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103 commentaires


  1. Yann Dantal

    Je réagis au lancement de campagne sur la sortie du nucléaire. Je pense que ce sujet n’est pas un facteur d’union de notre famille politique mais plutôt une ligne de fracture. Sur le sujet de l’écologie, la qualité de l’eau, la qualité de l’air, le massacre mondial sur les routes à cause de la voiture, les perturbateur endocrinien, le déplacement des biens de productions, sur la manière de remplacer les matières produites à partir du pétrole sont des sujets qui rassembleraient notre famille politique plutôt que de la diviser. On voit d’ailleurs que l’on affronte bien moins souvent le lobby pétrolier que le soit disant lobby nucléaire.
    L’actualité sociale actuelle avec les attaques sur le droit du travail, sur la santé et sur l’éducation sont des sujet de fonds qui auraient mérité une campagne de ce type bien plus en rapport avec les préoccupations actuelles et de fonds des citoyens. En tant que scientifique, je me sens agressé par les propos de campagne. Le nucléaire…

    1. FRESSONNET Gilles

      Je partage tout à fait ce point de vue. De plus, alors que l’on va de voir se battre bec et ongles pour sauver la SNCF, il me semble que l’adversaire le plus dangereux est bel et bien le lobby routier et pétrolier. N’oublions pas, par ailleurs que la route est le secteur clé de toutes les dérégulations et déréglementations patronales.

    2. arthur 2

      Nucléaire. Oui, il s’agit d’une priorité plus ardente que d’autres. Retarder cette échéance c’est bloquer toute initiative scientifique permettant une réelle alternative. C’est qu’on le veuille ou non accentuer le risque (même s’il peut exister après une décision d’abandon progressif). C’est la volonté qui semble manquer à beaucoup et notamment à Mr Hulot.

    3. Gomes

      @Yann Dantal
      « Je réagis au lancement de campagne sur la sortie du nucléaire. Je pense que ce sujet n’est pas un facteur d’union de notre famille politique mais plutôt une ligne de fracture… En tant que scientifique, je me sens agressé par les propos de campagne… »
      Si je suis votre raisonnement, il y a d’autres priorités que celles de la lutte contre le nucléaire, et vous sentez agressé ! Je ne suis pas scientifique et donc je voudrais vous suivre mais que faites vous de vos collègues qui disent le contraire de vous et moi dans le doute je préfère le principe de précaution qui est pour moi l’urgence au long terme est l’arrêt total de cette arme mortifère ou une fois en action tue tout ce qui bouge sur terre et donc au très long terme il y a urgence a a conscientiser a informer et décider au plus vite le démarrage du démantèlement de cette bombe a retardement air eau si nucléaire explose…

  2. Pascal.E

    « …comme lorsqu’on lit sur BFM « la SNCF coute 1000 euros à chaque Français même s’il ne prend pas le train »… »
    Ce type de phrase, de raisonnement peut être utilisé sur quasi tous les sujets. J’ai immédiatement pensé à la propagande nazi tentant de justifier la campagne d’extermination d’handicapés physiques et mentaux. Un exemple, « un patient hospitalisé dans un asile coûte 5,5 reichsmarks par jour, cette somme suffisant aux besoins d’une famille avec trois enfants en bonne santé ».

  3. jean giblin

    Je salue le retour de Mélenchon. Depuis quelques semaines, on se demande si les apparatchiks issus du PG qui gouvernent la FI et laissent entendre que des accords seraient possibles avec Hamon, le PS dirigé par Maurel, le PC, sont ou non « autorisés » par lui. Ce que nous dit, ou répète Jean-Luc Mélenchon sur l’Allemagne et la Grèce, sur une éventuelle « union de la gauche », me paraît un coup de barre en direction du plan B et l’inéluctabilité d’un Frexit. Message à tous ceux qui croient possible de faire fléchir l’Allemagne et de faire une politique de gauche au sein de L’UE.

    1. william

      Ce débat autour du rassemblement d’une force d’opposition unie traverse bien entendu la LFI. En effet pour des millions de citoyens, c’est cette unité qui leur permettra de combatte efficacement le système capitaliste. Le débat au sein de la FI n’est que l’expression de ce besoin d’unité. La LFI n’est qu’une fraction des courants de pensées qui traversent le pays. Il faut savoir accueillir cette diversité et arrêté de penser que les autres courants n’auraient comme seule solution pour exister que de rejoindre FI. Comme si la FI était la réalisation idéalisée de l’ensemble du peuple. Le populisme fut-il de gauche finit par éloigner du peuple dans sa réalité.

