Déclaration de candidature, TF1 + Brut. : 22 MILLIONS DE VUES – Une nouvelle France médiatique

Un usage insoumis nomme « entrée dans l’eau » nos entrées en campagne. L’image évoque le lancement d’un navire. On devine que tout pour nous se joue dans la perfection, la délicatesse et la puissance de la première impulsion. Pour cette entrée dans l’eau de la campagne présidentielle, je pense qu’on peut parler sans vantardise d’un succès. Évidemment il est le produit d’une expérience accumulée à tous les postes de travail du Mouvement Insoumis. Et incarné par des personnes capables sans cesse de réévaluer les habitudes d’action même les plus éprouvées. Mais c’est aussi le succès de la capacité d’initiatives de chaque personne à tous les niveaux du mouvement lui-même. Pendant que nos ennemis jaloux radotent sur ses caricatures à propos du mouvement vertical que nous serions censés être, la réalité prouve la justesse de notre choix exactement inverse. « La consigne est : n’attendez pas la consigne » fonctionne comme la meilleure définition de notre façon d’agir dans ce que nous faisons. Ce fut un feu d’artifice militant dans les bistrots et les réseaux ce soir là. Dès le lendemain à deux heures du matin les équipes bénévoles étaient sur pied d’action au siège pour préparer les expéditions de « la lettre au peuple de France ». Toute la journée du lundi les réunions ont organisé tous les espaces d’action du mouvement. Partout les sourires et le plaisir d’entrer dans une nouvelle phase d’action dense et décisive.

J’en profite pour rappeler que nous sommes quelques-uns à avoir écrit un petit livre (ou une brochure si vous préférez) intitulé facétieusement « comment faire » pour décrire notre conception de l’organisation. On le trouve sur ce blog et sur le site insoumis. Les gens sérieux qui veulent s’intéresser à la radicale nouveauté de ce que nous faisons peuvent s’y référer.

Le moment phare de l’entrée dans l’eau est évidemment le top départ à partir de l’annonce officielle de candidature. Nous avons choisi d’accepter deux invitations celle de TF1 et celle de « Brut » média numérique, car notre intention est de continuer à jouer la présence dans les deux univers médiatiques. Dans les deux cas, le critère du choix a été la capacité de respect de nos interlocuteurs. Ce n’est pas seulement une question de dignité personnelle face aux traquenards. C’est évidemment un choix pour maîtriser notre communication. Aller sur un média généraliste est une tentative pour entrer en contact avec un public inhabituel pour nous. Les voyous vous attirent en vous promettant des « questions sur le fond » puis passent leur temps à vous démolir aux yeux de ceux qui écoutent ou regardent. La dernière fois que je suis allé sur France inter moins d’une demie heure après commençait la cabale sur « Mélenchon a fait un doigt d’honneur ». Une invention malveillante à quoi a été résumée mon intervention. Pour ne rien dire des habituelles questions abjectes sur le mode « vous êtes des agents du Hamas ». Deux jours de bashing. Sur place, les petits malins ont fait une danse de fête. Les images du prétendu « doigt d’honneur » avaient été prises de l’intérieur du studio et relayées par tout le réseau « printemps républicain » des médias. Dans ces conditions, certains médias doivent être refusés à proportion même de leur audimat. Pourquoi aller se faire salir ? Et à plus forte raison quand leur audimat est faible. C’est bien pourquoi le format de France 2 d’un retour du club de la presse avec Benjamin Duhamel et Eugénie Bastié n’a aucune chance de me voir. Mais une autre méthode est-elle possible ? Nous venons de le prouver à très grande échelle : oui. 

