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132 commentaires


  1. HENTI

    Plus regretable est l’aveuglement du monde traditionnel de « la gauche ». Les uns ont attribué le mouvement à l’extrême droite, ce qui revenait à lui en attribuer la direction.
    Un peu culotté Jean-Luc Mélenchon ! C’est exactement ce qu’il a dit à Lille. Et en 8 jours il tourne casaque et accuse ses copains de gauche. Je suis déçu de cette langue de bois et ce refus d’assumer.

  2. Cassandre

    Castaner dramatise. Un patient décède dans une ambulance retardée par un blocage. Toute perte humaine est un drame absolu. Dans notre région, du fait de la suppression des hôpitaux de proximité, des patients en urgence vitale décèdent aussi dans l’ambulance qui les conduit à 40 km de leur domicile quand un établissement fonctionnait avec des services adaptés à moins de 10 km. Mais on l’a démantelé. Des nouveaux nés ouvrent les yeux sur le pavillon de la voiture parentale plutôt que sur le scialytique d’une salle d’accouchement sécurisée et les maires de petites communes sont tout heureux d’enregistrer une naissance, fait inédit depuis 70 ans, voir paragraphe précédent. Jusqu’alors, toutes ces naissances « routières » se sont bien passées, grâce en particulier aux pompiers qui deviennent les premiers obstétriciens de France.
    Partagée entre le pour et le contre, j’ai laissé mon gilet jaune dans sa housse jusqu’à ce matin où je l’ai déposé, sûre de moi, sur le tableau de…

  3. Michelle T.

    Ce qui m’intéresse beaucoup dans ce mouvement, c’est ce qu’en font les médias. Si je n’ai pas voulu participer ce n’est pas à cause de la fausse bonne raison écologique ni à cause de la présence de l’extrême-droite quoique leur violence ait été une de mes premières craintes. Mais je me demande quel jeu jouent les médias. J’ai observé comment ils ont œuvré au cours des semaines passées pour en faire un événement incontournable et comment ils œuvrent aujourd’hui pour ne faire parler que les LR, RN et Dupont-Aignan qui se retrouve mis en lumière. De toute la journée d’aujourd’hui, la parole n’a jamais été donnée à la FI sur BFMTV (pour moi BFM est une sorte de maître-étalon en matière de manipulation médiatique). Mais en les écoutant, on croirait presque que les LR, RN et DLF ont appris l’Avenir en Commun par coeur. Je me pose beaucoup de questions sur ce que va produire ce mouvement, dans le futur proche et dans un futur plus lointain.

    1. Chat

      Les médias font leur boulot de protection du système. Après avoir dediabolisé le FN, ils donnent une vitrine au RN tout en mettant en garde l’opinion contre les risques de récupéreration de la grogne par les « extrêmes » (mot dûment choisi pour sa connotation alarmiste et qui inclue la FI dans les esprits préalablement formatés). Quant aux gilets jaunes, il ne leur reste pour contester que s’installer sur les routes et faire coucou aux véhicules qui passent. L’argument sécurité est mis en avant pour justifier la répression, et les syndicats qui montent d’habitude au créneau pour les mêmes revendications que celles qui motivent les gilets, sont bizarrement silencieux. Dans les médias Le mot « dialogue » est mis en avant comme dans toute entreprise qui entend par là imposer ses réformes en restant sourdes aux opposants. En somme,un dialogue à sens unique équivalent à « voilà ce qu’on va faire, et fermez la ». Nous sommes dans une dictature libérale où il ne fait pas bon…

  4. De gauche

    Monsieur Mélenchon, un mot pour les victimes d’agressions homophobes, racistes, misogynes, anti fonctionnaires auxquelles se sont livrés les gilets jaunes… ça ne vous est pas venu à l’esprit ? Comment pouvez-vous soutenir ces hordes de beaufs avinés (au point d’en venir aux mains entre eux), d’imbéciles heureux fiers de n’avoir jamais manifesté, fiers de leur inculture, qu’elle soit politique, philosophique, humaniste. Vous qui voulez faire peuple en vous présentant comme supporter de l’OM, ou en faisant la promotion du quinoa, encore quelques efforts dans ce sens et vous aurez enterré tous les espoirs que vous avez fait naître chez les braves gens qui souffrent faute de ne pouvoir exprimer leur désespoir tout en refusant de sombrer dans le grégarisme bestial de ceux qui sont désormais objets de votre admiration…