  4. jnsp

    @Jean Louis
    « La peur de l’étranger, le repli sur soi est-elle la seule raison de ces montées des nationalismes ? »
    À mon avis vous édulcorez. Pour le cas de la Pologne que je connais un peu. Il ne s’agit pas d’une peur de l’étranger, mais d’un refus de « certains » étrangers. Pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas que cette culture importée modifie la leur. En ont-ils le droit ? À mon avis, oui. Ce qui n’exclu évidemment pas d’apporter une aide. Ce n’est pas un problème de race, mais de culture. Par exemple, trouvez-vous qu’une tribu amazonienne ou autre qui s’opposerait à une arrivée massive d’immigrants aurait le droit de le faire ? Pourquoi une tribu aurait elle ce droit et un pays non ?

    1. GG

      Différence est, que les indiens d’Amazonie sont eux avant tout préservé comme étant des peuples fossiles ou comme le sont les derniers ours blancs dans le règne animal. Je crois pas que les Polonais soient menacés de disparition ethnique ou même culturelle ou ont subit un génocide tel que l’on subit les Amérindiens. Je crois pas qu’il s’agit tout a fait de la même histoire. La Pologne n’est pas une tribu c’est une nation dont l’autonomie en tant que nation est assez récente, ça doit jouer. Et, puis, ce n’est pas un peuple issu de ce vaste brassage culturel qu’est la méditerranée.

  5. arrighi

    @Williams
    Ce fameux débat (« rassemblement d’une force d’oppositon ») n’est induit à mon avis que par une faible partie des insoumis. En fait je crois que ce sont les mêmes qui claironnent à tous vents depuis bien avant puis pendant et après poursuivent leur tentative de déconsidérer le mouvement qui a rassemblé des millions d’électeurs dans la plus grande diversité (encartés(es) ou non). Le refus de l’unité ou les timides ralliements de certains n’ont fait que favoriser le camp des « ni droite ni gauche ». Pourquoi s’obstiner à nier la réalité du mouvement qui a fait la différence sur un programme qui a séduit ceux qui croient encore aux possibilités de changement en se débarrassant de ceux qui l’ont trahi. L’abstention est le signe que les vieilles recettes ne peuvent perdurer. Pendant des dizaines d’années le PS a pu entrainer la vraie gauche dans l’abime en étant le premier de cordée (à gauche) mais pour faire le boulot de la droite. La FI…

  6. Vega

    SVP, bulletin de vote d’un seule couleur pour tous et toutes pour la sortie du nucléaire. Aucun argument ne peut justifier vos deux couleurs qui sont une honte.

  7. pucciarelli alain

    Il est étrange que l’on puisse se dire effrayé d’une réaction sociétale parfaitement prévisible en Allemagne comme en France. Dans un contexte de crise économique majeure, il serait inepte de ne pas s’attendre à des réactions de rejet face à l’afflux de « réfugiés » et autres « immigrés ». Posons donc la question : en l’absence d’emplois, que faire de ces gens là, sinon des sans abri et des clodos ? Quand on ne demande jamais à ceux qui ont le fric de mettre la main à la poche ? Pourquoi ne pas rappeler que la France et l’Allemagne sont parties prenantes des aventures dégueulasses des États Unis en Lybie et au Moyen Orient ? Et affirmer que ces migrants sont une perte immense pour leur pays d’origine, et une source de problèmes sans fin pour les pays d’accueil ? Les cultures (religions comprises) ne sont pas forcément et immédiatement compatibles. M. Mélenchon connaît les ZEP. Moi aussi. Le « point Goldwin »? Certes. Mais la faute à qui ? Où vivez-vous M. Mélenchon ? Avec toute mon…

    1. jean giblin

      Mélenchon sait mieux que vous notre responsabilité dans cet afflux d’immigrés : guerres néocoloniales, capitalisme prédateur, etc. C’est pourquoi il pense de notre devoir de les accueillir. Et il attribue au racisme l’invocation de raisons fallacieuses pour les refuser (crise, chômage). Fallacieuses car leur arrivée rend nécessaire la création d’emplois. Nous ne nous plaignons pas de l’arrivée annuelle de naissances, bien que ce soient aussi des bouches supplémentaires à nourrir.

