Communiqué de Jean-Luc Mélenchon
Depuis la publication des nouveaux résultats de l’enquête de l’OCDE sur les résultats des élèves au test dit « PISA », les réactions aussi alarmistes qu’hypocrites de la droite se multiplient.
Je souhaite d’abord rappeler que le classement Pisa n’est pas compatible avec la vision républicaine française de l’éducation. Construit par un organisme voué à mesurer les performances économiques – elles-mêmes évaluées selon des normes discutables-, il évalue avant tout la capacité des systèmes éducatifs à former des salariés dont le marché à besoin. Mais il échoue à prendre en compte d’autres dimensions clés de l’éducation comme la formation à l’esprit critique, à l’analyse, ou l’ouverture culturelle. D’ailleurs, la baisse générale des résultats à ce test doit être lue comme l’échec d’une politique globale de marchandisation de l’éducation qu’il a lui-même accompagnée.
Mais surtout, il est risible de voir d’anciens ministre de l’éducation, ministre du budget et Premiers ministres d’Emmanuel Macron verser des larmes sur la baisse des résultats de l’école française. Car cette baisse prouve une chose : les restrictions budgétaires dans l’éducation qu’ils ont décidé ont des conséquences graves.
Rappelons le bilan du macronisme pour l’école française :
- Le nombre d’élèves par classe est plus élevé que la moyenne de l’Union européenne
- Deux établissements sur trois ont fait leur rentrée scolaire 2026 avec une équipe pédagogique incomplète
- Une heure de cours sur dix est perdue pour les élèves parce qu’il n’y a pas en France assez de professeurs remplaçants
- Les enseignants français sont les plus mal payés d’Europe, et sans formation professionnelle de qualité.
Dès la rentrée 2027, il faudra inverser la tendance. Non pas pour gagner des places dans le classement Pisa, mais parce que notre jeunesse est notre principale richesse. Il y aura donc un sursaut des dépenses d’éducation pour titulariser les précaires de l’éducation nationale, recruter des professeurs et augmenter leur traitement, créer des écoles universitaires des métiers de l’éducation avec pré-recrutement des futurs professeurs, faire la gratuité des cantines et des fournitures, rénover les locaux scolaires.