    1. Alain Verce

      Mélenchon n’a pas à commenter chaque fait divers de France, un peu de sérieux ! Toute personne connaissant Jean-Luc Mélenchon et la FI sait pertinemment qu’ils sont anti racistes et anti homophobes. Et tous les GJ ne sont pas des abrutis comme vous le prétendez.

  5. alric

    C’est tout à fait normal que les syndicats se méfient de gilets jaunes, qui sont-ils vraiment ? On en a une petite idée mais sans plus. S’il faut qu’il y ait convergence de quelque chose c’est aux gilets jaunes de faire le premier pas et non aux syndicats dont les positions sont claires depuis longtemps.

    1. Nadia MOISSET

      Les syndicats n’ont pas à se méfier mais à agir auprès de ceux qui luttent pour faire monter les consciences non ?

    2. Thierry_M

      « agir auprès de ceux qui luttent »
      Ces gens se disent apolitique. Beaucoup doivent vomir les syndicats et n’ont qu’une idée, que le carburant baisse. Iront-ils se battre pour la Sécu, les retraites ? Serte, une infime partie aura appris du mouvement alors que les autres ne s’acquitteront pas de leur devoir de citoyen. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour amplifier un mouvement, il faut dialoguer.

    3. Jean Pierre Boulet

      J’ai parcouru un peu les pages facebook des GJ. On y voit pèle mêle le rejet des syndicats, mais bien sur pas de ce que leurs militants ont pu obtenir, parfois en y laissant leur vie, un égoïsme forcené, des thèmes d’extrème droite, le rejet des parlementaires, même ceux de FI. Je n’ai pas envie d’aller avec eux. J’ajoute que chez moi, je vois plus de SUV et de gros 4×4 récents que de 205 ou R5 hors d’âge arborer ce fameux gilet jaune, y compris en se garant sur les trottoirs pour accompagner les enfants aux écoles privées de la ville.

  6. Sarbiere

    @Alric
    Le déni de ce mouvement par les syndicats est la preuve qu’ils sont totalement englués dans le système alors que tous les citoyens quelques soient leurs obédiences. Le discours de Martinez sur France inter est une honte pour ce syndicat qui se dit défendre le peuple et qui par soucis de garder son leadership se dissocie de ce mouvement citoyen.

  7. Manu

    Je ne suis vraiment pas sur que la strategie de LFI soit la bonne sur ce coup la des gilets jaunes. Le risque est que LFI se retrouve associé a des mouvements qui sont la pour le RN, et ce serait franchement facheux pour la suite car c’est un beau piège. Il suffit juste que ce mouvement se radicalise et ouvre la voie a mettre des populations les unes contre les autres avec le RN qui abat ses cartes et c’est un tir parfait pour dezinguer LFI. Macron et ses affidés tirera les marrons du feu en marginalisant LFI sur une frange radicale et dite populiste. Dommage car ça se presentait plutot bien. La reserve aurait été de mise sachant la capacité de l’extreme droite d’oeuvrer sur les réseaux partout dans le monde. Juste après le Brésil…

    1. Alain Verce

      Alors on ne soutient plus rien ? On se tait et disparaît ? C’est exactement ce qu’espère Macron. On peut très bien soutenir ce mouvement tout en condamnant la fange extrémiste et aventuriste ainsi que les actions inadmissibles. D’autre part, même en partant du principe qu’il y a beaucoup d’électeurs FN dans les GJ (à prouver) ce sont quand même des citoyens égarés et pas tous abrutis. Avec votre raisonnement on n’est pas prêts de rassembler les Français !