  8. robindesvoix2

    Pour vous avoir vu à Saint Gaudens mercredi soir, je me suis régalé, avec un ami du PC qui est venu aussi, regrettant votre politique du chacun dans son coin plutôt que de faire un rassemblement efficace, car au final nous ramasserons les casquettes, les gens n’étant pas conscients de ce que sont en train de leur préparer les néoféodaux pour mieux les asservir comme de braves moutons, prêts à se faire tondre du côté de droite. Quant à votre nouveau prodige hier chez Ruquier, surtout qu’il continue. Son flegme est une armure terrible face aux voyous en train de servir toujours la même soupe dégueulasse du moyen âge.

  9. Pierre Aigouy

    Je suis journaliste politique retraité. Européen convaincu, je n’en ai pas moins soutenu la candidature présidentielle de M. Mélenchon, jusqu’au bout du bout. Le rêve Européen est enraciné en moi comme étant la seule alternative de retour de puissance face aux ogres qui se partagent aujourd’hui la planète, loin des ambitions de droit et de démocratie qui sont nos marqueurs historiques. Je suis donc tout à fait satisfait du retour de M. Mélenchon dans le grand débat géopolitique. J’adhère totalement à ce projet de révolution citoyenne en Europe. Sans doute la seule façon de ne pas assister en simple spectateur à la fin programmée de notre civilisation. J’espère que cette grande idée ramènera vers l’espoir les européens tentés par le côté obscur de la Force, victimes du désespoir de se perdre dans le maelström ultra libéral qui ne dessine le futur qu’avec des chaînes.

    1. jean giblin

      L’UE n’ayant nullement entravé les rivalités intra et extra européennes, les ayant au contraire exacerbées, on peut dire qu’elle est l’ennemie de l’Europe pacifiée dont vous rêvez. Vous avez dû pouvoir observer que l’économie libérale est la continuation de la guerre par d’autres moyens.

  10. morfin

    Macron aurait, dit-il, de la famille dans la SNCF, autrement dit c’est presque un enfant de cheminot, quoi ! Dommage qu’il n’ait pas fait ce choix professionnel pour voyager gratos, partir à la retraite plus tôt, etc., ce qu’il reproche aux autres sans vergogne.
    Le journaliste politique pense-t-il qu’on est obligé dans ce job d’attaquer en permanence les invités, comme çà se passe à la télé ? Faudrait une formation à la « non directivité », bref à l’écoute de l’autre, quel qu’il soit et quelle que soit sa pensée politique.

  11. Denis F

    C’est le royaume des « bisounours » ici, Jean-Luc Mélenchon n’est guère moins naïf qu’eux, cela me navre, mais c’est malheureusement une triste réalité. N’en avez-vous pas assez d’analyser sans fin et de prendre les gens pour des buses et des idiots ?
    Partout, à tout niveau social, il règne le sentiment que nous sombrons, que nous sommes bâillonnés, les mains liées, et qu’à l’évidence personne (je dis bien personne) n’a l’intention de nous libérer réellement, c’est un constat. Hélas !
    Un autre langage, un autre état d’esprit est vital pour faire bouger les choses. C’est vraiment urgent ! Cessez de vous référer aux vieux grimoires du socialisme et du communisme, en continuant ainsi vous menez les gens dans le mur, et croyez moi, il n’est plus loin ce putain de mur. S. Hessel disait « Indignez-vous », aujourd’hui c’est « révoltez-vous » qu’il faut oser dire, l’insoumission est nécessaire mais loin d’être suffisante, la France n’a pas besoin de réformes, elle a besoin d’une révolution, alors « Action ».

  12. Marc Manus

    Sur le billet de JL.Mélenchon, toujours très interessant, je relève dans le passage sur le projet Macron concernant la SNCF, une imprécision qui est peut-être significative. Il parle de la double page de l’huma du 16-02-2018 consacrée au PCF dans la bataille pour la SNCF. Une page complète analyse le rapport Spinetta, et l’autre comprend une interview d’un responsable du collectif PCF-cheminots, en place depuis longtemps. JL.M semble suggérer qu’en dehors de FI, les divers courants qui l’ont soutenu à la présidentielle, ne font que réagir dans leur coin, leurs appels à l’unité n’étant que de façade. Je pense que cela est erroné et je constate que JL.M développe toujours les sujets de divergence comme s’il voulait se prémunir de rechercher une unité de réaction avec les autres groupes (ceux de l’ex-Front de gauche, principalement). L’unité contre la droite et les sociaux libéraux est fondamentale, pour ne pas disparaître et pour vaincre!

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