, avec un emoji avocat, a été classée sans transmission à un service enquêteur, au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’un numéro de téléphone, dans le contexte de son interpellation à bord de « la flotille », et faute de toute référence à une religion quelconque.
8) Des plaintes du BNVCA et de la France en partage, dénonçant une citation de Frantz Franon repostée par Rima Hassan en juillet 2024, ont été classées au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’une citation et en l’absence d’éléments présentant des agissements du Hamas le 7 octobre 2023 sous un jour favorable et ne pouvant donc constituer l’infraction d’apologie de terrorisme.
9) Un signalement émanant de députés en août 2024, dénonçant un tweet par lequel Rima Hassan repostait les propos de Mona Chollet, mentionnant elle-même la doctrine « Hannibal » selon laquelle l’état-major de Tsahal aurait donné l’ordre de tuer sans distinction (de nationalité des victimes, au risque de tirer sur ses propres citoyens), a été classé en février 2026, au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’une citation et en l’absence d’éléments présentant des agissements du Hamas le 7 octobre 2023 sous un jour favorable.
10) Un signalement de la mairie de Paris dénonçant un tweet d’octobre 2024, a été classé au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence de toute référence à un acte de terrorisme et ne pouvant donc en faire l’apologie.
11) Un signalement du préfet des Bouches-du-Rhône a dénoncé un tweet du 1er mars 2025, dans lequel Rima Hassan reprochait à l’entreprise marseillaise eurolinks de fournir des armes à Israël, en précisant ses coordonnées. Cette procédure a fait l’objet d’un classement au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence d’exhortation au harcèlement, de qualification pénale réprimant la provocation aux appels malveillants et ceux-ci -ayant été dénombrés à 2 – ne permettant pas non plus de caractériser l’infraction de complicité d’appels malveillants.
12) Un signalement de l’OJF dénonçant un tweet du 1er février 2026, dans lequel Rima Hassan repostait le message d’un tiers portant sur le positionnement d’Ariel Weil, et commentait la prise de position de ce dernier dans le conflit israélo-palestinien, a été classé en l’absence de propos injurieux en lien avec une origine ou religion (qu’elle soit réelle ou supposée).
13) Des signalements émanant du ministère de l’intérieur ainsi que de l’OJF, dénonçant un tweet de février 2026 par lequel Rima Hassan postait un article de RFI relatif aux frappes aériennes ayant fait 17 morts à Rafah, et précisait « aux sionistes qui me lisent, je veux leur dire que vous êtes pour nous ce que les nazis étaient pour vous », ont été classés en l’absence d’éléments permettant de caractériser suffisamment une éventuelle infraction de provocation à la haine, en l’absence d’exhortation.