  8. brosse henri

    Merci jean Luc Mélenchon, je partage votre poin de vue. Cloué sur un lit d’hôpital je ne peux participer aux gilets jaunes ais je suis de tout coeur avec eux. Les réflexes militants sont déstabilisés et pris à contre pieds avec leurs oeillères habituelles. Méfions nous en particulier de Laurent Berger et de la CFDT, mais aussi malheureusement de Philippe Martinez, même si de nombreux CGT participent au mouvement. Je ne parle pas des appartchiks genre B. Hamon ou P. Laurent and cie. Il sont déjà rincés et dégagés. La FI doit se montrer modeste et participante avec une analyse à l’écoute des gens. J’ai écouté des reportages de France Inter (Hervé Pochon) sur le terrain. Les mecs disaient : les médias vous dégagez, vous êtes des menteurs ! Enfin un mouvement populaire en France en dehors de toute directive. Je crois que ce n’est jamais arrivé depuis Mai 68.
    « Chaque pas en avant du mouvement réel vaut infiniment plus que cent programmes revolutionnaires » (Marx – de mémoire)

  9. Cyrano78

    Je fais parti des motards qui ont bloqué le périphérique puis on a réussi à rentrer dans Paris. Donc j’y étais. L’ambiance était ouverte, colorée (il vous faut un dessin ?) surtout banlieusarde, pas de bobo. Les revendications : trop c’est trop, on s’en sort plus, ras le bol du mépris de classe, Macron dehors. Bref comme toute période agitée, rien n’est clair la situation peut évoluer dans un sens comme dans un autre. Soyons prêts !
    Sinon les manifestants ont marché sur l’Élysée, en mai 68, ils n’avaient pas osés. En France depuis Louis XVI c’est la première fois que l’on marche vers le domicile du chef de l’état ! Samedi, dimanche ça risque d’être très très chaud ! Monter sur Paris parce que siège du gouvernement c’est remettre en question l’ordre établi. Attention la suite des événements risque de ne pas paraître politiquement correcte ! Les casseurs vont casser, certains vont piller, les Benalla vont faire leur boulot !

  10. PINGUET André

    Le mouvement citoyen des « gilets jaunes », à la fois par son caractère spontané, son indépendance politique et la jeunesse de ses troupes, aura eu le mérite de déstabiliser le gouvernement et de le forcer à révéler ses travers. Malheureusement, le seul prétexte des taxes et du prix des carburants n’étant que la « goutte de gasoil qui aura fait déborder le réservoir », ce mouvement risque de trouver plus ou moins rapidement ses limites, le malaise étant beaucoup profond. Seul un changement radical de politique pourrait changer la donne et permettrait en particulier d’envisager sereinement une transition écologique foncièrement incompatible avec le libéralisme et sa corollaire, le productivisme. Et ce changement ne pourra être porté que par un mouvement politique. Les partis qui se sont succédé depuis un demi siècle à la tête de la France ayant échoué lamentablement, le choix est simple ! Reste maintenant à prendre le relais des gilets jaunes et à accompagner cette…

  11. DMc

    Je ne sais pas si l’analyse de Jean-Luc Mélenchon ne pèche pas par excès d’optimisme, ou si c’est juste moi qui ai de la peine à voir sur quoi peut déboucher un tel d’insoumission. Pour être plus qu’une révolte, il faut bien qu’à un moment il s’ancre dans un mouvement politique pouvant être porté au pouvoir. Même si je crains que l’extrême droite n’en tire profit, je dis bravo à la France Insoumise de ne pas lui avoir laissé le terrain. Quant aux autres droites, de Wauquiez à Hamon, elles n’ont pas encore perdu l’espoir que rien ne change, et comme elles ne sont pas mortes, elles vont vite essayer de récupérer ce qui leur échappe.

    1. Alain Verce

      Les GJ ne veulent même pas de notre soutien, ne faisant aucune différence entre LREM/Macron et la FI. Les commentaires que je glane et écoute ici et là sont affligeants. Comment avancer si les gens estiment que ce que font les députés FI n’est pas différent de ce que fait LREM ? Mécontents mais 82% à ne pas aller voter dimanche pour mettre un bulletin anti Macron/LREM dans l’urne !