L’émission 20 Heures de TF1 a rassemblé 5,4 millions de téléspectateurs. Celle de « Brut », plus longue bien sûr, en a rassemblé 4,7 millions avec les extraits. Puis nos relais se sont mis en place. Sur l’ensemble de mes réseaux (seulement) le nombre de vues en replay est considérable. Ces extraits sont pour nous plus importants comme support de conviction que les replay de l’intégrale. Pour TF1, les replay plus les vidéos extraits ont déjà réalisés : 7 387 000 vues. Pour Brut, les replay plus les extraits : 8 490 000 vues. Soit au total 16 834 000 vues. C’est le bilan moins de 48 heures plus tard. Les chiffres vont continuer à augmenter. Mais le total est évidemment prodigieux de quelque façon qu’on l’observe : 22 234 000. Et bien sûr cela ne comptabilise pas les extraits et montages réalisés par les militants eux-mêmes, les observateurs en France et à l’étranger. C’est donc un impact considérable. Il aurait suffit à invalider la rumeur télécommandée d’un recul des audiences de TF1 à mon passage. Mais nul besoin puisque la chaîne elle-même a confirmé un chiffre d’écoute permanent.

Cet impact doit être mis en regard avec ce qui faisait le combo d’autrefois : télé plus journal papier. Ici il faut mettre en regard par exemple ces vingt deux millions de spectateurs dont seize en ligne avec par exemple les quatre pages de ragots haineux publiés par « Libération » pour prendre un exemple caricatural. Ce journal est vendu à 1000 exemplaires physiques dans les kiosques. Il annonce en plus quatre cent mille abonnés en ligne (en intégrant les abonnements provisoires à 1 euro). Mais il déclare 40 millions de vues mensuelles. Il croit impressionner. Mais c’est le nombre de vues de notre propre journal en ligne « l’Insoumission ». Il n’y a donc aucune valeur ajoutée pour nous à la sphère de l’officialité « print » c’est-à-dire papier.

Regardons le résultat politique concret immédiatement enregistré sous la forme des parrainages citoyens que j’ai sollicité. En moins de 24 heures, nous avons rassemblé plus de 150 000 parrainages. Deux commentaires à ce sujet. Le premier est évidemment que cette méthode du parrainage populaire que nous avons inventée en 2016 est devenue maintenant une étape de campagne bien comprise par notre proche environnement. Le chiffre de 150 000, chacun le sait, correspond au nombre qui avait été suggéré pour permettre d’officialiser une candidature à l’élection présidentielle. C’est le rapport Lionel Jospin et Roselyne Bachelot. Ils avaient commencé à étudier quelles alternatives ouvrir aux 500 signatures d’élus qualifiés. Dans notre conception du mouvement (plutôt qu’être un parti), c’est ici davantage qu’un simple nombre. Nous-mêmes Insoumis, appelons cela : « L’investiture populaire ». Elle vient à la suite de celles qui résultent du long processus interne de consultation dans le mouvement. Le second point que je veux relever est que s’ajoute au raccourcissement du délai pour recueillir les 150 000 signatures par rapport à 2026 un autre aspect. La collecte, cette fois-ci, s’est faite avec un dispositif de filtrage des signatures. En effet en 2022, pour discréditer notre méthode un journal comme « Marianne » n’avait pas hésité à envoyer des journalistes faire des signatures sous des pseudonymes ridicules pour pouvoir ensuite tenter de discréditer la valeur de ce que nous avions entrepris. Cette fois-ci donc il fallait donner son numéro de téléphone pour recevoir un code permettant d’aller signer de façon valide. Naturellement, cette procédure a ralenti le processus de collecte aux heures de grande charge. Mais pour autant il ne l’aura pas limité. C’est donc pour nous une seconde très bonne nouvelle de cette entrée dans l’eau réussie. 

Le côté triste du tableau, c’est évidemment la manière avec laquelle le mur médiatique de l’officialité a traité cette entrée en campagne. « Le Monde » et Libération ont rivalisé dans l’abject. C’est lamentable de haine et de propagande. Les tireurs de ficelle sont à peine masqués. Fort heureusement ces articles ne touchent qu’une quantité résiduelle de personnes comparées au total de celles qui ont été atteintes directement ou indirectement par les replays et les vidéos. Pour autant, on ne peut se résoudre à accepter cela.

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