    2. patrice 30

      @Alain Verce
      En plus et pire pour nous le peu qui est allé voter (%) a mis LaREM en tête et de loin ! La politique est désavouée nous compris. Le sentiment d’inégalité et d’injustice est très fort et réel. Il est très mal vécu. Mon dentiste est en congés aux Seychelles plusieurs fois par an alors que moi je peux à peine faire mon plein avec un vécu de dégradation de mon pouvoir d’achat. Ceci est la réalité du quotidien le reste ne sont que des phrases qui ne percutent pas. Je pense que malgré tout la FI aura un député de plus dimanche. Bravo à ceux qui font du porte à porte ce sont eux qu’il faut remercier.

  12. Jean-Claude Petit

    Pour ma part j’avoue être dubitatif et n’ai nulle envie de ma retrouver dans la rue avec des électeurs du FN. J’aurais nettement préféré une ligne politique claire. Ceci dit, en cas de répression du mouvement, je participerai aux actions de protestation.

  13. Gaia

    Mouais. Encore faudrait-il dire que c’est en premier lieu aux compagnies pétrolières de payer la transition énergétique, et non pas aux gens qui bossent et qui n’ont que la bagnole pour pouvoir se déplacer. Voila une proposition alternative a celle de Macron.

  14. Marco

    Si tu ne vas pas a la FI la FI viendra a toi ! Nous ne pouvons qu’être avec eux même s’ils sont contre nous (j’entend par nous, ceux qui ont déjà pratiqué le chemin et son politiquement engagés parce qu’ils ont une conscience politique) au contraire de ceux qui sont aujourd’hui en train de réinventer l’eau chaude. Une émancipation apolitique ? Nous savons avec une très forte probabilité ou cela va nous mener car l’histoire de France regorge de ces « Jacqueries ». Le proverbe chinois qui dit que l’expérience est comme une lanterne que l’on porte dans le dos et qui éclaire le chemin parcouru, prend une fois de plus tout son sens.

  15. Francis

    Voyons ce que disait Lénine au sujet du moment révolutionnaire.
    « Croire que la révolution sociale soit concevable sans explosions révolutionnaires d’une partie de la petite bourgeoisie avec tous ses préjugés, sans mouvement des masses prolétariennes et semi-prolétariennes inconscientes contre le joug seigneurial, clérical, monarchique, national, c’est répudier la révolution sociale. […] Quiconque attend une révolution sociale pure ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. »

  16. cultive ton jardin

    C’est pas le moment de demander la suppression totale de la TVA sur les produits de première nécessité ? Regardez vos tickets de courses, c’est écrit dessus, ça vous donnera une idée de ce que la TVA ponctionne sur notre qualité de vie.

  17. Marité

    Je suis contente de lire des commentaires qui n’interprètent pas les événements selon la seule grille de lecture de Jean-Luc Mélenchon. Ce type de mobilisations peuvent basculer d’un côté comme de l’autre. Voir la place Maïdan, le Brésil. Je pense qu’il y a un vrai problème avec ces mobilisations qui se disent apolitiques et refusent que les participants affichent leurs appartenances politiques, syndicales sans pour autant prendre la tête de ces mouvements.

  18. LEVALLOIS

    Ca fait des années que nous nous battons, syndicalement parlant, contre les réformes des gouvernements successifs, en vain, et enfin pour la première fois un mouvement réussit à déstabiliser le gouvernement… La FI en y participant enrichit le contenu des revendications qui ne se limitent pas au prix de l’essence. Les syndicats en appelant à la grève générale interprofessionnelle pourrait établir un nouveau rapport de force en notre faveur à tous et obliger le gouvernement à revoir toutes ses copies. Ne pas agir sous prétexte que la Miss Le Pen pourrait récupérer le mouvement c’est refuser d’agir par calcul ou lâcheté je ne sais pas mais c’est rater l’occasion, pas de se faire entendre vu que le premier sinistre a dit qu’il avait entendu, mais de nous faire comprendre ! Refuser d’agir parce qu’ il y a quelques extrémistes de droite c’est aussi rejeter une partie de la population alors que nous devrions plutôt œuvrer pour les convaincre.

  19. Pinault Michel

    Une analyse d’une grande richesse. Je me permets d’ajouter mon grain de sel, un texte mis sur Médiapart qui ne l’a pas mis en avant.
    Après trois jours de manifestations, force est d’admettre que les « gilets jaunes », ce n’est pas (d’abord) une jacquerie antifiscale même si ça a d’abord été une colère contre la hausse du prix des carburants. L’aliment principal de cette colère semble être le sentiment d’injustice ; c’est une révolte contre l’iniquité, sur fond de croissance de la misère, d’angoisse du déclassement, d’absence de futur, de désespoir. C’est ce qui explique l’hétérogénéité des composantes des gilets jaunes, l’absence, à ce stade, de revendication claire commune, le refus obstiné des leaders et des assignations politiques. L’orientation politique du mouvement dans son ensemble reste indéfinie en raison de sa jeunesse…
    La suite si ça intéresse.

    1. Pierrot de Pont

      Même si c’est peut-être intéressant, je n’irais pas voir la suite sur Médiapart. Je ne vais plus jamais sur Médiapart, je n’irais plus jamais, depuis leur réaction honteuse (je suis poli) suite à la rafle judiciaire du 16 octobre (15 perquisitions simultanées par une centaine de policiers !), en aucun moment dénoncée comme le coup de force politique qu’elle était (rappelons quand même que la police détient, entre autres, tous les fichiers d’adhérents du Parti de gauche et de soutiens de l’ère du Peuple et de la plateforme LFI, un détail !) mais au contraire amplifiée par l’article dégueulasse (je suis encore trop poli) d’Arfi et consorts le vendredi soir suivant. Après ça, comment continuer à cautionner de tels renégats ?

    2. DMc

      Bien que ce soit sur Mediapart, j’ai lu « la suite » et je trouve ça non seulement très intéressant mais revigorant car d’un optimisme raisonné. Du coup, je vais relire ce billet de Jean-Luc Mélenchon que j’avais lu très vite.

  20. Necessite

    Parmi les commentaires, il y a ceux qui ne veulent pas des « gilets jaunes » car :
    Il y a des gens d’extrême droite. Mais ils sont partout, dans les syndicats, nos lieux de travail, parmi nos voisins, familles…
    Des gens qui n’ont jamais manifesté. C’est la majorité, et il y en a dans l’entourage de chacun de nous.
    Des égoïstes. Mais c’est la majorité du peuple.
    Des racistes, homophobes, ignorants, incultes, bref des infréquentables. Car c’est « inné » n’est-ce pas ?
    Mais aujourd’hui, ce sont tous ces « infras » qui sont en mouvement, pour exprimer un raz le bol. Certes imprécis. Alors on se planque, ou on se bât pour notre programme ? Si « avenir en commun » est juste pour une nouvelle caste, la nôtre, c’est l’échec. Nous rassurer dans un nouveau entre-soi. Trop peu pour certains d’entre nous. Je l’espère. Ce que certains camarades font dans les quartiers est le chemin. Difficile, mais il faut s’en inspirer. Les gilets ? C’est le peuple, nous.

    1. JeanLuc

      Oui, mais. La première manifestation syndicale, c’est le bulletin de vote.
      En 2017, un certain Jean-Luc proposait de mettre le SMIC à 1500€ en deux temps (j’aurais préféré un seul) dans son programme et il est arrivé en 4ème position. Dans ce que l’on perçoit du discours confus des gilets jaunes, ils ne sont pas si nombreux à avoir choisi ce vote. Quand je vais manifester (et j’y vais souvent), je sais avec qui et pourquoi, car une manifestation peut rapidement tourner au n’importe quoi. Je n’ai aucune envie de me retrouver aux côtés d’excités à la pensée incohérente et capables du pire. Entraver la liberté de circuler des automobilistes est un truc arbitraire dangereux, susceptible d’entraîner des violences des deux côtés, toujours regrettables comme on l’a vu. Donc, tant qu’il n’y aura pas une revendication claire et évidente, comme une augmentation du SMIC à 1500€ net et de tous les autres petits revenus par effet d’échelle, ce sera sans moi.

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